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Prieuré de chanoines de la congrégation de Saint-Ruf, Notre-Dame de la Platière

Dossier IA69005732 réalisé en 2003

Fiche

Á rapprocher de

HISTORIQUE

La tradition rapporte que l'église a été fondée au 5e siècle par saint Eucher pour servir de recluserie (sorte d´ermitage urbain) sous le vocable de Sainte-Marie-aux-Bois. En 798, l´archevêque Leitrade rend compte à Charlemagne des églises reconstruites par son prédécesseur Adon, dont une dédié à Saint-Marie (SAINT-OLIVE, p. 35). La date de création de la paroisse de la Platière n´est pas connue contrairement au prieuré fondé par l'archevêque Gebuin (1077-1082) qui le confie aux chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Ruf (MARTIN, p. 141-142), donation confirmée en 1092 par l'archevêque Hugues (AD Rhône : 2 H 2). Les religieux sont alors au nombre de neuf et l´un d´eux, le sacristain, assure les fonctions de curé (VACHET, p. 511). On en compte plus que six en 1157 (RUBELLIN, p. 318). En 1245, lors du concile assemblé à Lyon par le pape Innocent IV, une octave de la Nativité de la Vierge est instituée dans l´église. C´est peut-être à ce moment qu´est fondée la confrérie de la Nativité qui, d´après une chronique anonyme de 1736, fait édifier dans les dernières années du 13e siècle une chapelle Notre-Dame-de-Lorette (MARTIN, p. 143-145). En 1407 est mentionnée la chapelle du Saint-Esprit, puis en 1409 celle de Saint-Eustache (AD Rhône : 2 H 1, vol. 5, n° 3 et 4).

Au milieu du 16e siècle, l´établissement passe sous le régime de la commende (SAINT-OLIVE, p. 60). Avant 1554, une partie du jardin du prieuré est vendue à Jean-Antoine Gros, valet de Chambre du roi (Carte adaptée à Lyon, parroisse de la Platière [...] faite sur les terriers de Challes, Ridadi et Poncet ; cf. Ensemble d'édifices derrière façade 2 à 4, quai de la Pêcherie). En 1562 le prieuré est ravagé par les protestants. Vers 1563, le prieur, Etienne de Rivoire, dresse un état des lieux pour obtenir réparation, les religieux et prêtres séculiers attachés à l´église étant alors au nombre de dix-huit : " Que devant la maison du prieuré, à costé de la rue allant à la Pescherie [rue de la Platière], il existait une chapelle sous le vocable de saincte Madeleine, où l´on venait en grande dévotion et une autre chapelle chaspelle du côté de vent qui estait desdiée à sainct Laurent. Au chevet de l´église, du costé de l´orient et de la rue Lanterne, existait le cimetière clos de murs. Le clocher était meublé de six cloches, tant grosses que petites. L´avant-dernier jour d´avril 1562, les protestants s´emparèrent de l´église et de tous ses ornemens, papiers et diverses maisons appartenant au prieuré. Ils établirent le poids de ville dans l´église, emportèrent les cloches, brisèrent la grande porte qui était en bois de noyer, abbattirent les murs de clôture du cimetière, les chapelles de Sainct-Laurent et de Saincte-Madeleine et diverses boutiques et simultanément la maison du sacristain-prieur. Celui-ci ayant faict rétablir les portes et fenestres pour célébrer le service divin, elles ont été abbattues pendant la nuict une seconde fois " (cité par VACHET, p. 513). Les grandes réserves en bois, céréales de différentes sortes, vin, cuve et pressoir ont été pillées. La supplique d´Etienne de Rivoire étant resté sans suite, le 28 mai 1598, Guillaume Manuel, abbé générale de l´ordre de Saint-Ruf, procéda lui-même à une visite. Les ornements sont pauvres et le seul calice est en étain. Il y a une chapelle de Notre-Dame-de-Grâce " estant proche et au-dessous du grand autel ", une chapelle Saint-Laurent, une autre de Notre-Dame-de-Lorette et une troisième de Saint-Anne (MARTIN, p. 146).

