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Présentation de la commune de Moingt (associée à Montbrison)

Dossier IA42001387 réalisé en 2006

Œuvres contenues

Aires d'études Montbrison
Adresse Commune : Montbrison
Lieu-dit : Moingt

« L´association sur le même site des deux édifices publics conservés (théâtre et thermes), auxquels il faut sans doute ajouter un lieu de culte, ainsi que la présence de sources thermales, permet d´identifier sa fonction de façon cohérente avec son nom déjà très évocateur : il s´agit très probablement d´un vaste ensemble thermal et cultuel (Mérimée n° IA42003623), qui appartient à une catégorie très bien représentée en Gaule Lyonnais. Le culte de Segeta, divinité éponyme, à dû d´ailleurs revêtir un caractère civique chez les Ségusiaves, comme le laissent penser plusieurs documents épigraphiques » (BLIN, O., LE BARRIER, Chr., THIRION, Ph., 1991.). L´agglomération antique de Moingt comporte un théâtre (Mérimée n° IA42003627), un ensemble cultuel et thermal (Mérimée n° IA42003624), des bâtiments publics et des habitations luxueuses. Elle a été identifiée, dès le 19e siècle, à une station représentée sur la Table de Peutinger sous le nom d´Aquae Segetae par les historiens locaux (J. Roux, 1851, et V. Durand en 1875). Située sur la bordure occidentale de la plaine du Forez, ce site antique est établie en limite des coteaux des monts du Forez, à une altitude moyenne de 400 m, le long du ruisseau le Moingt et à proximité de l´antique voie reliant Feurs à Rodez. Le sous-sol est caractéristique des bordures de la plaine du Forez : il s´agit d´une formation tertiaire de sable et d´argile sableuse. Plusieurs sources minérales y jaillissent. La répartition des vestiges suggère une étendue minimum de l´agglomération sur 15 ha. Les diverses fouilles ou découvertes mises au jour, puis les premières interprétations sont l´oeuvre d´un certain nombre d´historiens et d´érudits du 19 siècle tels que Vincent Durand, Thomas Rochigneux, Félix Thiollier, Révérend Du Mesnil... Dès 1970, plusieurs archéologues du service archéologique régional, et de l´INRAP (institut national de recherche archéologique préventive) relancent un certain nombre de fouilles sur la commune (Olivier Blin, Christian Le Barrier, Philippe Thirion) permettant d´affiner certaines hypothèses. Les dossiers de compte-rendu de fouille et La carte archéologique de la Gaule synthétisent ces différentes recherches. (p. 133 à 140) Du Bas-Empire, seules quelques monnaies en bronze en témoignent. Concernant le Haut Moyen Âge, le bourg castrale mentionné en 1223 (Mérimée n° IA42003628), et notamment l´église Saint-Julien-d´Antioche, citée en 1096 (Mérimée n° IA42001381), conservent plusieurs éléments datables de cette période. Le château et mandement de Moingt furent donnés par Guy IV, comte de Forez, au chapitre de l´église Notre-Dame de Montbrison, qu´il avait fondé dans le premier quart du XIIIe siècle. Ce chapitre conserva cette seigneurie jusqu´à la fin de l´ancien régime. Il ne subsiste de cet ancien château que de profonds fossés, une portion de remparts et une porte d´entrée ogivale flanquée d´une haute tour cylindrique. En 1225, le prieur de Savigneux, qui dépendait lui-même de l´abbaye de la Chaise-Dieu, était collateur de la cure de Moingt, dont l´église était dédiée à saint Julien d´Antioche. A la fin de l´ancien régime, Moingt était : bourg, paroisse et seigneurie dans le Forez, archiprêtré, élection et baillage de Montbrison. Le prieur de la Chaise-Dieu nommait à la cure et le chapitre de Montbrison était seigneur de la paroisse. Les textes anciens mentionnent à Moingt plusieurs églises. En dehors de cette église Saint-Julien, qui fut sans doute l´édifice paroissial primitif, on trouve une église Saint-Jean (Mérimée n° IA42003625) en 1316 (qui est dite paroissiale dans la visite pastorale de 1614) et l´église Saint-maurice, 1369, peut-être simple chapelle de la Léproserie ( ?) qui se trouvait près des vignes de Plantiers. Enfin la maison de Saint-Lazare, citée en 1418, est peut-être l´établissement appelé Infirmerie et Léproserie par d´autres textes (Voir annexe : synthèse de la documentation concernant la « maladrerie » ou « léproserie », l´église Saint-Maurice). « A la fin du XI siècle, avant de partir pour la croisade, le comte de Forez Guillaume III fonde un hôpital pour les « pauvres passants » dans l'enceinte de son château de Montbrison. Au siècle suivant, la ville, qui est devenue la capitale du comté, se développe entre le château comtal et le Vizézy, autour de l'église Saint-André. Vers 1215, l'hôpital est transféré sur la rive sud de la rivière, près du Grand chemin de Forez, sur le territoire de la paroisse de Moingt qui s'étend alors jusqu'à la rivière. Dix ans plus tard, le comte Guy IV fonde, tout près de l'hôpital, l'église collégiale Notre-Dame. Autour de ces deux établissements se forme un nouveau quartier modestement peuplé. L'Hôtel-Dieu possède une petite chapelle, Sainte-Anne, située au bord du Vizézy et un cimetière. » (BAROU, Joseph. L´église et la paroisse Sainte-Anne de Montbrison) D´autres sites de la commune ont fait l´objet de découvertes fortuites ou programmées (Chézieux, Saintinieu, Ruffieu). Concernant les autres sites de la commune de Moingt, Dufour dans son dictionnaire topographique du Forez, pointe plusieurs localités citées dans les documents des 13e et 14e siècles : le Bruchet (1250, Cartulaire des francs-fiefs), Montagneux (1345, terrier Bruni), Peurelles (1246, La Mure), Surizet (1216, Charte du Forez). Le cadastre ancien de 1809 nous renseigne sur le parcellaire des village et hameaux, de leur étendue, de leurs propriétaires, de la sociologie de la population, et également sur la nature des terrains agricoles. Le tableau d´assemblage nous montre l´existence de deux routes rectilignes, partant de Montbrison, et encadrant le bourg de Moingt, la première au sud, s´intitule Grande Route d´Ambert, la seconde Grande Route de Montbrison à Saint-Etienne. Hormis le village de Moingt, très peu d´habitat sur le reste du territoire : au nord le Domaine des Granges, propriété du sieur DAVID (section D) ; à l´est le hameau de Bruchet (section C1), constitué de quatre grandes fermes avec jardins, péchoires, et pigeonniers ; au centre (section B2) le Domaine de Montagneux et, proche du Bourg,, le hameau de Surizet composé d´un ensemble d´une dizaine de fermes regroupées ; et à l´ouest (section B1) la ferme de Cindrieux. Concernant la nature des sols un grand croissant situé à l´est de la commune, positionné entre la limite de la commune de Montbrison, contournant par l´ouest le Bourg de Moingt et redescendant jusqu´aux limites de la commune de Lézigneux, est couvert de vignes (petites et nombreuses parcelles) et de loges, mêlées de petites parcelles de terre. Les matrices cadastrales de 1809 recensent 71 loges de vignes. Notre recensement en dénombre 82, toutes majoritairement du milieu du 19e siècle (Dossier collectif des cabanes dites loges, Mérimée n° IA42001299). Au milieu de ce croissant, une petite bande de rochers encadrant le Moingt, à l´ouest de la Grande Route d´Ambert, abrite un ensemble de carrières de pierres et quelques maisons de carriers (Ensemble communal des carrières de granite, Mérimée n° IA42003619). Le restant du territoire, à partir du Bourg et jusqu´aux confins du territoire, est composé de grandes terres et pâturages ponctués des quelques fermes précédemment citées. A l´est des deux goutes (ruisseaux) de Grumar se jetant dans la rivière d´Ecotay, se trouvent cinq étangs (plus aucun ne subsiste aujourd´hui). La section A1 du cadastre dit napoléonien a été étudiée plus spécifiquement dans le cadre de l´étude du bourg de Moingt ((Mérimée n° IA42003628, avec ses bâtiments publics, l´évolution de son parcellaire) ; il possédait également, un peu excentrée du bourg, une école tenue par des religieuses, dans la première moitié du 19e siècle, qui avait la particularité de n´accueillir que des enfants sourds et muets (Mérimée n° IA42002797), l´école disparaît dès 1962 pour laisser la place en 1971 / 1972, à l´association départementale des amis et parents de personnes déficientes intellectuelles (ADAPEI).). Deux moulins sont signalés, le premier : le moulin de la Roche dit d´en Haut, n´existe plus à ce jour, hormis quelques traces du bief ancien, deux autres moulins, du 19e siècle sont construits plus en aval, l´un portant le même nom : moulin de la Roche (Mérimée n° IA42002785), l´autre, en amont (Mérimée n° IA42002786) ; le second moulin du cadastre ancien, nommé le moulin d´en Bas, plus en aval, et proche du hameau de Surizet existe encore partiellement (Mérimée n° IA42003612). Dans la seconde moitié du 19e siècle, les étangs jugés insalubres sont supprimés et les travaux concourant à l´irrigation de la plaine du Forez conduisent à l´établissement dans les année 1970 du canal d´irrigation du Forez, géré jusqu´en 1965 par le département puis par le Syndicat Mixte d´irrigation et de mise en valeur du Forez (S.M.I.F.). Ce canal est présent au nord du chemin départemental n°8 (route de Montbrison à Saint-Etienne), serpentant dans la plaine. Les archives communales de Moingt nous livrent quelques renseignements sur certains métiers exercés par leurs habitants : * 7 novembre 1840. Etablissement d´une tuilerie projeté par M. Giroudon. * 12 février 1847. Il y a beaucoup de journaliers malheureux dans la commune ; il faudrait créer un atelier pour les employer (réparation de chemins vicinaux). * 7 février 1849. Demande d´un facteur rural, parce que l´ouvrier a des correspondances avec sa famille et avec le patronat, ce qui n´est pas le cas des cultivateurs. Population ouvrière de la commune : - 60 ouvriers dans les carrières de pierre à bâtir (effectif en temps de travail) ; - 20 ouvriers dans les ateliers d´armes de guerre (fusil) sous le patronage de M. Chenevier arquebusier de Saint-Etienne, qui peut augmenter son atelier et y occuper sous peu 40 ouvriers - 2 usines à huile - 2 moulins à blé (un grand et un petit). - 3 cafés, 9 aubergistes, 2 maréchaux, 2 boucher, 2 boulangers.

