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Présentation du mobilier de l'église paroissiale Saint-Martin

Dossier IM42001638 inclus dans Église paroissiale Saint-Martin réalisé en 2005

Fiche

Aire d'étude et canton Montbrison
Localisation Commune : Roche

Voir annexes.

Auteur(s) Auteur : Combe J., horloger
Auteur : Cotelle, fabricant de statues
Auteur : FBM, atelier de, fabricants de statues
Auteur : Colardet, peintre-verrier
Auteur : Sanoly, marbrier
Auteur : Portal, sculpteur

Annexes

  • Mobilier disparu

    Un dessin de Charles Beauverie, présenté par Félix Thiollier aux membres de la Diana en 1890 (voir Bull. Diana, 1890), représente une cuve en pierre qui proviendrait de la cave d'une maison du bourg de Roche, où elle se serait trouvée avant la (re)construction de la maison dans son état de la fin du 19e siècle puisqu'elle ne passait pas par les ouvertures existantes. Cette cuve, de 85 cm de diamètre, avait un trou d'acoulement au fond et des traces de fixations d'un couvercle ; la face extérieure portait un décor sculpté en bas-relief sur deux registres séparés par des tores : une frise de feuilles recourbées et une frose de demi-disques. Il pourrait s'agir d'un bassin d'une cuve baptismale provenant de l'église primitive, datable du début du 13e siècle (?).

    Un dessin de Vincent Durand (fig. 1) conserve le souvenir d'une croix de procession disparue, datable de la fin du 14e ou du 15e siècle. Cette croix est très proche de celle présente dans l'église de L'Hôpital-sous-Rochefort, dans la Loire (IM42001400), en cuivre découpé, doré, gravé, pointillé, décor rapporté, h = 30 ; la = 22,2. Voir : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=42109&NUMBER=13&GRP=0&REQ=%28%2842109%29%20%3aINSEE%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=200&MAX3=200&DOM=Tous

    T. Rochigneux, dans Le Forez pittoresque... mentionne l'existence d'objets aujourd'hui disparus : un calice "de l'époque de Louis XVI" (au "trésor" de l'église ; a-t-il pu confondre avec le calice daté entre 1798 et 1809 ?) et de "statuettes provenant d'un rétable classique" (déposées dans la salle haute sour le beffroi).

    Louis Bernard a recensé en 1974 une statue de saint Jean l'Evangéliste en noyer (h=113 cm), qu'il date du début du 17e siècle (vers 1620) et attribue à un artiste de Montbrison, peut-être Guillaume Fontaine, maître menuisier. Cette statue aurait été le pendant d'une statue de la Vierge sur une poutre de gloire, sans doute supprimée au moment de la reconstruction du choeur de l'église (1835-1840). Louis Bernard note une "mauvaise polychromie refaite rouge et vert". Le dossier contient une photographie prise en 1940 (fig. ).

    En 1662, lors de la visite pastorale de monseigneur Camille de Neuville, quatre autels sont élevés dans l'église (dédiés à Notre-Dame, Saint-Laurent, Saint-Jean et Saint-Nicolas). Le tabernacle est en bois peint et jugé petit. Plusieurs objets en argent sont signalés : un calice, un ciboire, un petit ciboire du viatique, un ostensoir "soleil" et une croix, peut-être celle dessinée par Vincent Durand, quoi que cette typologie d'objets soit en général plutôt réalisée en cuivre. Deux reliquaires sont conservés dans l'église (dont un de la ceinture de Notre-Dame), qui compte 11 chasubles et une chape.

    Les comptes de fabrique de la 2e moitié du 18e siècle (Lugnier, p. 284, 285) indiquent qu´à cette époque des verrières ont été posées dans l´église (en 1762 le maître verrier Colardet est payé 72 £ pour avoir posé et peint les vitraux, et que des travaux ont été réalisés sur les autels (Zanoli, ouvrier en marbre, est payé 436 £ en 1754) et la chaire ; Lugnier cite encore des lampes, bannières, ornements... mais sans précision. Enfin, il mentionne en 1757 un contrat avec Portal, sculpteur au Puy, pour la fabrication de huit statues de saints pour la décoration des chapelles, payées 245£ 14 s. (p. 267). Tous ces objets ont disparu.