Au-devant des murs du cimetière, rétablis après les démolitions de 1562, des boutiques s´étaient appuyées sans permission de la Ville. Celle-ci en ordonne la démolition le 18 novembre 1604 (AD 69 : 2 H 1, vol. 3, n° 6). En 1614, le compte des modifications réalisées dans l´église est établi à la demande du prieur de Villard : " il existait anciennement dans le choeur et la nef un portail avec deux autels à droite et à gauche, lequel portail fut démoli. On fit des consoles taillées pour le grand autel, et l´on répara quatre marches à la place des deux vieux autels (...). On fut obligé, par suite de cette suppression, de restaurer les piliers qui portent l´arc du clocher " (cité par VACHET, p. 514). Autrement dit il existait une clôture de sanctuaire, peut-être un jubé, entre la nef et la travée sous clocher. En 1615, le clocher est restauré : il est renforcé par un cerclage de fer, la pierre du sommet de la flèche est remplacée et une croix et un coq y sont fixés (MARTIN, p. 149). En 1633, le prieur Humbert Louis Du Puget lotit la partie du cimetière longeant la rue Lanterne : elle est divisée en cinq parcelles vendues à des particuliers qui y font construire des maisons, le prieur s'en réservant une sans doute à usage de maison de rapport ; une allée est également ménagée pour accéder au prieuré et à la partie restante du cimetière (Plan de l'îlot du prieuré [...]). En 1635, Claude Combet, capitaine du quartier de la Pêcherie, fait faire le tabernacle du maître-autel. Le 1er août de la même année la toiture en fer blanc de la tour d´escalier de la cour d´entrée est fortement endommagé par un ouragan, puis est restaurée aussitôt : « on l´a ressindé et diminué » (journal de Pierre Millet, curé de la Platière de 1629 à 1651, cité par MARTIN, p. 149). Le 21 septembre 1637, Du Puget concède la chapelle autrefois appelée Saint-Maurice aux gantiers et parfumeurs. Elle deviendra la chapelle Saint-Anne et le prieur s´engage à la faire lambrisser (MARTIN, p. 148). En 1641, un calvaire, oeuvre du sculpteur Antoine Perrier est posé à l´entrée du choeur liturgique, le crucifix en surmontant la porte. La même année la chapelle Notre-Dame de Lorette est déplacée à l´endroit « où estoit l´entrée et principalle portte de laditte église ». Ces embellissements sont principalement l´oeuvre du prieur Humbert Louis Du Puget, mort en 1649. La même année toute l´argenterie de l´église est dérobée. Le 25 mars 1650, a lieu la bénédiction de chapelle Notre-Dame-de-Pitié construite pour Jean-Mathieu Dupuis (journal de Pierre Millet, curé de la Platière de 1629 à 1651, cité par MARTIN, p. 149). Le 10 septembre 1661, le prieur vend les deux bâtiments sis à l´ouest dans la cour d´entrée (à savoir écurie et grange surmontées d´une fenière, et trois chambres sur une cave) à Jean Mathieu Dupuis (AD Rhône : 2 H 1, vol. 6, n° 7). Le 5 mai 1664, le prieur s´engage à reconstruire à neuf le portail d´entrée. En 1665, les mouliniers de soie obtiennent une chapelle dont le vocable n´est pas connue et que le prieur fait disposer à ses frais (SAINT-OLIVE, p. 52, 70). En 1741, Clapasson (p. 134-135) signale que « le sanctuaire a été embelli sur le dessein de Blanchet, qui a peint les cinq tableaux qui s´y voient », travail qui doit se situer à la fin du 17e siècle, après la description de 1675 par Bombourg qui ne mentionne pas ce décor. (C´était la paroisse du peintre Thomas Blanchet et il s´y est marié en 1672, GALACTEROS DE BOISSIER, p. 351). En 1693, le rez-de-chaussée du grand bâtiment séparant la cour d´entrée du cloître est occupé par des boutiques (AD Rhône : 2 H 33). En 1754, les cloches sont augmentées tant en nombre qu´en poids (VACHET, p. 516).

En 1771, un bref prescrit les procédures relatives à l´extinction de l´ordre de Saint-Ruf et à la sécularisation de ses membres, acte confirmé par une bulle en 1773 (VACHET, p. 517). Le 2 août 1788, l´archevêque délivre un décret portant suppression et extinction du titre de prieuré, qui reste sans exécution (AD Rhône : 2 H 17). Toutefois, au moment de la Révolution, les bâtiments ne sont plus occupés que par les desservants de la paroisse (curé, vicaires, marguilier). Un procès-verbal de visite de l´église est dressé le 19 septembre 1790 et des autres bâtiments du prieuré le mois suivant (AD Rhône : 1 Q 80, pce 299, 300 ; cf. annexes). Le 1er octobre 1791, l´ensemble est mis sous scellés, puis divisé pour être vendu en trois lots le 14 janvier 1792 (AD Rhône : 1 Q 329, pce 289, 299 et 300). Les trois nouvelles parcelles sont celles qui figurent encore sur le cadastre de 1831. La première (parcelle 215) comprenait l´église et ses annexes, la partie sud du préau du cloître avec la moitié de sa galerie orientale et enfin le petit cimetière. La deuxième (221, 222) renfermait la moitié nord du préau du cloître avec sa galerie nord et la moitié de celle à l´est, l´aile au nord du cloître et la maison donnant sur la rue Lanterne. Le troisième lot (212 à 214) rassemblait la cour d´entrée et les bâtiments la bordant ainsi que la galerie occidentale du cloître, la cour arrière et les bâtiments attenants.

Seuls les bâtiments du troisième lot ont été conservés. L´église a très vite fait place à un immeuble qui devint l´hôtel de voyageurs de l´Ecu de France (cf. dossier). Un partie de l´abside, « un reste circulaire de vieille muraille », réapparut à la suite de la démolition des immeubles attenants au milieu du 19e siècle (SAINT-OLIVE, p. 35). Leur destruction au début de l´année 1869 a donné lieu à une brève description par Vingtrinier (p. 168) : « Les dernières traces de l´église (...) viennent de disparaître par suite de la démolition des restes de l´abside (...) ; les amateurs des vieux souvenirs, pendant que l´on mettait à bas ces antiques murailles de forme semi-circulaire, ont put facilement observer les petites ouvertures à plein cintre (...) ».

