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Pont ferroviaire dit viaduc de la Méditerranée, ou dit viaduc de Chasse ou dit viaduc de Givors, actuellement pont ferrovière en arc

Dossier IA69006554 inclus dans Présentation de l'étude des points de franchissement du Rhône en région Rhône-Alpes réalisé en 2010
Précision dénomination pont ferroviaire
Appellations viaduc de la Méditerranée, ou viaduc de Chasse, ou viaduc de Givors
Dénominations pont
Aire d'étude et canton Rhône-Alpes - Givors
Hydrographies Rhône
Adresse Commune : Grigny
Lieu-dit : 69 Grigny les Arboras 69 Ternay
Précisions oeuvre située en partie sur la commune Ternay

L'ancien pont ferroviaire, dit viaduc de la Méditerranée, mis en oeuvre par la Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), a été construit en 1856. Avant la guerre de 1914, il avait déjà été envisagé le remplacement des arches avariées par des poutres droites. Ce projet est abandonné au profit d'un renforcement de l'ouvrage. Les travaux, engagés en 1924, sont, comme à La Voulte, confiés à l'entreprise Boussiron et dirigés par le même Louis de Boulongne, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées et ingénieur en chef des Constructions métalliques du PLM. Ils consistent notamment à l'enrobement des arches en fonte par du ciment Portland (cf Fig. 4, légende). Des dalles en béton armé sont adjointes (annexe n° 1). S'il est épargné en 1940, l'ouvrage est presque complètement anéanti quatre ans plus tard. Les bombardements de 1944 endommagent fortement les piles, ébranlent les trois travées de la rive droite et détruisent la première de la rive gauche ; seule la quatrième travée reste debout. Après rétablissement provisoire de la circulation dès le 8 mai 1945, notamment par la mise en place d'un pont Eiffel (annexe n° 2), la SNCF envisage de reconstruire un nouvel ouvrage plus adapté au trafic de l'époque ; ce dernier réutilise les culées et les fondations des deux piles de rive de son prédécesseur.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Dates 1856, daté par travaux historiques
1924
Auteur(s) Auteur : PLM, maître d'oeuvre, attribution par travaux historiques
Auteur : Boussiron, entrepreneur, attribution par travaux historiques
Auteur : Boulongne Louis de, ingénieur, attribution par travaux historiques
Auteur : SNCF, maître d'oeuvre, attribution par travaux historiques

Bien que portant parfois l'appellation de viaduc de Chasse ou de Givors, l'ancien pont ferroviaire n'était implanté sur aucune de ces deux dernières communes, mais franchissait le Rhône entre Grigny et Ternay, à l'emplacement du pont actuel qui l'a remplacé. L'ouvrage était composé de cinq travées de 40 m d'ouverture environ. Le tablier offrait une structure métallique ajourée constituée de cinq arches en fonte, séparées par des appuis maçonnés (pierre de taille) : quatre piles en rivière, de forme oblongue, et deux culées (culée passante en rive gauche). Des éléments en acier et béton armé furent adjoints pour renforcer la structure en 1924 (annexe n° 2). Le tablier semblait porter, outre deux voies ferroviaires, un passage piéton ; il était bordé de parapets métalliques (en fer forgé ?). Les vestiges de ses culées et piles de rives sont réutilisés dans le pont en arc actuel. (Voir annexe n° 3).

Murs fonte
pierre
acier
pierre de taille
béton armé
Typologies pont à poutre cintrée
États conservations détruit, vestiges

Repérage icono.

Statut de la propriété propriété d'une société privée

Annexes

  • Transformation de 1924 (extr. de : ESQUILLAN, N. La reconstruction du viaduc de la Méditerranée sur le Rhône entre Givors et Chasse [2 parties]. Travaux, mai et juin 1951, 35e année, n° 199, p. 348 :

    L'ancien pont ferroviaire "devenu insuffisant après la guerre 1914-1918 et ne pouvant plus assurer le passage des locomotives les plus lourdes [...], il fut renforcé en 1924 selon un procédé imaginé et mis au point par M. de Boulongne, Ingénieur en chef des Constructions métalliques à la Compagnie PLM et M. Boussiron. Ce procédé déjà appliqué au viaduc de la Voulte comprenait : la réparation des âmes en fonte par soudure électrique ; l´augmentation de l´inertie des arches en fonte par l´adjonction d´une table en béton armé continue à l´intrados et d´un tablier formant extrados de l´arc dans la partie centrale ; le remplacement du contreventement en fonte par des cadres triangulés en acier, fixés par des boulons."

  • Extr. de : MARREY, Bernard. Les ponts modernes 20e siècle. [Paris] : Picard, 1995, Le viaduc de La Méditerranée, p. 162) :

    Le viaduc de La Méditerranée "doit son nom au fait qu'il relie les deux voies ferrées qui longent les rives du Rhône qu'il franchit entre Chasse et Givors [sic], à une trentaine de km au sud de Lyon. Le pont primitif, bombardé en 1944, n'avait plus qu'une travée intacte, trois autres étant endommagées et la cinquième détruite.

    Le plus urgent était le rétablissement de la ligne sur une voie, ce qui fut fait en réparant les arches endommagées et en posant la voie sur des plots en béton armé à 1 m au-dessus de son niveau définitif pour faciliter les travaux ultérieurs, la travée manquante était franchie par un pont provisoire Eiffel. La circulation était rétablie le 8 mai 1945".