    Après la Révolution, l'église doit être remeublée. Un grand tableau représentant la Charité de saint Martin est offert en 1801 par les familles Durand et Rondel, du hameau du Bouchet. Ce tableau a été photographié en 1941 par Louis Bernard, qui en constate la disparition après 1950 (voir AD Loire, dossier de recensement).

    A la suite des travaux de reconstruction du choeur, en 1835-1838, l'intérieur de l'église est doté de nouveau mobilier, en particulier grâce aux dons de prêtres natifs de Roche, dont la vocation avait été encouragée par l'existence d'un petit séminaire au bourg entre 1802 et 1811 (voir dossier ; Lugnier, p. 289).

    - un maître-autel, dans le style du 18e siècle, en placage de marbres colorés (voir fig. 2), est commandé en 1838 (pour 1450 F). Des éléments en marbre blanc ou coloré (volutes, corniche cintrée, portes), provenant peut-être de cet autel (ou des autels latéraux ?) sont déposés dans la salle haute du clocher.

    - les autels latéraux (aux extrémités des collatéraux, dédiés à la Vierge au sud et à saint Martin au nord) sont remis "à neuf" en 1852 et 1853 ; l'autel du collatéral nord aurait présenté un bas-relief figurant saint Martin sur son lit de mort (renseignement oral)

    - une poutre de gloire (soutenant un Christ en croix acheté en 1840 ; étudié) est posée en 1844

    - une clôture de choeur en fonte à décor néogothique (arcatures, mouchettes) a sans doute été installée dans le 3e quart du 19e siècle

    Tous ces éléments ont disparu lors de la réfection de l'intérieur de l'église vers 1970 (enseignement oral). Le maître-autel actuel a sans doute été confectionné avec les dossiers des deux stalles achetées en 1864 (elles aussi disparues).

    Les autres aménagements que Lugnier mentionne pour la 2e moitié du 19e siècle (lambris de revêtement du choeur, chaire, certaines verrières, confessionnaux) ont subsisté (étudiés ou recensés), à l'exception des verrières de l'abside, soufflées par l'explosion de bombes en 1944 (G. Démariaux, Souvenirs...).

  • Liste des objets non étudiés

    Plusieurs objets ou éléments de mobilier (lustres, chandeliers funéraires, chemin de croix, statues en plâtre, fragments de textiles destinés à la fabrication d´ornements) sont entreposés dans la salle haute du clocher.

    Elément d´architecture

    Lambris de revêtement. Choeur. Chêne, décor en bas-relief, h=298, 1848.

    La boiserie recouvre les murs de l´abside (elle s´interrompt aux colonnes) et de la travée de choeur. Il est divisé en deux registres : la partie haute est ornée d´une arcature avec un remplage à deux lancettes trilobées et un quadrilobe, dans un arc en accolade sur lequel courent des feuilles ondulantes, la corniche est surmontée de pinacles à crossettes. La partie basse est décorée de tables rectangulaires dans l´abside et comporte des bancs intégrés dans le choeur, avec un siège délimité par un accotoir posé sur une colonnette à chapiteau feuillagé à l´extrémité ouest.

    Le lambris de revêtement, "avec bancs des chantres", a été placé en 1848 et a coûté 1962 F (Lugnier, p. 289).

    Mobilier monumental et verrière

    Tableau commémoratif des morts. Nef. Marbre, gravé, h=100, 2e quart 20e siècle.

    En forme de tablette à l´antique.

    Inscription : AUX ENFANTS DE LA COMMUNE / DE ROCHE / MORTS POUR LA PATRIE. Les noms sont répartis sur deux colonnes et classés par année (de 1914 à 1919).

    Décor gravé : deux palmes nouées par un ruban.

    Horloge d´édifice à rouages horizontaux. Métal (fer et laiton), 3 poids en pierre, 1897 ; h=133, l=137 ; p=55.