Le 18 juin 1837, le conseil municipal de Montbrison demande à ce que les communes de Moingt et de Savigneux soient réunies à Montbrison, car Moingt n'a plus d'octroi depuis 1831 ; le territoire de Savigneux appartient en majorité aux habitants de Montbrison et n'a que quelques domaines épars, pas d'agglomération. Le projet n'a pas abouti, et le 31 mars 1946 celui de rattacher Moingt à Montbrison reçoit un avis nettement défavorable de la population moingtaise. La commune de Moingt est associée à celle de Montbrison le 1er janvier 1973. La fusion simple des deux communes a été prononcée par un arrêté préfectoral du 14 mai 2012, elle est effective à partir du 1er janvier 2013. Moingt est situé à l´est du canton, limitrophe à l´est avec Saint-Romain-Le-Puy, au nord avec Savigneux et Montbrison (respectivement au nord-ouest, et nord-est), à l´est avec Ecotay-l´Olme et enfin au sud, d´ouest en est avec les communes de Lézigneux et Saint-Thomas-La-Garde. Elle possède une mairie annexe, la superficie de son territoire est d´environ 9 km². Située en bordure des coteaux des monts du Forez et de la plaine du même nom, l´altitude de la commune est comprise entre 370 m et 574 m (Bois d´Hatier). Son territoire est traversé par le ruisseau le Moingt qui prend sa source au sud-ouest de la commune (au carrefour des communes d´Ecotay-l´Olme, Lézigneux et Moingt), et le traverse en diagonale pour rejoindre la commune de Savigneux au niveau du hameau de Brioude. A l´est de la commune, trois petits ruisseaux de Grumard se rejoignent au niveau du hameau du Bruchet puis va se jeter dans le Moingt plus au nord-ouest. Aujourd´hui la population est relativement importante : 3846 habitants en 2011 (pour suivre l´évolution de la population : http://fr.geneawiki.com/index.php/42147_-_Montbrison#L.E2.80.99histoire_de_Moingt). Sa proximité, et son rattachement à Montbrison ont permis aux habitants de cette dernière de trouver des espaces encore libres de toute construction, avec le risque d´étalement du pavillonnaire aux périphéries du village et des hameaux. Le territoire affiche deux configurations bien distinctes. La première se situe à l´est de la ligne la Fournière (au sud) / les Granges (au nord), la seconde à l´ouest de cette même ligne. Schématiquement le même espace qui, en 1809, était recouvert de petites parcellaires de vignes et terres se pare de nombreux espaces occupés par du pavillonnaire et (depuis la seconde moitié du 19e siècle) d´établissements industriels ; une nouvelle zone d´activité est créée au lieu-dit Sous les Vignes, tout un symbole. Ainsi le pavillonnaire se retrouve autour des hameaux et sur une grande majorité du territoire des sections AB, AC, AD, AE (qui comprend le Bourg), AH (avec ses anciennes entreprises GéGé à partir du deuxième quart du 20e siècle (Mérimée n° IA42003621) et sa cité ouvrière réalisée en deux fois à partie du milieu du 20e siècle (Mérimée n° IA42003622), Nourrisson de la fin du 19e siècle (Mérimée n° IA42002788), son ancien centre de loisir le chalet des Sports du début du 20e siècle (Mérimée n° IA42002789), son stand de tir construit en 1914 (Mérimée n° IA42002787) utilisé alors par la caserne de Montbrison (détruite) et aujourd´hui transformée en espaces associatifs et ses industries périphériques, son établissement de mise en bouteille d´eau minérale du milieu du 19e siècle (Mérimée n° IA42002790)), AI et son cimetière transplanté dès le deuxième quart du 19e siècle (Mérimée n° IA42002795), AK et ses quelques entreprises, AL avec sa nouvelle zone d´activité, AR avec les hameaux le Surizet, Saintinieux et le Domaine de Montagneux, et enfin AS. Les autres sections (AM, AN, AO, AP) conservent de vastes espaces ouverts aux, champs, prés et pâtures. Ici ou là, quelques petits lieux-dits constitués d´une ou de deux fermes, et le petit hameau le Grand Bruchet avec ses cinq fermes rapprochées. Les fermes de la plaine sont asses vastes, étendues, construites en pisé, tandis que celles situées aux abords des coteaux utilisent le granite comme matériau de construction et son plus petites et fermées par une cour.

Annexes

  • Liste des maires de Moingt

    AC Moingt. 1D1 Moingt : 28 sept. 1788 - 9 janv. 1794 ; 1D2 Moingt : 31 janv. 1794 - 21 oct. 1805 ; 1D3 Moingt : 8 oct. 1808 - 23 juil. 1837 ; 1D4 Moingt : 4 mai 1838 - 20 déc. 1853 ; 1D5 Moingt : 2 fév. 1854 - 16 juin 1869 ; 1D6 Moingt : 4 août 1869 - 1er avril 1883 ; 1D7 Moingt : 20 avril 1883 - 17 juin 1900 ; 1D8 Moingt : 10 juil. 1900 - 28 fév. 1915 ; 1D9 Moingt : 24 mai 1915 - 10 déc. 1934. Registre des délibérations de la commune de Moingt

    Maires : Thinet ; Forrest ( an XIII) ; Claude Vial (an XIII ) ; Jean Poyet ; Antoine Rochet (1825 ) ; Benoît Hylaire Goutorbe (1826- ) ; Georges Gourad (1830 ) ; Mathieu Clavelloux (1831 ) ; Passel ; Amable Favier (1846 ) ; Georges Genebrier (1854) ; Joseph Bourboulon, avoué (1860) ; Antoine Clavelloux (1864 ; encore en 1871), mais l´adjoint François Guérin remplit occasionnellement les fonctions de maire, dès 1870 au moins ; vers 1877, Germain Guérin est membre du CM ; 18 mai 1884 : Claveloux Antoine ; 7 novembre 1887 : Vilvert Jean-Marie ; 20 mai 1888 : Bufferne (renouvelée en 1892) ; 1895 : Claveloux Mathieu (renouvelée en 1904) ; 29 juillet 1906 : François Marnat (reconduit en 1908) ; 25 juin 1910 : Claveloux ; 1916 : Nourrrisson ; 1919 : Laurent Nourrisson.