CONCLUSIONS

En se référant aux vues de l´église données par le plan scénographique et par la vue de Simon Maupin en 1625, tous les auteurs ont fait remonter sa construction à l´époque romane, en particulier en raison de la parenté de son clocher avec celui de l´abbaye d´Ainay. Ils la situent au tournant des 11e et 12e siècle, à la suite de la création du prieuré. Se basant sur les inventaires du 16e et de l´époque révolutionnaire, Martin (p. 142-143) a restitué les grandes lignes de son plan : une nef unique, un carré sous clocher et une abside. Celle-ci était de plan semi-circulaire comme nous le prouve les descriptions faites au moment de sa destruction (cf. supra) et non polygonal ainsi que la dessine Simon Maupin. Le plan scénographique paraît indiquer la présence d´un transept sous forme de deux appendices couverts en appentis. En l´absence de plan, il est difficile de restituer la position des chapelles. Disons qu´avant les guerres de religions, elles paraissent avoir été plutôt placées du côté sud de la nef et peut-être autour du chevet. A la suite de cet événement d´autres se sont établies au nord, sans doute au détriment de la galerie sud du cloître. Les descriptions révolutionnaires nous apprennent que ces dernières étaient sur montées d´un étage à usage de logement (cf. annexe 1).

Les bâtiments conventuels se répartissaient autour d´une cour d´entrée et d´un cloître, un jardin occupant l´arrière. Le cloître, qui s´étendait au nord de l´église, est connu par un plan et une description de 1775 : « les trois côtés du cloître [forment] des arcs en tiers point avec un étage au-dessus dans le pourtour » (AD Rhône : 1 B 6). Les galeries étaient donc constituées d´une suite d´arcs brisés reposant sur des piliers composés dessinant un quadrilobe en plan. Les angles étaient renforcés par des contreforts en biais. Ces éléments en faisaient un cloître caractéristique de l´époque gothique, sans pouvoir préciser s´il remontait au 13e, 14e ou 15e siècle.

Le bâtiment principal du prieuré (1) est encore debout. Il bordait l´aile ouest du cloître, le séparant de la cour d´honneur et se retournait sans doute le long de l´aile nord (4). Un autre bâtiment (2) se trouvait entre la cour d´honneur et le jardin. Ces deux corps sont les mieux préservés. L´escalier principal se trouve dans l´angle. Avant les surélévations du 19e siècle, les estimations révolutionnaires nous apprennent que le logis 1 avait deux étages carrés, le deuxième étant peut-être à surcroît, car il est qualifié « sous le toit », et le logis 2 comprenait deux étages carrés et un comble sans doute à surcroît. Le logis 1 faisait saillie sur le jardin (3) où il était desservi par un escalier en équerre très remanié et difficilement datable (il figure sur le plan de 1755). Compte tenu de ces hauteurs, la tour d´escalier devait dépasser de manière considérable les autres constructions. Les élévations sont caractéristiques de la fin du 15e et du début du 16e siècle. Une porte dans la cour d´entrée, donnant accès à une pièce longue et étroite voûtée en berceau plein-cintre qui devait servir de couloir d´accès au cloître, porte les armes de la famille de Rivoire. Or il y a eu plusieurs prieurs portant ce nom durant cette période, l´un, Antoine de Rivoire, est mentionné en 1488 (AD Rhône : 2 H 1, t. 1, n° 7), l´autre Etienne de Rivoire aurait été, d´après Tricou (AM Lyon : fonds Tricou, 2 mi 21, fiche 364), prieur de 1502 à 1558. Avant leur vente en 1661 au voisin, deux autres bâtiments, l´un à usage de logement, l´autre d´écurie et grenier à foin, bordaient le côté gauche de la cour d´honneur.

Le jardin qui s´étendait à l´arrière, en coeur d´îlot, a été considérablement réduit ensuite : on sait qu´il s´étendait à l´emplacement de la cour arrière de l´immeuble 3, quai de la Pêcherie, avant la vente de cette partie à un particulier autour de 1554 (cf. supra). Le jardin figure encore, entouré de tonnelles, sur le plan scénographique (milieu du 16e siècle).

Le cimetière paroissiale occupait la partie orientale, le long de la rue Lanterne jusqu´à l´angle avec la rue de la Platière ainsi que le montre le plan scénographique.

Au 17e siècle une grande campagne de transformation est engagée, en particulier par le prieur Humbert Louis Du Puget. Il fait lotir en 1633 la partie du cimetière longeant la rue Lanterne et c´est sans doute à ce moment que, pour compenser cette perte, il transforme le préau du cloître en cimetière. D´après les terriers, il semble qu´il ait vendu les parcelles nues (Plan de l'îlot du prieuré [...]). Toutefois, une inscription figurant sur la maison conservée par le prieur (cf. Lotissement, rue Lanterne) indiquait que celui avait fait construire plusieurs maisons (has domus, anno M.DCXXXIII, suis sumptibus aedificandus curavit). Le doute demeure donc. La maison qui jouxtait le choeur de l'église, à l'angle des rues Lanterne et de la Platière fait probablement partie du lotissement de 1633, ce qui ferait un ensemble de 6 parcelles créées à cette époque. Cette maison jouxtait " le choeur de l'église de la Platière ensemble la sacristie et chapelle de St-Maurice de soir et bize " (Plan de l'îlot du prieuré (...)). Sous la 5e maison une allée commune est réservée pour former une entrée secondaire au prieuré. Après avoir traversé cette première parcelle, elle se poursuivait entre la partie du cimetière conservée et la cour de la nouvelle maison de rapport au nord, construite en 1633 pour le prieur. D´après les estimations révolutionnaires, cette partie de l´allée était surmontée d´étages contenant des cabinets desservant les pièces du corps sur rue de la maison locative. Du côté sud, une tour d´escalier en vis (6) a été ajoutée pour desservir les appartements établis dans l´étage construit au-dessus des galeries du cloître, le tout probablement à la même époque. La maison locative construite rue Lanterne et conservée par le prieur comprenait deux corps de logis, le deuxième bordant la galerie nord du cloître, reliés par un escalier et des galeries établis contre le côté nord de la cour.