    Inscription sur le cadran : J. COMBE / HORLOGER A CHAMPDIEU / PLACEE LE 10 FEVRIER 1897 / MOULIN, MAIRE / PUGNET, ADJOINT / GRIOT GABRIEL.

    Les archives de la commune (registres des délibérations du conseil municipal) mentionnent au 20 septembre 1896 le marché passé avec Jean Combe, horloger à Champdieu, pour placer une horloge à trois cadrans sonnant sur la grosse cloche. Le 6 octobre 1907, elle est réparée par Néel, horloger à Montbrison, qui déplace le mouvement au 1er étage ; en 1929 l´horloge est réinstallée (paiements à M. Roure, M. Robert, maréchal ferrant, et J. Breuil, maçon).

    Ensemble de 3 verrières (baies 3, 4 et 6). Verre coloré, grisaille, h=383. Milieu 20e siècle.

    Baie 4 à 3 lancettes, baies 3 et 6 à deux lancettes, lancettes polylobées, remplage (mouchettes, coeur). Fond à décor géométrique en grisaille. Fleur polychrome dans le coeur.

    Baie 4 : fond à quadrilobes, bordure de feuilles. Le quadrilobe médian de chaque lancette porte un décor figuré sur fond rouge à encadrement perlé, avec une inscription dans un phylactère : de gauche à droite, un rameau de trois fleurs roses à cinq pétales, inscription MYTRA FLORUIT ; une étoile à cinq branches rayonnante, sur une colline fleurie, inscription STELLA MATUTINA ; un rameau de trois roses, inscription ROSA MYSTICA. Cartouche en partie inférieure : DON DE / MR CHOMEL / CURE DE ROCHE.

    Baies 3 et 6 : fond à mandorles perlées et cercles, bordure à quadrilobes. Inscription dans un cartouche en bas de la lancette de gauche : baie 3, DON DE MR / DURAND CAMILE [sic] ; baie 6, DON DE / MARIE GOURE / TANTE DE MONTVADAN.

    Selon A. Lugnier, des verrières ont été mises en place dans le choeur reconstruit en 1864 (pour 1800 F). Cependant, ces verrières ont été détruites le 28 mai 1944 par le souffle de l'explosion des bombes larguées par erreur à proximité du bourg par une escadrille d'avions alliés (G. Démariaux, Souvenirs...). De nouvelles verrières, plus colorées, les ont remplacé dans les années 1950 (renseignement oral).

    Meuble religieux

    Confessionnal. Nef. Chêne, parois latérales et fond en résineux, décor en bas-relief, ajouré, h=303, fin 19e siècle.

    Plan semi-hexagonal, trois travées ouvertes en arc brisé bordés de vigne stylisée et encadrées de pinacles à crochets, chacune surmontée d´un petit toit en pavillon (sommé d´une croix pour la travée centrale, de fleurons pour les travées latérales). L´intrados des arcs des travées latérales est bordé d´une frise d´arcature trilobée. La travée centrale est fermée par une porte ajourée en partie supérieure (remplage gothique à soufflets et mouchettes) et ornée d´un motif de serviette pliée en partie basse.

    Il s'agit sans doute du confessionnal acheté en 1873 (Lugnier, p. 290)

    Bénitier. Travée d´entrée sous le clocher. Granite, h=108, d=62,5, 16e siècle.

    Base parallélépipédique chanfreinée, qui passe ensuite au plan octogonal, surmonté d´un tore puis d´une vasque évasée octogonale dont la cuve est de plan circulaire. Des croix sont gravées sur le rebord : 2 bien visibles, une 3e plus effacée.

    Fauteuil de célébrant. Choeur, chêne et noyer, h=115.

    Ce meuble semble avoir été fabriqué dans la 2e moitié du 19e siècle à partir de remplois divers. Les côtés (piétement en enroulement feuillagé, accotoirs) semblent repris de stalles ou de sièges de célébrants en noyer (1ère moitié 19e siècle ?) alors que le dossier ajouré à remplage gothique (lancettes, rose avec quadrilobe, soufflets), en chêne, est d´un dessin identique à la porte de la chaire (1860). Assise rabattable à charnière.

