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Hospice, puis hôpital pédiatrique Debrousse

Dossier IA69004073 réalisé en 2005

Fiche

Á rapprocher de

HISTORIQUE

Marie-Félicie Dessans, veuve de François-Hubert Debrousse, entrepreneur de travaux publics, est née le 3 février 1826 à la Teste-de-Buch en Gironde (Madame veuve, p. 12). Elle a mené à terme les fondations de ses défunts enfants, sa belle-fille Marie-Catherine Debrousse, veuve du baron Alquier et son fils Jean dit Hubert Debrousse, qui ont respectivement commandité puis agrandi l'hospice Debrousse de Paris, établissement pour vieillards élevé dans le domaine du château de Bagnolet, et créé la fondation Alquier Debrousse à Paris.

Marie-Félicie Debrousse est déjà octogénaire lorsqu'elle décide de créer sa propre fondation dans la région lyonnaise, où elle conserve des souvenirs d'enfance. Elle s'adresse à un organisme privé, les Facultés Catholiques de Lyon, pour réaliser un hospice pour vieillards des deux sexes, qui porterait le nom d'hospice Debrousse et gérer sa fondation. La Société Civile des Facultés Catholiques de Lyon pour l'Enseignement et l'Hospitalisation achète au prix de 95 000 francs un terrain de 3 ha 87 a 20 ca aux époux Blanchon et Demantes, suivant acte reçu par Maître Curis le 9 février 1904 (Fondation, chap. III). Cette propriété est située en limite des communes de Lyon et de Sainte-Foy-lès-Lyon. L'architecte lyonnais Georges Blachier, qui avait participé en tant qu'élève de Franchet à la construction de l'hôpital Saint-Joseph pour le compte des Facultés Catholiques de Lyon, est choisi pour établir le projet.

A la suite de mésententes concernant l'édification, Marie-Félicie Debrousse rachète le terrain et les premières constructions à la SCFCL le 6 août 1907 (acte reçu par Maître Constantin, notaire à Paris). Le 10 août suivant, elle désigne son ami Ernest Dumontier, architecte de l'Assistance publique de Paris, pour superviser la suite des travaux. Afin de réduire les coûts, il modifie les plans de Blachier, qui reste néanmoins le maître d'oeuvre. Le 18 décembre 1907, suivant acte reçu par Maîtres Constantin et Cremery, M.-F. Debrousse lègue l'hospice à l'Assistance publique de Paris, ainsi qu'un portefeuille d'actions étrangères, pour constituer le capital de la Fondation Debrousse de Lyon. Par son testament du 28 décembre courant, elle institue l'Assistance publique de Paris légataire universelle. Lors de l'acte de vente du 6 août 1907, la SCFCL impose un service d'aumônerie catholique à perpétuité et une gestion par les Hospices Civils de Lyon. « La direction de l'hospice devra être confiée aux HCL qui en assureront le service au moyen de leur personnel spécial d'infirmières » (Libéralités, p. 93). Le Conseil des Hospices acceptent les conditions et ratifient la convention le 3 février 1909.

Liste des entrepreneurs ayant participé à la construction de l'hospice Debrousse entre 1904 et 1909 (extrait de la La construction Lyonnaise du 1er décembre 1909, p. 272) :

MM. Clément, terrassements et maçonnerie, couverture en tuiles grès Bossot ;

Derriaz et Veuve Péju, pierre dure, Villebois et Saint-Martin ;

Duboin, pierre de Tournus, des Estaillades et Saint-Martin ;

Mollo, charpente en bois ;

Héraud, Chambon et Cie, ciment, voûtes en béton de ciment, réservoir (château d'eau) ciment armé ;

Veuve Vachon et Dumont, plâtrerie, peinture et vitrerie, plafonds céramiques Cancalon ;

Traverse, serrurerie, charpente en fer, stores roulants en bois système Jay et Jalliffier, Grenoble ; Grimonet frères, menuiserie ;

Guttin, zinguerie, plomberie, éclairage, gaz et électricité ;

Gobert, chauffage central, distribution d'eau chaude, cuisine centrale et à vapeur ;

Boulenger et Cie, carrelages grès, revêtements faïence (cf. ill.) ;

Paufique frères, cheminée et fumisterie des chaudières ;

Bertin, Bouché et Cie, mosaïque ;

Guinet et Verzier, marbrerie ;

Baudy, fumisterie ;

Roche, sculpture ;

Nicod et Jubin, vitraux (cf. ill.) ;

Mangier et Guillermin, décoration ;

Liogier d'Ardhuy et Bally, monte-charge Edoux ;

Touret (Paris), paysagiste, route et jardins ;

Carlier (Paris), pavage en carreaux céramiques Escoyez ;

Borrel (Paris), horloge.

En 1912, lors d'une vente par licitation, l'établissement s'agrandit par l'achat de la propriété des Falcon de Longevialle en contrebas du site (cf. dossier), comprenant une maison d'habitation (F) et des dépendances. Le parc prend alors sa superficie actuelle.