  • Synthèse de la documentation concernant la « maladrerie » ou « léproserie », l´église Saint-Maurice

    Archives documentaires

    AC Montbrison. Fonds de l´Hôpital de Montbrison

    Boîte 89. Hôpital de Sury-le-Comtal. Maladrerie de Grézieux. Léproserie de Moingt. Chemise Maladrerie de Moingt.

    1303. Vente de dîme sur 3 journallées de vigne situées aux Purelles, au profit de Barthélemy de la Tour et Martin de Montverdun, frères de la maladrerie de Moingt (acte lu par l´archiviste).

    1308. vente d´une terre au profit de la maison des lépreux de Moingt « vendit... et...concedit fratribus domus leprosis/leprosorum (peut-être plutôt) infirmarie de Modonio... » (Acte lu par l´archiviste).

    1325. Transaction entre Durand de la Roche, curé de Moingt, et les recteurs de l´Hôtel-Dieu de Montbrison (hospitalis pauperum Montisbrisonis). Le curé réclame des redevances que la maladrerie (domo infirmariae Modonii) lui doit, comme à ses prédécesseurs) ; or elle est administrée par l´Hôtel-Dieu, qui jouit de ses biens. Tant qu´il en sera ainsi, l´Hôyel-Dieu payera ces redevances au curé (un acte de 1327 en échange une partie contre la jouissance du jardin de la léproserie, accordé à Durand de la Roche sa vie durant) ; en contrepartie le curé de Moingt célèbrera 2 messes par semaine dans la chapelle (ecclesia seu cappella dictae infirmariae) de la léproserie. Si plus tard la léproserie est occupée et administrée par des lépreux, le curé pourra exiger d´eux une rente supplémentaire. (Acte lu par l´archiviste, copie 17e de l´original aux archives de la Chaise-Dieu ; l´analyse s´intitule : « Pallais de Moingt ». je ne l´ai pas relu en entier).

    Donc, la léproserie est désaffectée (il n´y a pas ou plus de lépreux) ? Elle comporte une chapelle et un jardin ; le curé de Moingt a des droits dessus.

    Et cum dictus dominus Jacobus Gaufridi nomine dicti hospitalis teneret nunc dictam domum infirmariae Modonii una cum omnibus bonis et tenuisse a tempore quo infirmi dictae infirmariae ultimo supplicio suis demeritis exigentibus, fuerunt traditi cruci...

    1440. ad causam dictae suam domus palatii Modonii

    1635. messier Gabriel Fouin prêtre prieur de Saint-Lazare près Moingt lez Montbrison et prébendier de la prébende de Cruzillies.

    1638. Ronchevol est chanoine de Notre-Dame. Payement d´une partie de la « ferme qu´il me doit de mon prioré de Saint-Lazare et de ma prébende de Cruzillis... »

    14 janvier 1670. Prise de possession des maisons ecuries et jardin dépendants de la chapelle de St Lazare, et d´un pré situé à Rigaud, au profit de MM. Les recteurs de l´Hôtel-Dieu et Hôpital général des pauvres enfermés de la ville de Montbrison.

    L´acte est passé « au devant de l´église Saint-Lazare ». possession des fonds, maisons et héritage appartenant et possédés ci devant par les pauvres lépreux habitant les bâtiments joignant à ladite chapelle Saint-Lazare et qui ont été déprins et abandonnés par iceulxs d´autant qu´il n´y a eu depuis longues années aucungs malades atteints de ladite maladie...

    Après être entré dans le bas du bâtiment dépendant de ladite maladerie et parlant à François de Vin locataire qui a dit tenir à louage une maison, escurie et jardin au pris de 6 £ par an, et étant monté de ladite maison en une autre étant en chault ( ?) au dessus de ladite chapelle s´est trouvé Claude Chappottoz autre locataire qui a dit tenir à semblable titre de louage autre maison jardin écurie et une terre (...) au prix de 14 £ par an. Et de plus a dit qu´il y a un pré situé à Rigaud dépendant desdits maisons et bâtiments, possédé à présent par le sieur Berthaud curé de Moingt. Lesquels fonds, bâtiments et autres choses...

    15 avril 1700. Bail à ferme, des recteurs de l´Hôtel-Dieu, à Etienne Brison vigneron demeurant à présent audit lieu de Saint-Lazare paroisse de Moingt, des « bâtiments de ladite malladrie avec leurs terres et dépendances ... »

    23 janvier 1721. Bail à ferme, des recteurs de l´Hôtel-Dieu, à André Guillaume garde de l´Hôtel-Dieu, demeurant à Montbrison, des terres dépendant de la maladerie de Saint-Lazare situés en la paroisse de Moingt vers la chapelle dudit Saint-Lazare... »

    AC Montbrison. Fonds de l´Hôpital de Montbrison

    Boîte 61, série C. Chemise C 3. Chapelle Sainte-Anne

    14 juillet 1635. Avant que la ville ne soit close de murs, les habitants de la rue de Moingt, de la Porcherie et autres au delà du Vizézy n´avaient d´autre paroisse que l´église paroissiale de Moingt (Mal écrit, pas tout lu, voir analyse de l´archiviste).

    L´usurpation de l´église (1673)

    23 août 1673. Les habitants des rues avoisinant la chapelle Sainte-Anne ont obtenu d´y recevoir les sacrements, leur église paroissiale (Moingt) étant éloignée. Mais on a établi à l´hôpital une communauté de religieuses hospitalières, qui ont besoin d´un choeur pour faire leurs exercices spirituels, on ne peut donc plus accueillir les habitants du lieu à Sainte-Anne, et le curé n´a pas à se plaindre puisque dans l´étendue de sa paroisse, qui est petite, il a « trois églises belles et toutes vacantes, une desquelles joinct la porte de la rue de Moingt, et dont on ne peut lui refuser l´usage ». La chapelle Sainte-Anne appartient à l´Hôtel-Dieu, depuis sa fondation par les comtes de Forez qui ont doté la chapelle d´un chapelain. Elle n´est pas l´annexe de Moingt, c´est le curé qui le prétend mais il n´a pas d´acte officiel (on parle seulement de fonctions curiales exercées depuis un temps immémorial). 7 octobre 1673. Le curé : l´église Sainte-Anne est annexe de celle de Moingt de toute éternité, d´ailleurs l´archevêque la visite à chaque visite pastorale etc.. Réponse des recteurs : rien ne prouve que Ste Anne soit annexe de Moingt (preuves à fournir : église construite aux frais des paroissiens de Moingt et bulle pontificale donnant le statut de l´église), au contraire... 28 décembre 1676. L´église Sainte-Anne est trop petite pour accueillir à la fois les fonctions curiales et les dévotions des religieuses (les 2 se gênent), elle ne peut contenir que 60 personnes, or elle appartient à l´Hôtel-Dieu car construite aux frais de son fondateur et pour son usage exclusif (disent les recteurs). Les recteurs proposent d´obtenir l´église Saint-Eloy « de ceux qui en sont les patrons, de leur acheter, joignant ladite église, un terrain assez grand pour faire un cimetière, et de faire les réparations nécessaires. Document joint. 1er chapitre. Il faut obtenir le consentement écrit des paroissiens et confrères de Saint-Eloy ; évaluer les réparations.. : il faut construire une sacristie, la carronner, la couvrir d´un plancher ou lambris et y faire des fenêtres garnies de ferrures, vitres et aragnées, et que pour placer les pierres des tombes et sépultures il faut auparavant poser une ceinture de pierres de taille au travers de ladite église Saint-Eloy pour soutenir les planchers ou carreaux dont elle est pavée... » 17 décembre 1673. Convention entre le curé de Moingt (« et de Sainte-Anne son annexe », Guillaume Berthaud) et le prêtre prébendier de Sainte-Anne (Claude Royet). [Sans date] Si Messieurs les recteurs vouloient faire réussir le dessein qu´ils ont de transporter les offices... en l´église Saint-Eloy, ils doivent par un préalable...(voir notes). Mémoire non daté début 17e. Rappelle la fondation de l´hôpital au 11e s. avec une chapelle qui joint la salle des malades et a les armes comtales sur la grande porte, par le comte de Forez ; après 1222 et la fondation de la collégiale et du quartier canonial, les environs se peuplent, surtout après la construction de l´enceinte en 1428. Les premiers habitants du faubourg sont pauvres, ils sont tolérés dans l´église. Puis les habitants s´enrichissent... et commencent les embrouilles. Les documents citant Ste Anne comme annexe de Moingt ne remontent pas avant le 15e s. Les recteurs partagent avec les habitants, jusqu´à ce que l´augmentation du nombre de religieuses (+ 8) vienne compliquer les choses : les recteurs prennent une partie de l´église pour en faire le choeur des religieuses, les habitants et le curé de Moingt s´y opposent. La transaction de 1673 règle la question : le choeur des religieuses subsiste mais les recteurs feront construire une tribune pour rendre des places aux paroissiens ; l´autel sera paré 6 mois par les uns, 6 mois par les autres, idem pour l´entretien de la lampe. Mais pas exécuté. Visite de l´archevêque en mai 1687 : fait exécuter la transaction, la tribune est construite. En 1700, reprise des hostilités : les religieuses, médecins et chirurgiens se plaignent du cimetière, trop petit et trop près de la salle des malades : insalubrité totale et grosses mouches l´été « qui désoloient les malades dans leur lis ». Ils demandent à l´archevêque de pouvoir déplacer le cimetière hors de la ville. Cela a été fait, semble-t-il en 1706. IA42001299