  • Ancien pont (extr. de : ESQUILLAN, N. La reconstruction du viaduc de la Méditerranée sur le Rhône entre Givors et Chasse [2 parties]. Travaux, mai et juin 1951, 35e année, n° 199, p. 348 :

    L'ancien ouvrage "comportait cinq arches de 40 m d´ouverture chacune, reposant sur deux culées et quatre piles fondées à l´air libre et protégées par des enrochements. Les voies reposaient par l´intermédiaire d´un matelas de ballast sur des voûtains en briques supportés par six tympans en fonte fortement entretoisés entre eux. Dans chaque arche cet ensemble surmontait six arcs en fonte appuyés à leurs naissance sur un sommier du même métal par l´intermédiaire de clavettes".

Références documentaires

Documents figurés
  • Givors, viaduc / Edouard Denis Baldus phot., [ca 1861]. 1 photogr. nég. : n. et b. ; 27,5 x 43,9 cm (The Metropolitan Museum of Art, New York. 2005.100.364.9) Notes : reproduction interdite

  • Givors, viaduc / Edouard Denis Baldus phot., [ca 1861]. 1 photogr. nég. : n. et b. ; 27,1 x ? cm (The Metropolitan Museum of Art, New York. 2005.100.364.8) Notes : reproduction interdite

  • Givors (Rhône) - Pont de la Méditerranée / C. D. phot. ; Piégay édit. Givors : Piégay, [avant 1906]. 1 impr. photoméc. (carte postale) : n. et b. (AM Lyon. 4 Fi 7236) Notes : timbre et tampon

  • Givors (Rhône) - La Gare - Les Voies - Les Usines - La Vallée du Rhône / Cellard édit. Lyon : Cellard, [avant 1930]. 1 impr. photoméc. (carte postale) : n. et b. (MdFR. Collection Rondeau, CP RON 833) Notes : a voyagé en 1930

  • Givors (Rhône) - Vue sur le Rhône, côté Nord. [Avant 1913]. 1 impr. photoméc. (carte postale) : n. et b. (MdFR. Collection Rondeau, CP RON 0837) Notes : a voyagé en 1913

  • 16 - Givors (Rhône) - Pont de la Méditerranée sur le Rhône / B.F. édit. Paris : B.F., [avant 1918]. 1 impr. photoméc. (carte postale) : n. et b. (MdFR. Collection Rondeau, CP RON 848) Notes : a voyagé en 1918

  • [Pont de la Méditerranée sur le Rhône] / Combier phot. ; Cim édit., [avant 1920]. 1 impr. photoméc. (carte postale) : coul. (MdFR. Collection Rondeau, CP RON 928) Notes : a voyagé en 1920

  • Ouvrage exécuté en Portland Artificiel Demarle Lonquety. Renforcement des Viaducs sur le Rhône de la Compagnie P.L.M. Viaduc de Chasse. Ingénieur en Chef Mr de Boulongne. Entreprise Boussiron. [Après 1924]. 1 impr. photoméc. (carte postale) : n. et b. (MdFR. Collection Dürrenmatt, CP DUR 1578)

  • Destruction de 1944. Vue d'ensemble. Travée provisoire en pont Eiffel (extr. de : ESQUILLAN, N. La reconstruction du viaduc de la Méditerranée sur le Rhône entre Givors et Chasse. Travaux, mai 1951, 35e année, n° 199, p. 349, Fig. 3)

Bibliographie
  • BOULONGNE, M. de. Réparation et renforcement du viaduc en fonte sur le Rhône à Chasse, par soudure à l'arc électrique, addition d'éléments métalliques, enrobement et dallages en béton armé. Annales des Ponts et Chaussées, 1926, 96e année, t. I, fasc. III (mai-juin), p. 301-312. Accès internet : <URL : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k612643c/f312.image>

  • ESQUILLAN, N. La reconstruction du viaduc de la Méditerranée sur le Rhône entre Givors et Chasse [2 parties]. Travaux, mai et juin 1951, 35e année, n° 199 et n° 200, p. 347-365 et p. 383-397

    voir p. 348-349
  • KIRCHNER, R. Quelques réflexions sur la construction des ponts du Rhône français. Les Etudes rhodaniennes, 1948, vol. 23, n° 1-2, p. 5-13

    p. 5, p. 6 et p. 12
  • MARREY, Bernard. Nicolas Esquillan, un ingénieur d´entreprise. Paris : Picard Editeur, Association des amis de Nicolas Esquillan, 1992. 176 p.

    p. 19 et p. 54
  • MARREY, Bernard. Les ponts modernes 20e siècle. [Paris] : Picard, 1995

    Le viaduc de la Méditerranée, p. 162
  • MARREY, Bernard. Guide Rhône-Alpes de l´architecture du XXe siècle (1914-2003). Paris : Editions A. et J. Picard, Lyon : Union régionale des CAUE Rhône-Alpes, 2004

    Givors, p. 233
  • MONTENS, Serge. Les plus beaux ponts de France. Paris : Bonneton, [D.l. 2001]

    p. 147
  • Site internet sur Givors. Givors d'un Siècle à l'Autre... Ponts / Pont de la Méditerranée . [en ligne]. Accès internet : <URL : http://yves.c.free.fr/galerie/category.php?cat=76> Notes : nombreuses photographies de l'ancien et du nouvel ouvrage ferroviaire

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