Dans la cour d´entrée une terrasse a été appliquée au 17e siècle contre le rez-de-chaussée du bâtiment 2 et un balcon au niveau du 2e étage. La terrasse abritait vraisemblablement des boutiques au rez-de-chaussée. Une autre terrasse est signalée contre le bâtiment 1 dans les inventaires révolutionnaires, avec remise au-dessous (cf. annexe 3). Celle-ci, ne figurant pas sur le plans de 1755, datait peut-être de la seconde moitié du 18e siècle.

Après la vente des bâtiments à gauche de la cour d´entrée en 1661, qui abritaient entre autre écuries et grenier à foin, ces fonctions furent transférées dans un bâtiment au fond du jardin (5). Le jardin (IV) dut devenir alors cour des communs : c´est sous le nom de cour qu´il apparaît sur le plan de 1755.

Après la disparition de l´ordre de Saint-Ruf, les bâtiments du prieuré furent utilisés par la paroisse. Ainsi, d´après les estimations de 1791, le deuxième étage du grand bâtiment 1 était réservé aux logements du vicaire, le curé paraissant occupé tout le premier étage. Ces logements se prolongeaient vraisemblablement dans l´aile 2 et, au premier étage, au-dessus de la galerie ouest du cloître et des chapelles nord de l´église. Le marguillier occupait un logement à l´étage des galeries nord et est du cloître, accessible par l´escalier en vis 6. Enfin, la remise au rez-de-chaussée du bâtiment 2 était devenue une pièce destinée à la distribution des aumônes, tandis qu´au fond de la cour IV les écuries (5) avaient fait place, « il y a peu d´années », à un bâtiment d´un étage et comble à surcroît également destiné aux pauvres.

Genre de chanoines de la congrégation de Saint-Ruf
Vocables Notre-Dame
Appellations la Platière
Destinations immeubles et hôtel de voyageurs
Parties constituantes non étudiées église, cloître, cour, puits, remise, écurie, fenil, cimetière
Dénominations prieuré
Aire d'étude et canton Lyon Saint-Nizier
Adresse Commune : Lyon 1er
Lieu-dit : Saint-Nizier
Adresse : 5 rue de la Platière
Cadastre : 1831 F 212 à 215, 221, 222 ; 1999 AT 116, 117, 120, 121 est

Au 5e siècle, est mentionné un sanctuaire dédié à Sainte-Marie-aux-Bois. Il prend ensuite le vocable de Notre-Dame de la Platière. Entre 1077 et 1082, il est érigé en prieuré et confié aux chanoines réguliers de Saint-Ruf. L'église est vraisemblablement reconstruite dans les décennies suivantes. Le cloître est élevé entre le 13e et le 15e siècle. Les bâtiments bordant la cour d'entrée remontent à la fin du 15e ou au début du 16e siècle. En 1562, l'église et les bâtiments du prieuré sont ravagés par les protestants. Au 17e siècle, les bâtiments sont modifiés : les galeries du cloître sont surmontées d'un étage carré, une partie du cimetière est lotie, tandis qu'un nouveau mobilier orne l'église, le décor du choeur étant dessiné par Thomas Blanchet. En 1773, l'ordre de Saint-Ruf est supprimé et les bâtiments du prieuré sont affectés à la paroisse qui fait reconstruire un bâtiment au fond de la cour arrière. Au début de la Révolution, l'ensemble est divisé en trois lots vendus comme bien national le 14 janvier 1792. L'église et le cloître font très vite place à des immeubles, mais le choeur subsistera jusqu'en 1869. Il reste les bâtiments bordant la cour d'entrée et la cour arrière, fortement modifiés au 19e et au 20e siècle ; de plus un corps transversal a été ajouté sur le côté ouest de la cour arrière.

Période(s) Principale : limite 11e siècle 12e siècle
Principale : limite 15e siècle 16e siècle
Principale : 17e siècle
Secondaire : 4e quart 18e siècle
Auteur(s) Auteur : Blanchet Thomas, peintre, attribution par source

Prieuré composé d'une église, d'un cloître la jouxtant au nord, d'un cimetière mitoyen avec le chevet de l'église et le cloître à l'est, d'une cour d'entrée à l'ouest, d'un jardin à l'arrière de l'ensemble au nord, une partie transformée ensuite en cour. Les bâtiments qui subsistent bordent la cour d'entrée et ont un plan en équerre, avec tour d'escalier dans l'angle rentrant et escalier en équerre côté ancien jardin. Ils s'élevaient de deux étages carrés et d'un comble à surcroît (actuellement 5 étages carrés). L'aile droite a un sous-sol voûté en berceau segmentaire et, jouxtant l'ancienne église, deux corridors transversaux superposés voûtés en berceau plein-cintre. Celui du rez-de-chaussée conduisait au cloître. Au fond de la cour arrière, le bâtiment présente un étage carré et un comble à surcroît desservis par un escalier dans-oeuvre.