    Chandelier funéraire. Bois peint en noir, h=130, 2e moitié 19e siècle. Trois pieds en volutes, fût balustre.

    Ensemble de 3 couronnes de lumières, laiton fondu et doré, peinture imitant l´émail, électrifiées, d (grande)=85, d (petites)=52, 2e moitié 19e siècle. Chaque luminaire est constitué d´une couronne ajourée, scandée de colonnettes torses et ornée de volutes, pommes de pin, fleurettes peintes alternativement en bleu clair et bleu foncé. Chaque colonnettes supporte un bougeoir, avec un bougeoir intermédiaire sur la couronne ; la grande couronne compte 20 bougeoirs, les petites, 12. Suspension par des chaînettes dont les maillons sont à ornements végétaux, chaînettes de boules ajourées décoratives suspendues à la grande couronne. Style néo-gothique. Mauvais état.

    Ensemble de 2 lustres d´église (couronnes de lumières), laiton fondu, laiton repoussé, doré, verre blanc moulé et taillé, électrifiés, h=100, d=38, milieu 19e siècle. Lustres constitués de deux cercles de métal repoussés et dorés reliés par des guirlandes de pendeloques de verre taillé. Les cercles sont constitués d´une plaque de métal repoussée ornée de rinceaux végétaux (vigne) et de croix latines alternant avec les Tables de la loi. Des plaquettes de métal sont fixées en partie supérieure : deux anges en prière de part et d´autre d´un triangle du tétragramme rayonnant sur le cercle inférieur, une tête d´ange sur le cercle supérieur. Des volutes en laiton fondu soutenant les bougeoirs sont fixés à la couronne inférieure, ainsi que des pampilles en verre en forme d´étoile ou de poire avec une colombe du Saint-Esprit gravée en intaille. Mauvais état.

    Objets religieux

    Ensemble de 3 chandeliers d´autel, laiton doré, repoussé, gravé, découpé, fondu, décor rapporté, h=96, l=32, p=29, 2e moitié 19e siècle.

    Base triangulaire sur 3 pieds à enroulements (rapportés) ; sur les faces, bustes (fondus) dans des cartouches découpés : saint Joseph (lys), la Vierge (bras croisés) et Jésus (la main dans son manteau). Palmettes, cuirs découpés, faux cabochons, chutes de fleurs.

    Ensemble de 2 chandeliers d´autel, laiton doré, repoussé, gravé, découpé, fondu, décor rapporté, h=68, l=21,5, p=19, fin 19e siècle.

    Base triangulaire sur 3 pieds à enroulements (rapportés) ; sur les faces, bustes (fondus) dans des cartouches découpés : saint Joseph, la Vierge et Jésus. Partie supérieure à enroulements ; palmettes, cuirs découpés, faux cabochons, chutes de fleurs sur les angles. Tige galbée (palmettes, cuirs découpés, faux cabochons). Palmettes et cercles sur la bobèche.

    Ensemble de 2 chandeliers d´autel, bronze doré, h=32, l=12,5, p=11,5, limite 19e 20e siècle.

    Base triangulaire, arête inférieure galbée, 3 pieds en forme de boules ovales ; moulurations, noeud circulaire strié, collerette de plan rectangulaire dentelée.

    Chandeliers d´autel, bronze doré, h=24, d=9,8, limite 19e 20e siècle.

    Base circulaire, moulurations.

    Croix d´autel, laiton fondu, doré, décor rapporté, h=97, milieu 19e siècle. Base de plan rectangulaire à trois pieds feuillagés et bustes en bas-relief rapportés : le Christ, saint Joseph et la Vierge. Décor de feuilles d´acanthe, chutes de fruits, enroulements, cuirs, coquilles, palmettes. Extrémités de la croix ornées de blé et de raisin, Christ et titulus rapportés.