    A la suite : Mémoire pour la chapelle Saint-Lazare.

    A 200 pas de Montbrison, une maladrerie de lépreux. Il y a une chapelle dont le choeur est voûté et le reste couvert de charpente. Après la désunion de ces sortes de maladreries de l´ordre de Notre-Dame du Mont Carmel, elle fut jointe à l´Hôtel-Dieu de Montbrison. Les recteurs trouvent la chapelle en mauvais état, sans ornement, sans tableau sur l´autel, elle sert de grange au fermier de la maladrerie et même de repaire à des filles de mauvaise vie : les recteurs demandent à l´archevêque de pouvoir démolir la chapelle et employer les matériaux à la réparation de l´Hôtel-Dieu : après procès-verbal, le grand vicaire de Forez ordonne la démolition le 29 avril 1706. Mais les recteurs n´ont fait défaire que le couvert pour récupérer les matériaux et laissé le reste.

    4 mars 1729, Lyon. Lettre du vicaire général [de Forez aux recteurs de l´hôpital]. Permission accordée de démolir l´ancienne église pour bâtir une nouvelle église pour la paroisse Sainte-Anne et pour les religieuses.

    Le reste des documents de la chemise « n° 23 du sac T » : non lus.

    20 mai 1729. Georges Mosnier et Benoît Bernard, tous deux maîtres charpentiers et menuisiers de Montbrison, signent le prix fait de des ouvrages de maçonnerie, menuiserie, charpente et fourniture de matériaux, conformément au plan et dessin qui leur a été présenté le 31 mars 1729.

    Etat des avances que moi Mathieu Poyet notaire royal, receveur de l´hostel-Dieu ay fait pour la construction de l´église que l´on prétend faire. 1ères dépenses sans date puis 15 mars 1729 et après.

    - prix fait aux soldats grenadiers de ce bataillon pour démolir la chapelle de Saint-Lazare

    - prix fait à Léonard maçon pour démolir la muraille sur la rue

    - somme allouée à Bernard pour aller à Saint-Etienne pour conférer avec M. de Montorcier sur la pierre de taille nécessaire au portail de l´église, et les vitraux.

    - sommes pour transports de pierres de la chapelle St-Lazare (on parle de « massotiers » de pierre) ; puis on a des massotiers de pierres prises à Moingt. Massottiers de pierres de cadattes ou cadattes tout court. Pierre de taille pour la corniche.

    - Louis Sidon et Pierre Charles maçons travaillant à la construction de l´église ; Joseph Carly

    1er mai 1733. Convention entre les recteurs de l´Hôtel-Dieu et la paroisse, pour l´achèvement de la nouvelle église. (). Les habitants retirent l´opposition qu´ils avaient élevée contre la démolition de la chapelle St-Lazare (dont les matériaux ont servi à la nouvelle église) « et se rendent garant de la main levée d´opposition faite par les religieux de la Chaise-Dieu ».

    AC Montbrison. Fonds de l´Hôpital de Montbrison

    Inventaire de 1869, cote A1. 3 juillet 1696. Arrêt du conseil d´Etat privé du roi. Union de l´hôpital des pauvres et malades de la ville de Montbrison avec les biens et revenus des hôpitaux de de Saint-Bonnet-le-Courreau, Grézieux et Sury-le-Comtal, et la maladrerie de Moingt. L´entrée en jouissance de ces biens est fixée au 1er juillet 1675.

    AC Montbrison. Fonds de l´Hôpital de Montbrison

    Inventaire de 1869, cote E9, registre. 1696, 21 juin. Convention avec le R. P. Aymard, titulaire de la chapelle Saint-Lazare de Moingt, pour la prise de possessio de cette maladrerie par l´Hôtel-Dieu. 1696, 1er août. Réunion de la maladrerie de Grézieux à l´Hôtel-Dieu de Montbrison (en même temps que celles de Sury-le-Comtal et Saint-Bonnet-le-Courreau).

    Documentation iconographique

    [Vue cavalière simplifiée réalisée à l'occasion d'un procès soutenu par le chapitre de Montbrison. Plan de Montbrison et de Moingt]. Anonyme, 1732. Papier, encre sépia, lavis jaune, rouge, bleu. Ss éch., 60,5 x 101 cm. Ss éch., 60,5 x 101 cm. Lég., tampon. Texte en marge. (A. Diana, Montbrison)

    Bibliographie

    BAROU, Joseph. La maladrerie Saint-Lazare de Moingt. Village de Forez, n°12, octobre 1982. http://forezhistoire.free.fr/saint-lazare.html

    BERNARD, Auguste. Notices sur le théâtre.... p. 25

    « Il ne reste aujourd´hui pierre sur pierre de la léproserie de Moind, et qu´on ignorerait l´emplacement qu´elle occupa sous les noms de Croix de Ladres, donné naguère à une croix détruite aujourd´hui mais que j´ai vue ».

    FUNDAKOWSKA, Olivier. Recherche d´archives / sur le vieux bourg de Moingt. Service Régional d'Archéologie Rhône-Alpes. ms., Saint-Étienne, novembre 1990.

    Eglise Saint-Maurice

    V. Durand découvre, dans le clos Robert une plaque de ceinturon mérovingien, des ossements humains et un chrisme. Il semblerait que l´on soit ici en présence d´une nécropole, sans doute le cimetière associé à l´église Saint-Maurice, que des documents médiévaux situent dans le secteur (A. Diana. Terrier du doyenné de Moind, signé de Conchis, copie ancienne...).

    En 1898, lors d´un minage dans le clos, des fondations d´un bâtiment gallo-romain ont été trouvés (une piscine ?) (Villebonnet...p. 116) Sur l´enduit a été observé un graffiti représentant selon les témoins la figure symbolique du poisson.

    Ces éléments ont conduit ces chercheurs à situer l´église Saint-Maurice sur ces fondations : une chapelle paléochrétienne aurait alors été greffée à des substructions gallo-romaines, les habitants éprouvant le besoin de se mettre sous la protection d´un martyr, en l´occurrence lyonnais.

    Même si celle-ci est mentionnée jusqu´au XVe s. nous ne pouvons pas réellement la situer et la dater.

    Maladrerie

    Cette maladrerie, construite en 1140 par le comte Guy Ier, était située près de la source des Ladres (Villebonnet, p. 27). La première mention que nous ayons la concernant est celle de 1196 (F. 306). Ce texte évoque la construction d´une église associée à la maladrerie, que l´on peut donc dater de la deuxième moitié du XIIe s.

    On en ignore le vocable si ce n´est une simple mention de 1418 (inventaire sommaire, tII, p. 237), saint-Lazare."