Murs calcaire
enduit
moellon
Toit tuile creuse mécanique
Étages sous-sol, 5 étages carrés
Couvrements voûte en berceau segmentaire
voûte en berceau plein-cintre
Couvertures toit à longs pans
appentis
pignon couvert
Escaliers escalier demi-hors-oeuvre, escalier en vis sans jour, en maçonnerie
escalier de distribution extérieur, escalier en équerre, en maçonnerie
escalier dans-oeuvre, escalier tournant à retours sans jour, en charpente
États conservations vestiges
Techniques sculpture
Représentations armoiries
Précision représentations

Armoiries de la famille de Rivoire sur la porte du corridor conduisant au cloître

Mesures h : 1945.0 cm
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Lyon, 19 novembre 1790. Estimation du domaine national de l´ancien prieuré de la Platière, deuxième lot au 100, rue Lanterne [actuellement 16, rue Lanterne], composé d´un immeuble de rapport, du cimetière et d´une partie du cloître, par Joseph Henri Estournel, administrateur et commissaire nommé par le conseil du district de Lyon, assisté de Jean-Louis Dubost et de Jean-Marie Louis Turrin, architectes. AD Rhône : 1 Q 80, pièce 300.

    (...) Que ladite maison n° 100 dépendante ci-devant du prieuré de la Platière est confinée, côté orient par la rue Lanterne, par partie de la maison Daflon en revenant à l´occident et encore même côté matin par ladite maison Daflon pour une cour dépendante de ladite maison n° 100 et qui commence au premier êtage ; au nord, par ladite maison Daflon, au soir par partie des bâtimens de l´ancien prieuré de la Platière, et servant de logement au ci-devant curé de cette paroisse supprimée ; au midi par le cimetière de cette ancienne êglise paroissiale, par une autre cour servant aussi de cimetière et aux dépens de laquelle a été construit un escallier à noyeau et en pierre servant à desservir le logement du marguillier au-dessus du cloître, et enfin même côté midi par la maison Cirlot, un passage commun entre deux dans la longueur comprise entre le mur de face sur rue, et celui de refend faisant partie de la cage d´escallier de ladite maison Cirlot.

    Cette dite maison n° 100 dans le corps de bâtiment sur rue, est composée d´une seule câve voûtée, d´un (sic) boutique à seul arc au rais-de-chaussée, et de quatre étages au-dessus ; l´allée de cette maison et au midi d´icelle est commune avec celle du sieur Cirlot dans à peu près les deux tiers de sa longueur ; cette même allée servoit aussi d´entrée au cimetière et à l´église de la Platière en passant par l´ancien cloître environnant ce cimetière, côté nord et soir. Au-dessous de ce passage est une câve voûtée ; et les 2 tiers au-dessus ayant vue sur rue appartiennent au sieur Cirlot, et le surplus ayant vue sur ledit cimetière et sur le cloître, dépend de la maison n° 100 et forme à chaque étage un cabinet indépendament de la pièce sur rue et à cheminée également à chaque étage et dont tous les agencemens appartiennent aux locataires.

    Ces différens étages sont desservis par un escallier en pierre, éclairé ainsi que le cabinet d´aisance à côté par une petite cour sur laquelle la maison Daflon donne pour confins, côté nord, prend des vues droites toutes fois sans chutte d´eau ; pour les eaux provenantes des propriétés nationales et dont la chutte se fait dans ladite cour elles ont leur écoulement à ladite rue Lanterne en passant par la partie de l´allée commune avec la maison Cirlot.

    La partie sur le derrière de cette maison, forme une espèce de gallerie couverte à la hauteur supérieure du premier êtage et dont Monsieur Daflon prétend avoir le droit d´empêcher l´exhaussement pour la conservation de ses jours ; et au-delà de cette gallerie, sont trois pièces tout au rais-de-chaussée, premier étage et galletas au-dessus sans câve au-dessous ; ces trois pièces sont éclairées, savoir pour la première dans laquelle sont plusieurs divisions par la cour sur laquelle Monsieur Daflon prend des jours, et pour les deux autres, par une autre cour commençant au premier étage et dans laquelle est un toit en appenti ; pour ces mêmes deux pièces au rais-de-chaussée, elles ne sont éclairées que par des seconds jours et par des fenêtres barrées et placées dans le mur qui les sépare du cloître, dans ce même mur elles ont aussi des portes qui leur servent d´entrée par ledit cloître ; dont le dessus dépendant de cette maison par la division du plan général est occuppé par le marguillier ancien de cette église et lui sert de logement, ainsi que l´autre aile de ce cloître dont la majeure partie dépendra de l´église ou du premier lot.

    La superficie de cette maison et de ses dépendances, y compris la portion du cimetière et de l´aile du cloître au matin qui y sont réunies par la division du plan de masse, est d´environ trois mille deux cent dix pieds, distraction faite de deux cent soixante et dix pieds environ pour la partie du passage commun avec la maison Cirlot, ainsi que pour celle de ce même passage qui doit desservir le 1er lôt ou l´église par le petit cimetière. Une portion de cette maison est en location (dame Montigny) (...)

    [Ce deuxième lot est estimée 15 000 livres.]

  • Lyon, 21 novembre 1791. Estimation du domaine national de l´église de la Platière, premier lot de l´ancien prieuré, par Joseph Henri Estournel, administrateur et commissaire nommé par le conseil du district de Lyon, assisté de Jean-Louis Dubost et de Jean-Marie Louis Turrin, architectes. AD Rhône : 1 Q 80, pièce 299.