    Vase d´autel, porcelaine, peinte, dorée ; h=21,1, l=30,5, p=12, 2e moitié 19e siècle. Forme corbeille, pied et lèvre dentelés (feuilles). Décor plastique : anses (tige enroulée avec feuilles et fleur), panse (deux tiges de tulipes délimitant un médaillon central). Fond vert. Décor doré : bouquet sur le médaillon central en réserve ; doré sur les parties en relief, peigné sur le col et le pied, quadrillé et marbré sur le col côté intérieur. Inscription (gravée sous le fond) : 6.

    Ensemble de 2 ampoules aux saintes huiles, cuivre argenté, h=5,7, l=6,8, d=2,7 ; 2e moitié 19e siècle. Ampoules reliées par un pont de métal soudé. Croix tréflée au sommet (vrillées). Inscription (gravée, sur la panse) : OS et SC.

    Coquille de baptême, cuivre argenté, h=6,9, l=9, la=6,7 ; 2e moitié 19e siècle. Coquille semi couverte, pied rond, anneau de préhension vertical.

    Navette à encens et cuillère, bronze et métal argenté, h=7, l=12, l (cuillère)=10, d (pied)=4,6, 2e moitié 19e siècle. Forme asymétrique, bordure cannelée, couvercle à charnière. Cuillère en métal argenté ou inox, cuilleron en forme de palmette, extrémité du manche ajourée (feuilles).

    Seau à eau bénite, cuivre fondu, doré, h=15, d=13,7, 2e moitié 19e siècle. 4 pieds en griffes de lion, décor de tores sur la panse, anse torsadée, assemblage à vise. Extrémité du goupillon en forme de gland.

    Coffret pour le viatique. Etui en cuir doublé de toile, décor en creux, l=15,5, la=15,2. Etui en forme de pochette à rabat, avec une poche intérieure ; décor sur le rabat : une croix latine pattée avec un A à côté du pied à gauche, M( ?) à droite. Etole de viatique en passementerie : ruban de satin de soie double face, croix en galon découpé, franges soie ; l=153, la=5. Corporal en toile de lin, croix brodée, l=27,5, la=13,5.

    Croix de procession (n°1), laiton fondu, doré, h=225, milieu 19e siècle. Croix à extrémités en forme de palmettes, angelots à sa base, Christ et titulus rapportés.

    Croix de procession (n°2), métal fondu, argenté, hampe en résineux, h=190, l=24,2, 2e moitié 19e siècle. Noeud hémisphérique à partie supérieure aplatie, décor de perles et stries ; Croix lisse à rebords, acanthe à la base, extrémités ajourées (volutes, feuilles, palmettes), Christ et titulus rapportés.

    Chemin de croix, plâtre peint, décor en bas-relief, décor en haut-relief, bois (cadre et support), h=49,5 (sans la croix), 2e moitié 19e siècle. Tableaux portant une scène en relief en plâtre peint en gris, dans un encadrement de bois surmonté d´une croix ; une tablette en rectangle lobé fixée sous le cadre porte la légende.

    Cachet sur le cadre : COTELLE / RUE DU FOUR ST GERMAIN 45 / PARIS.

    Linge et garniture liturgique, vêtement religieux ou de confrérie

    Garniture de dais de procession. Quatre pentes, h=44,5, la (grands côtés)=162, la (petits côtés)=133,5. 2e moitié 19e siècle.

    Soie, velours rouge, galon ondé or, franges or. Décor : applications de tissus (drap d´or et d´argent), broderie de fils métalliques (filé, frisé et cordonnet or, cannetille or et argent, paillettes, plaquettes de métal), fil chenillé et fil de soie polychrome. Ciel en bougran.

    Décor constitué d´un motif central. Grands côtés : pélican offrant son coeur pour nourrir ses petits et agneau couché sur la croix sur le livre aux sept sceaux (museau, pattes de l´agneau et sceaux en plaquettes de métal) ; petits côtés : arche d´alliance surmontée du triangle avec le tétragramme (les têtes des chérubins de l´arche sont en plaquettes de métal), triangle avec le tétragramme.

    Une sorte de pavillon (h=55, la=64,5) à suspendre semble faire partie du même ensemble. Il est orné d´un agneau couché sur la croix sur le livre aux sept sceaux similaire, dans une couronne de fleurs (roses, marguerites), vigne et blé.