    LAVENDHOMME, Marie-Odile. Carte archéologique de la Gaule 42 - La Loire Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1997

    REVEREND DU MESNIL, Clément-Edmond. Rapport sur l´excursion archéologique faite par la société de la Diana à Moingt, Champdieu, Chalain-d'Uzore et Montbrison, les 6 et 7 juillet 1879. In Bulletin de la Diana, t. 1, n°6, 1880. p. 171-247.

    La maladrerie eut son église particulière à la construction de laquelle le prieur de Savignieux s´opposa en vain : en 1198 le comte Guy autorise cette église à ce qu´elle sera soumise au prieur et que les oblations lui appartiendront (Huillard-Bréholles, Inventaire des titres des ducs de Bourbon, I ch. 32 ... Livre des compositions des comtes de Forez p. 625 et 637). Elle disparut avec l´hôpital en question et les débris servirent à la construction de la chapelle Sainte-Anne de Montbrison en 1215 et 1216 [sic. D´après les archives de l´Hôpital de Montbrison, la chapelle Sainte-Anne a été reconstruite entre 1706 et 1722 en utilisant des matériaux de démolition de la chapelle Saint-Lazare située à 200 pas de Montbrison, dans une ancienne maladrerie de lépreux réunie à l´Hôtel-Dieu de Montbrison].

    Huillard-Bréholles, Inventaire des titres des ducs de Bourbon, I-188 : charte de juin 1301 : un donat de la maladrerie de Moind a épousé une infirme de la maladrerie de Sainte-Agathe (...).

  • Délibérations communales concernant les moulins de Moingt, et moulins étudiés

    AC Moingt. Registre des délibérations de la commune de Moingt, côtes 1D1 Moingt : 28 sept. 1788 9 janv. 1794 ; 1D2 Moingt : 31 janv. 1794 - 21 oct. 1805 ; 1D3 Moingt : 8 oct. 1808 - 23 juil. 1837 ; 1D4 Moingt : 4 mai 1838 - 20 déc. 1853 ; 1D5 Moingt : 2 fév. 1854 - 16 juin 1869 ; 1D9 Moingt : 24 mai 1915 - 10 déc. 1934 ; Délibérations concernant les moulins de Moingt

    20 floréal an II (9 mai 1794)  : loi concernant les bluteaux et les tamis fins. Jean-Baptiste Beynet ( ?) boulangerscellés sur les portes et le trou du moulin, le moulin étant dans la boulangerie, idem chez le Groze, boulanger ; Lyotier Boulanger, Michel Cantal, boulanger.

    15 pluviôse an III (3 février 1795) . Michel Cantal est fermier du domaine national appelé Cindrieux, dépendant des biens du rebelle de Punctis. Il est situé entre le Cotayet et le béal du moulin de la Roche. Ce moulin a été vendu par Punctis à Mathieu Duchez.

    27 juillet 1832. Il faut réparer le pont du Surizet. Il faut aussi : construire une passerelle au moulin de Bénévent ; réparer le pont de la Roche et des carrières ; un abreuvoir auprès du pont neuf (du Surizet je pense).

    25 novembre 1827. Expertise cadastrale. Usines de la commune : moulin de Mathieu Duché, revenu 120 £ ; moulin de Jean Legrand, revenu 100 £.

    4 mai 1838. Le CM apprend par une affiche collée à Bard que M. de Soultrait veut aménager un moulin sur le béal de la Caserne (qui prend dans la rivière de Vignol, c´est à dire le Cotayet). Cela causera un préjudice à Moingt : Soultrait devra augmenter le débit du bief au détriment du Cotayet, ce qui privera la commune d´eau en été : vu qu´il n´y a pas de fontaine, homme et bêtes boivent l´eau de la rivière. En été ils vont au béal du moulin de la Calle, qui ne tourne alors que 2h par jour, quand l´écluse est pleine. Rappel d´une pétition du 20 février 1837 contre la création du béal de la Caserne par la commune de Montbrison.

    6 août 1839. Le bourg doit s´équiper de fontaines ; la prise d´eau sera au dessous du moulin à huile Favier, le meunier s´étant opposé à la prise d´eau dans une de ses écluses, la commune avait d´abord pensé l´exproprier.

    8 mai 1840. Béal de la Caserne. Il existe depuis moins de 30 ans ; détourne l´eau d´un des deux ruisseaux qui se rejoignent à Ecotay ; part de Jambin ; la caserne a depuis été cédée à l´Etat. Cela engendre une pénurie d´eau à Moingt, surtout pour les usines ; la commune veut se pourvoir en justice.

    8 novembre 1846. Amable Favier meunier à Moingt demande la cession d´une parcelle de communal à la Roche (en fait pas communale).

    30 décembre 1860. Il faut changer les deux planches qui forment la passerelle du Cotayet, face au moulin du sieur Drutel.

    30 mars 1926. Moulin Moulard. Convention Moulard - commune : feuille collée dans le registre : M. Moulard Joannès, propriétaire meunier, demeurant à Moingt, à Roche, accepte ce qui suit : la commune de Moingt cède à M. Moulard J. pour une durée de 30 ans un débit d´eau potable gratuit de 200 L/jour, mesurés au compteur. En cas de vente du moulin, ou en cas de décès de M. Moulard, le bénéfice de la dite concession sera transférée de droit à l´acquéreur ou à l´héritier du moulin.

    M. Moulard établira sur le chemin privé donnant accès aux deux moulins et leur appartement sa canalisation d´emmenée, laquelle sera sa propriété propre. Par le présent accord M. Moulard s´engage à laisser à la commune toute liberté concernant la dérivation des eaux nécessaires pour faire face aux obligations contractuelles. Le coût sera pour les 30 ans de 1080 F. Tout dépassement de la quantité d´eau concédée gratuitement sera payé aux tarifs et selon les règlements en vigueur.

    Moulins étudiés

    Moulin dit de la Roche actuellement maison : 1986 AD 98, 100, 285 (réf. Mérimée n° IA42002785)

    Moulin actuellement maison : 1986 AD 104, 105, 286 (réf. Mérimée n° IA42002786)

    Moulin dit moulin d'en-bas : 1809 B2 335, 337 à 339 ; 1986 AR 88, 90, 619, 620 (réf. Mérimée n° IA42003612)

  • Sources archivistiques citant plusieurs lieux-dits de la commune de Moingt. Dufour, 1946

    DUFOUR, J.-E. Dictionnaire topographique du Forez et des paroisses du Lyonnais et du Beaujolais formant le département de la Loire. Mâcon : imprimerie Protat frères, 1946.

    Bruchet (le) (col. 112). Pratum al Bruschet, 1250 (Cart. Des francs-fiefs, p. 134). Vinea sita al Bruchel, 1272 (Chart. Du Forez, n° 160, p. 2). Versus lo Bruchet, 1345 (terr. Bruni, f° 10 v°). Iter vetus nuncupatum del Muret tendens de Modonio apud Bruchetum, 1448 (terr. Crepelli, f° 13 v°). Bruchet, 18e siècle (Cassini).

    Montagneux (col. 586). Apud Montaigneo, 1345 (terr. Bruni, f° 5). Apud Montaignio, 1345 (ibid., f° 8). Territorium de Montagnieu, 1448 (terr. Crepelli, f° 2)à. Montagnieu, 18e siècle (Cassini). Montagnieux, 1887 (Atlas cant.). Montagneux, 1926 (recens.)

    Peurelles (col. 771). Les Peurelles, 1246 (La Mure - Chanteclauze, t. III, p. 57). Via de les Peurelles, 1251 (Chart. Du Forez, n° 328, p. 1). Vinea sita en les Peurelles, 1287 (ibid., n° 764, f° 2). Territoire des Peurelles aultrement des ArsLes peurelles alias an loz ars, 1532 (terr. Paparin, f° 145)

    Surizet (Col. 961). Poncius de Suriset, 1216 (Chart. Du Forez n° 27, p. 1). Matheus del Sirisier, 1316 (B 1852, f° 90). Dominus Martinus del Surzier, 1339 (B 2048, f° 22 v° et 25). Matheus Javaudans de Syuricet, 1343 (terr. Bruni, f° 10 v°). El Sirizet, 1343 (B 2048, f° 41 v°). Surisetz, 1345 (terr. Bruni, f° 9 v°). Cirizet, 1346 (B 2048, f° 67 v°). Surizet, 1448 (terr. Crepelli, f° 28). Le chemin tendant du Pont de la Roche a Suriset, 1551 (terr. Paparin, f° 173). Surizet, 18e siècle (Cassini).