    [Les experts ont rapporté] que ladite église de la Platière, située place de la Platière, ci-devant paroissiale et faisant partie de l´arrondissement nouvellement fixé pour la paroisse Saint-Pierre, est confinée, y compris les objets y réunis et faisant avec ladite église le premier lot du plan de masse, au matin, par les derrières des maisons appartenantes aux sieurs Cirlot, Mongin, Le Maître de Beaumont et Tempier ; au midi, la place de la Platière, à l´occident partie de ladite place en retour, et encore sur deux retours, partie du troisième lôt, finalement, au nord, 1° par le troisième lôt sur la prolongation du mur de la nef d´église et aussi par la prolongation du mur des chappelles dudit côté nord ; 2° par le deuxième lot, au moyen d´une ligne droite d´occident à orient et partageant le grand cimetière ou cour du cloître en deux portions égales dont une à chacun de ces deux lots, et divisant de même sur ladite direction, l´aile du cloître entre les deux cimetières ; de suite en allant au nord par l´escalier pratiqué dans l´angle nord-ouest de la deuxième cour ou petit cimetière, et encore dudit côté nord par partie du passage allant à la rue Lanterne et commun avec le second lot et la maison Cirlot.

    Ladite église de la Platière prend son entrée principale par la partie en retour de cette place faisant face au soir, au moyen d´un grand parvis qui doit être supprimé dans le cas d´une division avec le troisième lôt. Sur ce parvis est la grande porte, et à côté une beaucoup plus petite conduisant à un escallier en pierre et à noyau servant à dégager partie des appartemens occuppés par le ci-devant curé de la paroisse ; et à côté cet escallier, dans le côté exposé au midi est une petite boutique en location avec souspente et escalier en bois particulier. Indépendamment de la grande porte ci-dessus il en est une autre latêrale pratiquée dans la face expôsée au midi, et une autre dans le mur au nord et aboutissant à l´ancien cloître pour de là aller à la rue Lanterne au moyen du passage commun sous partie de la maison Cirlôt et à côté de la maison n° 100.

    Cette église est composée d´une nef, terminée par un cul-de-four dans lequel est le maître autel, et de six chappelles latêrales dont trois de chaque côté, y compris celle au nord près le grand portail d´entrée. Dans ladite nef et au soir de ladite église est une très grande tribune desservie par un escallier en bois et à la parisienne pris aux dépens de l´aîle de l´ancien cloître au soir du cimetière ; à côté la porte latêrale dans le mur de face au midi, est aussi un escallier en bois desservant une autre tribune prise aux dépens de la hauteur de la troisième chappelle de ce côté ; le clocher occuppe tout le dessus du sanctuaire, en avant du cul-de-four, servant de choeur, dans lequel sanctuaire sont les stâles, à l´usage des ci-devant desservants de cette paroisse.

    Sur les chappelles, côté nord, est un logement au-dessus des voûtes de ces chappelles et desservi par l´escallier du ci-devant prieuré servant aussi aux logemens des anciens curés et vicaires de cette paroisse supprimée.

    De cette église dépend une sacristie et l´arrière sacristie, la première est entièrement à la nation, mais la seconde ne lui appartient que dans la hauteur du rais-de-chaussée seulement ; le surplus appartient au sieur Tempier dans les êtages supérieurs.

    Le chevet de cette église forme une espèce de cour, commençant à hauteur du premier étage, et couverte en tuilles dont les eaux fluent le long de la maison du sieur Tempier qui prend vue sur ladite cour ; ces jours ont paru aux dits experts pris précairement et ne pourroient être conservés au sieur Tempier qu´autant qu´il justifieroit d´un titre en bonne et due forme ; quant aux jours pris sur le petit cimetière ou seconde cour, par les sieurs Cirlot, Mongin et Le Maître Debeaumont, il a êté justifié par les actes d´abevenis passés entre eux et les anciens prieurs (...)

    [La superficie totale de l´église, des dépendances ainsi que des portions réunies par la division du plan de masse est d´environ 6480] pieds quarré, mesure de Roy, dont environ deux cent pieds n´ont que le rais-de-chaussée, le surplus appartenant au sieur Tempier. (..)[Les experts l´ont estimé la somme de 35 000 livres] déduction faite de toutes les décorations intérieures, autels, retables, stalles, grilles de chappelle et de communion, chaire à prêcher, confessionnaux, clocher, beffrois et tous autres objets semblables qui peuvent être enlevés sans nuire à la clôture et à la solidité de l´immeuble (...)

  • Lyon, 13 février 1791. Estimation du domaine national de l´ancien prieuré de la Platière, troisième lot au 62, place de la Platière [5, rue de la Platière], comprenant les principaux bâtiments conventuels, par Gaspard Antoine Margaron, administrateur et commissaire chargé de l´inspection des estimations, assisté de Bonaventure Durand, architecte. AD Rhône : 1 Q 80, pièce 299-300.

    (...) [Les experts ont reconnu] que le rez-de-chaussée de cette maison étoit composé de deux cours une première très grande et à porte cochère sur la place de la Platière l´autre sur le derrière entre deux corps de bâtiment. Celui du fond construit il y a peu d´années des aumônes de la paroisse et destiné aux pauvres de laditte.

    Que cette maison étoit confinée au midi par l´église de la Platière et la place du même nom, au nord par l´Ecu de France, au levant par le cloître et Mr Montigni, au couchant par la maison Piégey.

    Que le rez-de-chaussée de la première cour étoit composée d´une remise. En suivant à droite trois grandes pièces dont une à cheminée.

    Qu´en retour sous le corps et au rez-de-chaussée du bâtiment qui sépare les deux cours un cabinet d´aisance et une pièce très vaste où les pauvres attendent l´instruction qui précède les aumônes qu´on leur distribue.