    L´armature en bois du dais est entreposée dans la salle haute du clocher : décor d´arcature gothique ; mauvais état.

    Chape or. Fond : drap d´or. Décor : broderie de fils métalliques (filé et frisé or, cannetille, paillettes) : fleurs, rinceaux ; pélican offrant son coeur pour nourrir ses petits sur le chaperon. 2e moitié 19e siècle.

    Chape noire. Fond : soie, tissus à quadrilobes. Décor : broderie de fils de soie et de fils métalliques argent, paillettes : ornement végétal, IHS sur le chaperon. Franges soie. 2e moitié 19e siècle.

    Ornement or. Chasuble, étole, voile de calice, bourse de corporal. 2e moitié 19e siècle.

    Fond : drap d´or. Décor : broderie de fils métalliques (filé et frisé or, cannetille or et argent, paillettes, plaquettes de métal pour le museau et les pattes de l´agneau) : bouquets de fleurs dans un vase, rinceaux de blé et de vigne, cornets d´où sortent des roses et du blé, agneau couché sur la croix sur le livre aux sept sceaux, entouré de rayons. Galon ondé or.

    Ornement blanc. Chasuble, étole, manipule, voile de calice. 2e moitié 19e siècle.

    Fond : soie, gros de Tours moiré. Décor : broderie de fils métalliques (filé et frisé, cannetille, paillettes), fils de soie, application de tissus (drap d´or, velours rouge) : palmettes, rinceaux de vigne, fleurs (liserons...), blé. Au centre de la croix dorsale, quadrilobe avec agneau au nimbe crucifère et étendard.

    Ornement rouge. Chasuble, étole, manipule, voile de calice, bourse de corporal. Milieu 19e siècle.

    Fond : soie, velours. Décor : croix et bande frontale en drap d´or damassé polychrome à décor de feuilles, blé roses, lys ; broderie de fils métalliques et cannetille, application de velours rouge : agneau couché sur la croix sur le livre aux sept sceaux, entouré de rayons. Galon ondé or.

    Ornement vert. Chasuble, étole, manipule, voile de calice, bourse de corporal. 2e moitié 19e siècle.

    Fond : soie, tissus à quadrilobes. Décor : broderie de fils de soie : IHS, fleurs.

    Ornement violet. Chasuble, étole, voile de calice, bourse de corporal. 2e moitié 19e siècle.

    Fond : soie, tissus à quadrilobes. Décor : broderie de fils de soie et applications de tissus : monogramme XP. Galon soie.

    Ornement noir. Chasuble, étole, manipule, voile de calice, bourse de corporal. 2e moitié 19e.

    Fond : soie, tissus à quadrilobes. Décor : broderie de fils de soie et de fils métalliques argent, paillettes : ornement végétal, écusson avec le monogramme XP sur le devant, IHS dans le dos.

    Sculpture, peinture, arts graphiques et photographie

    Oeuvres en plâtre peint, polychrome et doré :

    Statue : sainte Bernadette, h=120, début 20e siècle. En prière les yeux au ciel, iris creusés, pieds nus. Inscription (peinte, sur le socle) : STE BERNADETTE.

    Statue : sainte Thérèse de Lisieux, h=127, 1ère moitié 20e siècle. Pas de dorure, iris en creux. Cachets sur le socle (face gauche) : monogramme OST, une étoile filante, mention DEPOSE, dans un rectangle ; monogramme FBM entre deux étoiles, STATUAIRE LYON DEPOSE, dans un cercle.

    Statue : le Sacré-Coeur, h=115, 20e siècle. Auréole ajourée (rayons, fleurons) en tôle.

    Statue : saint Martin, h=112, 2e moitié 19e siècle. Représenté en évêque. Inscription (peinte, sur le socle) : ST MARTIN.

    Statue : saint Roch, h=152, 1ère moitié 20e siècle.

    Statue : saint Antoine de Padoue, h=135, limite 19e siècle 20e siècle. . Inscription (peinte, sur le socle) : ST ANTOINE.