  • Synthèse des constructions des différentes fontaines, ou pompes fontaines, de Moingt d´après les archives communales de Moingt et départementales de la Loire

    En 1839, souhait de la commune d´équiper le bourg de 3 fontaines. Une somme de 4000F est votée. La prise d´eau s´effectuera au dessous du moulin à huile Favier, mais le meunier n´accepte pas la prise d´eau. Les propriétaires de Cindrieux autorisent celle-ci dans leur bief.

    En 1843 le conseil municipal fait appel à l´abbé Paramelle, sourcier « bien connu » qui trouve une source chez un particulier.

    En 1849 le conseil municipal souhaite construire une pompe à balancier sur la place Saint-Jean à la place du puits qui s´y trouve ; M. Charles Auguste Gardet, ferblantier de Montbrison est chargé de son installation et M. Bertholet Mathieu aîné, carrier de Moingt construira le massif en pierre avec un chapiteau. En 1852 un devis pour travaux à la construction d´une pompe dans le bourg de Moingt est réalisé ; s´agit-il de la même pompe envisagée place Saint-Jean ?)

    En 1852 il est demandé le rétablissement d´une pompe fontaine sur le « grand chemin » (un devis est réalisé par M. Brivet, agent voyer de Montbrison). L´entrepreneur Lambert a creusé un puits pour la fontaine réclamée, mais abandonné par manque d´eau ; il est décidé d´en creuser un autre à l´angle de la maison Dupré.

    La même année, une déclaration d´utilité publique est faite pour l´établissement d´une pompe fontaine dans le clos de M. Genebrier pour desservir le quartier du grand chemin.

    En 1853 une pompe fontaine est établie au quartier du château ; M. Bertholet Jean, carrier de Moingt, est adjudicataire du devis dressé par Favier, maire de Moingt, le 27 novembre. Cette année là deux pompes fontaines sont en voix d´exécution pour que le bourg soit suffisamment pourvu en eau. Le procès verbal du 29 septembre 1853 est censé vérifier les travaux exécutés par le sieur Lambert, maître-maçon de Montbrison pour l´établissement des 2 pompes fontaines dites de Chautard-Duroure et Gérossier.

    La pompe fontaine de la place du Château est réalisée et aussitôt modifiée. Pourtant une lettre du maire au préfet précise en décembre 1859 le devis des travaux à effectuer pour la pompe fontaine à la place du Château et le procès verbal d´adjudication des travaux à faire.

    En 1854, la pompe placée le long de la grande route est placée sur un terrain acquis à M. Méjasson en 1853.

    En 1862 le bourg manque toujours d´eau potable, et celle des pompes fontaines est de mauvaise qualité. Il est donc débloqué la somme de 150 F pour envisager l´aménagement de pompes fontaines alimentées par le Cotayet.

    En 1864, même constat de pénurie d´eau potable et difficulté d´établir la prise sur la rivière « sur laquelle sont établies des usines assez importantes » Dès lors, la commune décide de se réintéresser aux trois sources repérées par l´abbé Paramelle en 1843 et une somme de 300 F est votée pour faire des fouilles sur ces sites.

    En 1869, on imagine qu´en creusant des puits ou des réservoirs près de la rivière on pourrait avoir de l´eau potable filtrée par les graviers. La somme de 500 F est votée pour faire les fouilles d´un réservoir près du pont des Carrières.

    En 1893, un rapport de l´ingénieur ordinaire du service hydraulique est rédigé à la demande des habitants de Bard et de Moingt qui se plaignent de l´irrigation des prairies en amont du Cotayet qui engendre une pénurie d´eau. Le bief des espagnols qui sert à la lessive et au nettoyage des latrines de la caserne est aussi incriminé

    En 1897 est effectuée la réfection es conduites d´eau du lavoir et de la fontaine de la rivière du Cotayet. Le conseil municipal, en 1896, a demandé l´autorisation d´établir un barrage sur la rivière pour alimenter la conduite d´eau de la fontaine et du lavoir public ; M. Motard, propriétaire d´un moulin en amont de la prise commune, propose, plutôt qu´un barrage, de modifier l´emplacement de la prise, ce que la commune entendra.

    En 1922 les fontaines sont au nombre de 15 : cour de l´école de filles / cour de l´école de garçons / Place de l´ancienne mairie / angle maison Thinet Claude / Place du château, maison Besson / La Croix, propriété Durel-Poyet / Les 4 chemins, maison Durel / café Duroure / café Drutel / Panorama, maison Monnier / pont des carrières / pont de la route Saint-Anthème / pont du Sevignet / Purelles, angle route de St-Anthème et maison Fournier / Rigaud, maison Epinal.

    Archives concernant les fontaines et pompes fontaines de la commune de Moingt

    AC Moingt 2W12 1830-1970. Documents concernant les pompes fontaines de Moingt

    29 septembre 1853. Procès verbal de vérification des travaux exécutés par le sieur Lambert, maître maçon à Montbrison pour l´établissement de 2 pompes fontaines dans le bourg de Moingt : Puits dit Chautard Duroure (foré à 7m. de profondeur) et le puits dit Gérossier.

    19 février 1853. Etablissement d´une pompe fontaine au quartier du château. M. Bertholet Jean, carrier entrepreneur au bourg de Moingt, déclare avoir reçu 350F pour la pompe construire sur la place du château. Adjudication du 27 novembre 53. Devis dressé par Favier, maire de Moingt.

    30 décembre 1852. Déclaration d´utilité publique pour l´établissement d´une pompe fontaine dans le clos du sieur Genebrier pour desservir le quartier du grand chemin.

    4 juillet 1852. Devis des travaux à exécuter pour la construction d´une pompe dans le bourg de Moingt

    5 août 1849. Le conseil municipal est d´avis de construire une pompe sur la place Saint-Jean à la place du puits qui s´y trouve et pour cela nous en chargeons M. Charles Auguste Gardet, ferblantier de Montbrison. La pompe aura 9 m. de long, elle sera à balancier, elle aura 2 m. en cuivre rouge, le reste en plomb. Le jet sera en cuivre jaune donnant un pouce d´eau. Le corps en cuivre aura 3,5 pouces de diamètre. Le corps en plomb aura 15 lignes de diamètre et 1,5 lignes d´épaisseur. Le tout pour 215F.

    9 août 1849. M. Bertolet Mathieu aîné, carrier demeurant à Moingt, construira la pompe sur la place Saint-Jean pour ce qui regarde la maçonnerie. Elle se composera d´un massif qui aura 12 pierres plus d´un chapiteau d´une seule pièce qui aura 1 pied de hauteur. Ce massif s´élèvera à 6 pieds de hauteur non compris le chapiteau. Le chapiteau aura une solive de 2 pouces. Une pierre de 6 pouces d´épaisseur bouchera le puits. Un anneau servira à la lever. Cette pierre aura une foulure de 3 pouces.

    26 novembre 1853. Pompe fontaine sur la place du Château, bourg de Moingt. La maçonnerie à peine seiche actuellement existante sera démolie à 0,30 de profondeur et refaite à pierres et à chaux sur 0,50 m. d´épaisseur.

    15 août 1897. Réfection des conduites d´eau du lavoir et de la fontaine dite de la rivière (rivière du Cotayet). Par une délibération en date du 7 juin 1896, le conseil municipal a demandé l´autorisation d´établir un barrage sur la rivière du Cotayet pour alimenter la conduite d´eau de la fontaine et du lavoir public. A la suite de la visite des lieux faite le 4 mai 1897, les observations de M. Motard, propriétaire d´un moulin situé en amont de la prise d´eau projetée, et reconnaissant qu´il suffira pour alimenter convenablement la fontaine et le lavoir de la commune, de prolonger la conduite actuelle jusqu´en un point de la rivière ou l´alimentation de la conduite pourra s´effectuer sans le secours d´un barrage. Le conseil municipal renonce à celui-ci.