    Dans la seconde cour un puits à eau claire et à roue avec un appentis au-dessus.

    Que le rez-de-chaussée du bâtiment du fond étoit composé de deux pièces dont une à cheminée.

    Que ledit bâtiment étoit élevé d´un étage et un grenier au-dessus.

    Que dans l´intérieur du rez-de-chaussée étoit un escalier à la parisienne conduisant dans l´étage au-dessus, que ledit étage étoit composé de deux pièces dont une à cheminée.

    Que dans les greniers il y avoit une chambre à cheminée.

    A gauche de laditte cour en revenant deux grandes pièces dont l´une forme un vaste charbonnier et l´autre un vaste bûcher.

    Que le premier étage du bâtiment qui sépare les deux cours étoit composé d´une pièce à cheminée et trois cabinets dont un sert de souliarde.

    Un balcon formant terrasse avec balustrade en fer et cabinet d´aisance.

    Qu´au second il y avoit une pièce à cheminée avec un cabinet et cabinet d´aisance un balcon avec balustrade en fer.

    Qu´au-dessus étoit un grenier et deux cheminées.

    Que le premier étage de l´aile du bâtiment joignant le cloître et aboutissant à l´église composé de cinq pièces dont quatre à cheminée, une desdittes communiquant par une porte vitrée sur une terrasse faisant le dessus de la remise ci-devant décrite.

    Que ladite terrasse étoit pavée en dales de choin au-dessus une petite balustrade faite avec des tringles en fer.

    Que sur ladite terrasse étoit un cabinet d´aisance qu´un vestibul précédoit et communiquoit avec le grand escalier.

    Qu´au-dessus et sous le toit un logement destiné aux vicaires ledit composé de quatre pièces à cheminées.

    Qu´au-dessous du rez-de-chaussée étoient des caves.

    Que la maison de M. Piégey faisant ci-devant partie du ci-devant prieuré de la Platière avoit conservée des jours sur la première cour lesdits au nombre de vingt-huit ou environ avec barreaux de fer.

    Il est à remarquer qu´il faudroit conserver et procurer des jours à l´aile du bâtiment aboutissant à l´église et joignant le cloître sur le cloître ou cimetière avec une cour de dix-huit ou vingt pieds de large sur la longueur dudit cloître dans le cas où le cimetière et l´église viendroient à changer de destination.

    Que la superficie générale des objets que nous venons de décrire étoit de cinq mille cinq cent huit pieds de Roi.

    Que ledit expert l´avoit estimé valoir la somme de quinze mille livres (...)

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Rhône : 2 H 1. Inventaire en 7 volumes des chartes et titres du prieuré de La Platière établi par le prieur Louis-Joseph de Meyras de la Roquette, 1767

  • AD Rhône : 2 H 2. Donation de l'église de la Platière faite au chapitre Saint-Ruf par Hugues, archevêque de Lyon, 1092

  • AD Rhône : 2 H 6. Procès verbal de visite du prieuré par l'abbé général de l'ordre de Saint-Ruf, 1508 (non consulté)

  • AD Rhône : 2 H 17. Décret archiépiscopal portant suppression du titre de prieuré de la Platière, 2 août 1788

  • AD Rhône : 2 H 29. Bail à ferme des chaises de l'église, titres de propriété et de pensions, 5 juillet 1784

  • AD Rhône : 2 H 33. Bail d'un magasin dans la cour du prieuré de la Platière, 1693

  • AD Rhône : 2 H 35. Inventaire du mobilier du prieuré fait par ceux de l'Eglise Réformée et procès engagé par le prieur de la Platière contre le ministre et les anciens de l'église réformée pour recouvrer ce mobilier, 1562 (non consulté)

  • AD Rhône : 2 H 36. Etat des cloches de l'église, contestation avec les Augustins de Saint-Vincent au sujet des cloches, 1653-1660

  • AD Rhône : 2 H 66. Titres relatifs à la prébende du Saint Esprit, à la chapelle Saint Marcel et à la chapelle Saint Anne, nominations de prébendiers, attribution de la chapelle Sainte Anne aux maîtres gantiers et parfumeurs, 1488-1637

  • AD Rhône : 1 B 6. Rapport de visite des cimetières de la Patière, par Charles-Antoine Roche et Cire Decrénice, 1777-1778

  • AD Rhône : 1 Q 80. Paroisse Notre-Dame de la Platière : vente des biens écclésiastiques en biens nationaux, 1790

    n° 94
  • AD Rhône : 1 Q 329, pièces 289, 299 et 300. Brefs de vente des biens nationaux, ancien prieuré de la Platière, 1792

    n ° 299, 300, 289
  • AD Rhône : 1 Q 331. Brefs de vente des biens nationaux, 1793

  • AM Lyon : fonds Tricou, 2 mi 21, fiche 364. Le prieur Etienne de Rivoire

Documents figurés
  • Plan scénographique. [entre 1544 et 1553]. 25 est. : taille douce ; 171 x 219 cm (AM Lyon : 2 S Atlas 3)

    Doublon
  • Antiquissima Urbis Lugdunensis ad Rhodanum Delineatio / Philippe Le Beau. 1607. 1 : 3240. 1 dess. encre ; 106 x 142 cm (AC Lyon : 1 S 150) Vues d'ensemble et détails : photographies Eric Dessert, 2005, IVR82_20056900501 à 00540