    Statue : Notre-Dame de Lourdes, h=122, début 20e siècle. En prière les yeux au ciel, des roses sur les pieds et sur le socle (rocher), ceinture bleue, rosaire.

    Instruments de musique

    Harmonium. Caisse en chêne, touches en ivoire, poignées en bronze, h=99, la=125, p=67,5, fin 19e siècle. Plaquette circulaire portant la marque du fabricant, décollée. En état de marche.

    Cloche. Bronze, 1803 ; h=96 ; d=104.

    Inscription : EGO VOX CLAMANTIS IN DESERTO L'AN 1803 I'AI ETE BENITE PAR M. FAUX DESSERVANT / (une main) DIRIGITE VIAM DOMINI M. PIERRE DURAND ROASTE PARRAIN M. DURAND MARRAINE SON EPOUSE / (une main) ETIENNE GRIOL DE LA FOUGERE MARGUILLIER

    Frise de feuilles d´acanthe.

    Décor en bas-relief sur la panse : un saint évêque sur un angelot ; ? ; un Christ en croix avec Marie-Madeleine au pied de la croix et dessous un angelot, sur trois degrés ; une Vierge à l'Enfant.

    Cartouche rond entouré de volutes et de feuillages, avec à l'intérieur une cloche et sur le pourtour une inscription (difficilement visible) : ... A R T A L . L O I E.

    Selon A. Lugnier (p. 288), cette cloche a été fondue par Decharme (Louis ou Pierre ?) en 1803. On peut supposer que Decharme a refondu pour cet ouvrage la cloche réalisée en 1749 par Ducray, fondeur à Lyon (pour 260 £) ; cette cloche était elle-même issue de la fonte de la deuxième cloche de l'église de Roche (Lugnier, p. 266).

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loire. Série O : 1210 (Roche) Délibération du 9 juillet 1853. Souhait d´acquérir une horloge publique qui sera placée sur le clocher pour la somme de 530F (55F supplémentaires demandés en 1856).

  • AD Loire. Série 1111 VT : 167 (Roche). Fonds Louis Bernard. Dossier de recensement de la statue de saint Jean l'Evangéliste, n°42.74.1326, février 1974. Description : début 17e siècle, vers 1620. Peut-être l'oeuvre d´un artiste de Montbrison, Guillaume Fontaine, maître menuisier. Cette statue était le saint Jean, en pendant de la Vierge, sur le tref du choeur. A sans doute été enlevé au moment de la reconstruction du choeur vers 1840. Matériau : noyer, h=113 cm. Mauvaise polychromie refaite rouge et vert. Photographie de 1940 (voir doc. figuré).

  • AD Loire. Série 1111 VT : 167 (Roche). Fonds Louis Bernard. Dossier de recensement du coq du clocher, n°44.77.2696, juillet 1977. Description : girouette du clocher, en fer forgé ; coq sur une croix à extrémités en fleurs de lys, environ 100 cm. Date : 17e siècle. Travail local. Comparer avec la croix de Ciergue à Saint-Sixte. (voir doc. figuré).

  • AD Loire. Série 1111 VT : 167 (Roche). Fonds Louis Bernard. Dossier de recensement du tableau de saint Martin n°42.79. 3200. Novembre 1979. Description : état de conservation inconnu. Photographie datant de 1941 (voir doc. figuré). Inscription : [DON]NE PAR LES FAMILLES BLONDEL ET DURAND DU BOUCHET 1801. Origine : remeublement de l´église après la Révolution. Roche est un village où l´on a remonté les croix dès 1797. Le Bouchet est un hameau de Roche. Les Durand furent la famille la plus notoire du 18e siècle. Matériau : toile peinte ; environ 180 cm. Ce tableau était dans l´église, au-dessus de la porte ouest pendant la guerre ; il semble avoir été enlevé en 1950.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 27 mai 1894-3 septembre 1911. Délibération du 20 septembre 1896. Marché avec Jean Combe horloger à Champdieu pour placer une horloge à trois cadrans sonnant sur la grosse cloche.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 27 mai 1894-3 septembre 1911. Délibération du 6 octobre 1907. Réparation de l´horloge par Néel horloger à Montbrison qui déplace le mouvement au 1er étage.