    AC Moingt. Registre des délibérations de la commune de Moingt : 1D4 Moingt : 4 mai 1838 20 déc. 1853 / 1D5 Moingt : 2 fév. 1854 16 juin 1869 / 1D8 Moingt : 10 juil. 1900 28 fév. 1915 / 1D7 Moingt : 20 avril 1883 17 juin 1900 / 1D6 Moingt : 4 août 1869 1er avril 1883. Ensemble des délibérations concernant les fontaines ou pompes fontaines de Moingt

    6 août 1839. Le bourg doit s´équiper de fontaines : vote de 4000 F pour ces travaux. La prise d´eau sera au dessous du moulin à huile Favier (le meunier s´étant opposé à la prise d´eau dans une de ses écluses, la commune avait d´abord pensé l´exproprier). les propriétaires de Cindrieux autorisent la prise d´eau dans leur bief.

    10 août 1840. 4000 F ont été votés pour faire 3 fontaines. Premiers relevés de niveaux par Dulac : la prise d´eau envisagée ne convient pas, il faut prendre de l´eau dans la 2e écluse.

    7 mai 1843. L´abbé Paramelle, sourcier bien connu, doit bientôt se rendre dans la Loire : le CM veut lui demander de venir chercher des sources à Moingt.

    9 novembre 1843. L´abbé Paramelle a donc été invité à chercher des sources dans la commune ; il en a trouvé une chez un particulier.

    27 août 1849. 251 F au budget pour les fontaines à aménager. C´est insuffisant. On mettra plutôt des pompes.

    11 juillet 1852. Demande du rétablissement d´une pompe sur le grand chemin en face de l´auberge Chautard. Devis de Brivet agent voyer de Montbrison.

    8 novembre 1852. L´entrepreneur Lambert a creusé un puits pour la fontaine demandée sur le grand chemin ; mais le projet doit être abandonné par manque d´eau. On décide de creuser un autre puits à l´angle nord-ouest de la maison Dupré (source qui alimente les maisons Champier et Dupré).

    11 juillet 1852. Il faut aménager un conduit pour l´écoulement des eaux pluviales hors de la cave de l´école ; il recevra aussi les eaux de la fontaine de la place Saint-Jean.

    5 mai 1854. Pompe placée le long de la grand route, sur un emplacement acquis à M. Méjasson en 1853.

    16 février 1862. On manque toujours d´eau potable au bourg, celle des pompes est de mauvaise qualité. 150 F sont votés pour faire faire une étude préliminaire à l´aménagement de fontaines alimentées par le Cotoyet.

    2 août 1864. Toujours manque d´eau. On ne peut pas établir de fontaines sur la rivière « sur laquelle sont établies des usines assez importantes. En 1843, l´abbé Paramelle avait situé trois sources. On vote 300 F pour faire les premières fouilles sur ces sites.

    4 août 1869. En creusant des puits ou des réservoirs près de la rivière on pourrait avoir de l´eau potable filtrée par les graviers. Vote de 500 F pour faire les fouilles d´un réservoir près du pont des Carrières.

    25 août 1893. Rapport de l´ingénieur ordinaire du service hydraulique. Plainte des habitants de Bard et Moingt contre l´irrigation des prairies pratiquées sur le cours supérieur du Cotayet, qui cause une pénurie d´eau. Le bief des Espagnols qui sert à la lessive et au nettoyage des latrines de la caserne est aussi incriminé. Projet de règlement : interdiction d´arrosage entre 4h et 20h.

    24 septembre 1922 : les fontaines seront du système incongelable et que sauf modifications ultérieures, elles seront au nombre de 15, à savoir : cour de l´école de filles / cour de l´école de garçons / Place de l´ancienne mairie / angle maison Thinet Claude / Place du château, maison Besson / La Croix, propriété Durel-Poyet / Les 4 chemins, maison Durel / café Duroure / café Drutel / Panorama, maison Monnier / Pont des carrières / pont de la route Saint-Anthème / pont du Sevignet / Purelles, angle route de St-Anthème et maison Fournier / Rigaud, maison Epinal.

    AD 42 Série O 1060. Commune de Moingt. Documents concernant les problématiques de l´eau sur la commune de Moingt

    2 août 1864 : aujourd´hui plus que jamais la population étant totalement privée d´eau potable, il est urgent de s´occuper de l´établissement de fontaines, qu´attendu les difficultés que représente le projet d´après lequel l´eau serait prise dans la rivière sur laquelle sont établies des usines assez importantes, il conviendrait de voir s´il ne serait pas possible de trouver l´eau ailleurs.

    16 février 1862 : Beaucoup d´habitants du bourg se plaignent depuis longtemps du manque d´eau potable par suite de l´insuffisance et de la mauvaise qualité de celle que les pompes actuelles fournissent. Il faudrait établir des fontaines dont l´eau serait dérivée de la rivière du Cotayet. Il est donc d´avis de faire faire les études préliminaires à la réalisation de ce projet.

    16 mars 1853 : lettre au préfet : la commune de Moingt a fait de nombreuses et grandes dépenses depuis quelques années : l´église a été réparée, le cimetière est sorti du centre du Bourg, une belle maison commune s´est élevée, les rues se réparent et s´embellissent, et enfin elle est en voix d´exécution de deux pompes fontaines pour que le bourg soit suffisamment pourvu d´eaudemande de secours

    05 décembre 1859 : lettre du maire au préfet : devis des travaux à exécuter pour la pompe fontaine à la place du Château, avec le PV d´adjudication des dits travaux.

    11 juillet 1852 : extrait registre délib du CM : établissement d´une pompe fontaine sur la route n°5, vis à vis l´auberge Chantard, devis détaillé de M. Brivet, agent voyer de Montbrison

    16 avril 1842 : demande d´imposition de 4000F destiné à la construction de fontaines et de 2000F pour réparer l´église

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Montbrison. Fonds de l´Hôpital de Montbrison. Archives concernant la maladrerie de Moingt Boîte 89. Hôpital de Sury-le-Comtal. Maladrerie de Grézieux. Léproserie de Moingt. Chemise Maladrerie de Moingt.

  • AC Montbrison. Fonds de l´Hôpital de Montbrison. Boîte 61, série C. Chemise C 3. Chapelle Sainte-Anne.

  • THIOLLIER, Félix, Noël. Art et archéologie dans le département de la Loire. Saint-Etienne, 1898.. In Centre d'études foréziennes. Edit : Publication de l'Université de Saint-Etienne, 1970

  • THIRION, Philippe (sous la direction de). Les thermes antiques d´Aquae. Montbrison - Moingt (Loire). 1991. DRAC, SRA, Lyon (rapport de fouilles)

  • THIRION, Philippe, BLIN, Olivier, HURTIN, Stéphanie, LE BARRIER, Christian. Les thermes antiques d´Aquae Segetae et le prieuré médiéval de Sainte-Eugénie à Montbrison - Moingt (Loire). DRAC, SRA, Lyon, 1993 (rapport de fouilles)

  • VOYEZ, Christophe , DUMOULIN, François. Moingt / Bourg castral / Sondages octobre 1990. Service Régional d'Archéologie Rhône-Alpes. Dépôt de fouilles départemental de Roanne. ms., 1990.

Documents figurés
  • AD Loire. 1682VT12_42. --42- / Commune de Montbrison / Commune de Moingt. / Section C dite du Bruchet / 2e et dernière Division / - / échelle de 1 à 2500. 1 dess. : encre noire, lavis rose, bleu et jaune sur papier rigide.

  • Plan de situation des sites archéologiques de Moingt. In BOUVIER, Alégria, SAVINO Véronique.Montbrison-Moingt (Loire) : 6 rue de l'ancienne mairie. Lyon : Service de l'archéologie Rhône-Alpes, août 2003

  • Table de Peutinger (détails) / 11 dess. : encre sur parchemin (folios d'environ 34 cm de haut, longueyr totale 6,74 m). 1265 (Musée national d'Autriche). <Accès URL : http ://www.euratlas.net/cartogra/peutinger/1_gallia/gaule_7_3_fr.html> ; <URL : http ://www.onb.ac.at/ >

    Document réalisé en 1265 par un moine de Colmar, découvert en 1494 par Conrad Meissel, alias Celtes et remis en 1507 à Conrad Peutinger, antiquaire à Augsbourg.