    AC Lyon : 1 S 150
  • Lugdunum [dit : Grande Vue] / Simon Maupin del., David van Velthem fecit. 1625. Lyon : Claude Savary et Barthélemy Gaultier, 1626. 1 est. (gravure sur cuivre) ; 63,4 x 123,2 cm (Musée Gadagne. [9] 60.6.1)

    Musées Gadagne Lyon : [9] 60.6.1
  • Plan à Lyon, parroisse de la Platière, ayant pour confin oriental la rue Lanterne, pour le méridional la place de la Platière, pour l'occidental la rue de la Pescherie et pour le septentrional la rue du Bessard. N° I ou A. Rente du prieuré de la Platière. Levé en 1756. 1 dess. : encre et aquarelle ; 70 x 76 cm (AD Rhône : 2 H 51)

    AD Rhône : 2H51
  • Carte adaptée à Lyon, parroisse de la Platière, ayant pour confin oriental la rue de la Lanterne, pour le méridional la place de la Platière, pour l'occidental la rue de la Pescherie, et pour le septentrional la rue du Bessard, faite sur les terriers de Challes, Ridadi et Poncet cotté D. N° I ou A [15e et 16e siècles]. Rente du prieuré de a Platière. [17..]. 1 dess. : encre ; 53 x 120 cm (AD Rhône : 2 H 51)

    AD Rhône : 2H51
  • [Plan de l'îlot du prieuré de la Platière sur lequel sont reportés des terriers du 17e siècle]. [17..]. 1 dess. : encre ; 84 x 150 cm (AD Rhône : 2 H 53)

    AD Rhône : 2H53
  • Plans des deux cimitières de la paroisse de Notre-Dame de la Platière / Charles-Antoine Roche et Cire Decrénice. 30 pieds = 15,8 cm. 1777-1778. 1 dess : encre ; 41 x 27 cm (AD Rhône : 1 B 6, pièce 10)

  • Cave [à usage de caveau] dans l'église de la Platière. Parroissiale / Charles-Antoine Roche et Cire Decrénice. 18 pieds = 13,9 cm. 1777-1778. 1 dess : encre ; 19 x 27 cm (AD Rhône : 1 B 6, pièce 11)

  • Plan de la paroisse de la Platière et de son morcellement vers 1790 / André Steyert del. [ca 1900]. 1 est. : lithogr. couleur ; 14 x 38,5 cm (Musée Gadagne N 783.191)

  • Plan de l'Ancien Quartier de la Platière vers 1640 [restitution] / A. Steyert del. [ca 1900]. 1 est. : lithographie en couleur ; 14,1 x 23,1 (Musée Gadagne : 783.190)

  • [Vue de l'église côté de l'abside et vue des immeubles construits pour le prieuré. Restitution d'un état supposé au 17e siècle] / André Steyert. [ca 1900]. 1 est. : lithogr. ; 10 x 7 cm (Musée Gadagne, N 783.135)

  • [Projet de prolongement de la rue d'Oran depuis la rue Constantine jusqu'à la rue de la Platière] / lithogr. Courtot fils. 1 : 600. 18 janvier 1857. 1 est. : lithogr. réhaussée à l'encre et à l'aquarelle ; 31 x 36 cm (AM Lyon : 321 WP 156)

    AC Lyon : 321WP156
Bibliographie
  • CLAPASSON, André. Description de la ville de Lyon avec des recherches sur les hommes célèbres qu'elle a produits. Lyon : impr. A. Delaroche, 1741. XVI-283 p. ; 17 cm. [Réimpr. Lyon, 1761 ; rééd. annotée et ill. par G. Chomer et M.-F. Perez. Seyssel : Champ Vallon, 1982]

    p. 149-150
  • BOMBOURG, Jean de. Les tableaux et les statues de Lyon au XVIIe siècle. Paris : Tross, 1862. 75 p. ; 22 cm (tiré à part des Archives de l'Art français, 2e série, t. 2, p. 99-175)

    p. 137
  • GALACTEROS DE BOISSIER, Lucie. Thomas Blanchet : 1614-1689. Lyon : Arthéna, 1991. 624 p. : ill ; 29 cm

    p. 351
  • GARDES, Gilbert. Lyon, l'art et la ville. Paris : C. N. R. S., 1988. 2 vol. 188 p., 253 p. : ill., plans, cartes ; 27 cm

    p. 132-133
  • Histoire de Lyon des origines à nos jours. Le Coteau : Horvath, 1990. 2 vol. 478 p. : ill., 479 p. : ill. ; 28 cm

    p. 310-318
  • MARTIN, Jean-Baptiste. Histoire des églises et chapelles de Lyon. Lyon : H. Lardanchet, 1908-1909. 2 vol., 490 p., 498 p. : ill. ; 30 cm

    p. 141-152
  • KLEINCLAUSZ, Arthur. Lyon des origines à nos jours. La formation de la cité. Marseille : Laffitte, 1980. XII-431 p.-[21] f. de pl. : ill., plans ; 26 cm. Réimpr. de l'éd. originale Lyon : P. Masson, 1925

    t. 1, p. 129, 168
  • VACHET, abbé Ad. Les anciens couvents de Lyon. Lyon : E. Vitte, 1895. 662 p. : ill. ; 26 cm

    p. 509-518
  • VINGTRINIER, Aimé. Chronique locale. Revue du Lyonnais, 1869, 3e série t. 7, p. 165-168

Périodiques
  • SAINT-OLIVE, Paul. Le prieuré de La Platière. Revue du Lyonnais, 1868, 3e série t. 5, p. 35-71

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