  • AC Roche. Registres de délibérations du conseil municipal, 27 mai 1894-3 septembre 1911. Délibération du 11 août 1929. Réinstallation de l´horloge : paiements à M. Roure, M. Robert, maréchal ferrant, et J. Breuil, maçon.

  • Bibl. Diana. Fonds Brassart. Boîte Montbrison II (5080 à 5110) : cote 5096. Feuillet avec texte manuscrit : "Copie d'une note de Thomas Rochigneux au verso d'une autre note sur la découverte Charles, de Chalain d´Uzore. Cloche de Roche. Les inscriptions des trois cloches ont été relevées par le sieur Gabriel Griot, marguiller (...) Son avis et celui de M.M. Chomel curé et Faure vicaire est que la cloche provenant de Boisset (Cantal) pourrait bien avoir été achetée en 1803 au fondeur Décharme qui a fondu pour Roche une cloche datée de la dite année. Peut-être Décharme (de Riom) avait-il lui même acheté de l'Etat un certain nombre de cloches qui n'avaient pas été utilisées pour la fabrication des canons".

  • Bibl. Diana, Montbrison. Procès-verbal de la visite pastorale de Monseigneur Camille de Neuville, 1658-1662. Transcription réalisée par l'abbé Merle, milieu 20e siècle

Documents figurés
  • Roche. Croix processionnelle/ Vincent Durand (dessinateur). 1 dess. : crayon sur papier ; 20,7 x 27,8 cm. 4e quart 19e siècle (?) (Bibl. Diana. Tiroir n°5. Album rouge, Vincent Durand).

  • [Statue de saint Jean Evangéliste de l´église de de Roche]. / Bernard, Louis (photographe). 1 photogr. pos. : tirage sur papier argentique, 1941. Photographie prise en 1940 collée sur le dossier de recensement MH n°42.74.1326, février 1974. (AD Loire, série 1111 VT : 167).

  • [Coq du clocher de l´église de Roche]. / Bernard, Louis (photographe). 1 photogr. pos. : tirage sur papier argentique. Dossier de recensement MH n°44.77.2696, juillet 1977. (AD Loire, série 1111 VT : 167).

  • [Tableau de saint Martin de l´église de de Roche]. / Bernard, Louis (photographe). 1 photogr. pos. : tirage sur papier argentique, 1941. Photographie prise en 1941 collée sur le dossier de recensement MH n°42.79. 3200, novembre 1979. (AD Loire, série 1111 VT : 167).

  • COLONIE de SAINT-POLYCARPE à ROCHE (Loire) / Intérieur de l'église / 1ère moitié 20e siècle (affranchissement de 1936). 1 impr. photoméc (carte postale) : N&B. Coll. Part. L. Tissier.

Bibliographie
  • DEMARIAUX, Georges. Souvenirs : 28 mai 1944 : les bombes tombent à Roche, site Forez-Histoire, [s.d.]. Accès internet : <URL : http ://forezhistoire.free.fr/images/bombes-roche.pdf>

  • GARDES, Gilbert (dir.). Grande encyclopédie du Forez et des communes de la Loire. T. 4. Montbrison et sa région. Le Coteau : Horvath, 1985

    p. 150-154
  • LUGNIER, Antoine. Cinq siècles de vie paysanne à Roche-en-Forez, Loire (1440-1940). Réimpression de l'édition de l'Imprimerie Dumas de 1962

    p. 266, 267, 276, 280, 288, 289
  • THIOLLIER, Félix. Le Forez pittoresque et monumental, histoire et description du département de la Loire et de ses confins, ouvrage illustré de 980 gravures ou eaux-fortes, publié sous les auspices de la Diana... Lyon : Imprimerie A. Waltener, 1889 (2 vol.)

    p. 285
Périodiques
  • BEAUVERIE, [Charles]. Poire à poudre et bassin de pierre provenant de Roche. Chapiteau provenant de Saint-Martin de la Celle. Bulletin de la Diana, t. 5, octobre-décembre 1890

    p. 323-329
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