  • AD Loire. 1682VT12_36. --42- / M. Ducolombier Préfet / M Payan Directeur / M. Bouboissel Ingénieur / Mr Costaing Géomètre du cadastre / Cadastre Parcellaire / du Département de la Loire / - / Arrondissement de Montbrison / Commune de Moingt / Tableau d´assemblage / Echelle de un à 5000 / - / Commencé par le géomètre du cadastre soussigné / Achevé par le Sr Durieux, géomètre secondaire. 1 dess. : encre noire, lavis rose, bleu et jaune sur papier rigide.

  • AD Loire. 1682VT12_37. --42- / Moingt / Section A1 / Du Bourg / Première Division à L´Echelle d´un à / 1250. Levée par Mr Costin Géomètre de 1ère classe. 1 dess. : encre noire, lavis rose, bleu et jaune sur papier rigide.

  • AD Loire. 1682VT12_38. --42- / Cadastre Parcellaire / du Dépt. De la Loire / - / Arrondissement & Canton de Montbrison / Commune de Moingt. / - / Section A dite du Bourg / 2e Division / - / Commencé par le géomètre du cadastre soussigné / Achevé par le Sr Durieux, géomètre secondaire. / Echelle de 1 à 2500. 1 dess. : encre noire, lavis rose, bleu et jaune sur papier rigide.

  • AD Loire. 1682VT12_39. -42- / Cadastre Parcellaire / du Dépt. De la Loire / - / Arrondissement & Canton de Montbrison / Commune de Moingt. / - / Section B dite du Surizet / 1ère Division / - / Commencé par le géomètre du cadastre soussigné et / Achevé par le Sr Durieux, géomètre secondaire. / Echelle de 1 à 2500. 1 dess. : encre noire, lavis rose, bleu et jaune sur papier rigide.

  • AD Loire. 1682VT12_40. -42- / Cadastre Parcellaire / du Dépt. De la Loire / - / Arrondissement & Canton de Montbrison / Commune de Moingt. / - / Section B dite du Surizet / 2e Division / - / Commencé par le géomètre du c[adastre soussigné et] / Achevé par le Sr Durieux, [géomètre secondaire. / Echelle de 1 à 2500.] 1 dess. : encre noire, lavis rose, bleu et jaune sur papier rigide.

  • AD Loire. 1682VT12_41. --42- / Cadastre Parcellaire / du Dépt. De la Loire / - / Arrondissement & Canton de Montbrison / Commune de Moingt. / - / Section C dite du Bruchet / 1ère Division / - / Commencé par le géomètre du cadastre soussigné et / Achevé par le Sr Durieux, géomètre- Arpenteur.[ / Echelle de 1 à 2500.] 1 dess. : encre noire, lavis rose, bleu et jaune sur papier rigide.

  • AD Loire. 1682VT12_42. --42- / Commune de Montbrison / Commune de Moingt. / Section C dite du Bruchet / 2e et dernière Division / - / échelle de 1 à 2500. 1 dess. : encre noire, lavis rose, bleu et jaune sur papier rigide.

  • AD Loire. 1682VT12_43. --42- / Cadastre Parcellaire / du Dépt. De la Loire / - / Arrondissement & Canton de Montbrison / Commune de Moingt. / - / Section D dite des Granges / 1ère Division / - / Commencé par le géomètre du cadastre soussigné et / Achevé par le Sr Durieux, géomètre secondaire. / Echelle de 1 à 2500. 1 dess. : encre noire, lavis rose, bleu et jaune sur papier rigide.

  • [Vue cavalière simplifiée réalisée à l'occasion d'un procès soutenu par le chapitre de Montbrison. Plan de Montbrison et de Moingt]. Anonyme, 1732. Papier, encre sépia, lavis jaune, rouge, bleu. Ss éch., 60,5 x 101 cm. Ss éch., 60,5 x 101 cm. Lég., tampon. Texte en marge. (A. Diana, Montbrison)

    Vue partielle de la commune de Montbrison en 1732. Vue cavalière (A. Diana) B Diana Montbrison
  • MOINGT. - Vue générale Edition Mertens et Jabouley / Mertens et Jabouley (éditeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle [1909, tampon de la poste] (Coll. Part. L. Tissier).

  • Institution V. de Laprade. Monplaisir - Le Temple / Cl. H. Teissaire / Phototypie COMBIER MACON. Combier : imprimeur, Teissaire : photographe, phototypie. (carte postale) : N&B. 2e quart 20e siècle [1931, tampon de la poste] (Coll. Part. L. Tissier).

  • Carte de Cassini. La carte de Cassini ou carte de l'Académie est la première carte générale et particulière du royaume de France. Il serait plus approprié de parler de carte des Cassini, car elle fut dressée par la famille Cassini, principalement César-François Cassini (Cassini III) et son fils Jean-Dominique Cassini (Cassini IV) au XVIIIe siècle. Mort en 1784, César-François Cassini ne verra jamais l'achèvement des levés. Son fils, Jean-Dominique finit les travaux de son père. L'échelle adoptée est d'une ligne pour cent toises, soit une échelle de 1/86 400 (une toise vaut 864 lignes). Les levés ont été effectués entre 1756 et 1789 et les 181 feuilles composant la carte ont été publiées entre 1756 et 1815.

  • MOINGT. - Pont des Carrières sur le Moingt / Edition Girard, tabacs - Cliché Teissaire. Girard : éditeur, Teissaire : photographe, 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle. [Coll. Part. L. Tissier)

Bibliographie
  • BAROU, Joseph. L´église et la paroisse Sainte-Anne de Montbrison. http ://claude.latta.pagesperso-orange.fr/printem2.html

  • DUFOUR, J.-E. Dictionnaire topographique du Forez et des paroisses du Lyonnais et du Beaujolais formant le département de la Loire. Mâcon : imprimerie Protat frères, 1946.

  • FUNDAKOWSKA, Olivier. Recherche d´archives / sur le vieux bourg de Moingt. Service Régional d'Archéologie Rhône-Alpes. ms., Saint-Étienne, novembre 1990.

  • GARDES, Gilbert (dir.). Grande encyclopédie du Forez et des communes de la Loire. T. 4. Montbrison et sa région. Le Coteau : Horvath, 1985

    p. 94-96
  • GRAND, Jean-Pierre. Moingt à l´époque gallo-romaine. Edit. : J.-P. Grand, 1976.

  • LA MURE, Jean-Marie de, chanoine. Histoire ecclésiastique du diocèse de Lyon. Lyon : Marcellin Gautherin, rue Confort, à la Justice, devant l'Hôtel-Dieu, 1671.

  • LATTA, Claude. Histoire de Montbrison. Lyon : Horvath, 2e éd., 1994.

  • LAVENDHOMME, Marie-Odile. Carte archéologique de la Gaule 42 - La Loire Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1997

  • RENAUD, Jean. MOINGT. Aquae Segetae 'Le Vichy des Ségusiaves'. In Centre d'études foréziennes. Edit : Publication de l'Université de Saint-Etienne, 1970

  • THIOLLIER, Félix. Le Forez pittoresque et monumental, histoire et description du département de la Loire et de ses confins, ouvrage illustré de 980 gravures ou eaux-fortes, publié sous les auspices de la Diana... Lyon : Imprimerie A. Waltener, 1889 (2 vol.)

  • VACHET, Adolphe (abbé). Les paroisses du diocèse de Lyon : archives et antiquités. Abbaye de Lérins ; Imprimerie M. Bernard,1899. 752 p. ; 27,5 cm.

Périodiques
  • BERNARD, Auguste. Notice sur le théâtre antique et les autres monuments historiques du bourg de Moind (près de Montbrison). Paris : Impr. d'E. Duverger, 1849.

  • REVEREND DU MESNIL, Clément-Edmond. Rapport sur l'excursion archéologique faite par la société de la Diana à Moingt, Champdieu, Chalain-d'Uzore et Montbrison, les 6 et 7 juillet 1879, Bulletin de la Diana, t. 1, n°6, 1880

  • ROCHIGNEUX, Thomas. Découvertes archéologiques à Moingt. Bulletin de la Diana, t. III, 1886, p. 308-317.

  • ROCHIGNEUX, Thomas. Fouilles de Moingt. Congrès archéologique de la France, LIIe session, Montbrison, 1885 ; Paris, 1886, p. 117-130.

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