A cheval sur deux communes, une partie des bâtiments et l'entrée principale de l'hospice se situait sur Sainte-Foy-lès-Lyon. En conséquence de quoi les décès étaient déclarés à la mairie de celle-ci, assez éloignée de l'hospice. Cette situation provoquera l'annexion à la Ville de Lyon des terrains fidésiens (loi du 18 Décembre 1913). En contrepartie de ce rattachement, les Hospices civils créent (délibération du 8 décembre 1909) une fondation de deux lits de vieillards pour la commune de Sainte-Foy-lès-Lyon (RODERY).

Un règlement de mitoyenneté est établi en 1914 entre l´Assistance publique de Paris et la propriété de la Sainte Famille, qui jouxte au nord l´hospice Debrousse. A cette occasion, le mur de clôture mitoyen, fait de mâchefer, de maçonnerie en moellons bruts de Couzon, et couvert d´un chaperon en tuiles plates à un pan est exhaussé en maçonnerie pour atteindre la hauteur réglementaire, et prend un faîtage à 2 pans.

La même année, un litige oppose l´APP et l´abbé Devuns, propriétaire mitoyen de l´hospice sur le même mur de clôture nord, contre la conciergerie (14). Il affirme ne pas avoir été consulté sur la nature des matériaux composant le mur mitoyen, qui se révèle de trop bonne qualité donc trop cher à payer pour lui. De plus, il estime que l´hospice empiète sur sa propriété. La suite donnée à cette affaire n´est pas connue mais elle donne l´occasion d´établir un profil des murs de la conciergerie et du bâtiment situé chez Devuns. On remarque un escalier qui menait de l´extérieur au sous-sol, certainement sous la forme d´une cour anglaise, qui n´est plus visible aujourd´hui (AH HCL : 2 O 23).

Au sortir de la première guerre mondiale, l'effondrement boursier des actions de la Fondation conduit l´APP à envisager la fermeture ou la réorientation de l'hospice. Les 9 novembre et 2 décembre 1920, est signée la convention qui transforme l'hospice Debrousse en hôpital pour enfants. Par cette convention, l´APP remet l'établissement et le matériel hospitalier aux HCL, ainsi que les revenus de la fondation, à charge pour elle de gérer l'hôpital d'enfants et d'en assumer toutes les dépenses. L´APP demeure toutefois propriétaire perpétuelle. La transformation en hôpital d'enfants était voulue comme provisoire, en attendant la reconstitution du capital de la fondation. Le passif de la fondation fut épongé en 1950, mais les actions ne purent jamais reproduire le revenu annuel passé (200 000 francs). Cette convention est reconductible tous les trente ans ; la première période a pris fin le 2 décembre 1950, renouvelée jusqu'en décembre 1980. La troisième reconduction prendra fin en décembre 2010, mais l'hôpital Debrousse, dans le cadre de la réorganisation hospitalière lyonnaise, sera désaffecté fin 2007.

L´affectation de l´hospice Debrousse en hôpital pour enfants, avec la délibération du 23 novembre 1921, déclenche une série d'aménagements sans qu´il soit question de constructions neuves, et en utilisant du matériel (boxes, appareils sanitaires...) provenant de l´hospice de la Charité à Lyon, dont la désaffectation avait été discutée le 20 juillet 1921. Il semble qu´une partie au moins du matériel n´aie pas été transféré, puisqu´en 1923, une couveuse de la Charité, sur l´avis du corps médical de Debrousse, y a finalement été laissée « pour le service des Enfants assistés et pour la notion plus récemment acquise de l´inconvénient qu´il y a à ce que l´aération des couveuses soit insuffisante comme c´est le fait pour celle de la Charité». Les médecins de Debrousse ont une part très active dans l´orientation à donner aux réaménagements de l´établissement, dès la première vague de changements en 1921-26 (AH HCL : 2 O 24).

L'adaptation à l'enfance des locaux du bâtiment B est supervisée par l´architecte et l´ingénieur des Hospices Robert Giroud et M. Dessaint, sur les indications du service médical. A cet effet, deux services de médecine sont créés, le service du docteur Mouriquand au rez-de-chaussée et du Dr Péhu au premier étage, ainsi qu´une deuxième salle d´opération au second étage pour le service de chirurgie du Dr Vignard. Le sous-sol est également modifié, avec l´installation d´un service de radiologie, prévu dans le retour de l´aile sud, finalement réalisé dans l´aile nord, vers la ménagerie de petits animaux, établie dans le retour de l´aile nord et servant de laboratoire de recherche aux médecins. Une étuve à désinfection est installée dans l´aile sud, et un ascenseur électrique est placé dans le jour de l´escalier de l´aile sud (AH HCL : 2 O 24). La mise en service d´un ascenseur dans le jour de l´escalier nord, en pendant, ne sera réalisé qu´en 1949-51, afin de mieux desservir le service radiologique (AH HCL : 2 O 22).

Un deuxième château d'eau (19) est construit dans la cour intérieure du dépôt des morts, bien que les constructions neuves n´étaient pas souhaitées au départ. Il sert de réservoir de secours.

La réception définitive des travaux de ces aménagements est accordée le 10 février 1925, et le 3 juin 1925 pour le château d´eau.

Une subvention de 70.000 francs provenant du Pari Mutuel en faveur des Oeuvres de bienfaisance est accordée en 1923 à l´hôpital Debrousse pour l´aider « à faire face aux dépenses d´aménagement et d´appropriation des bâtiments de l´hospice Debrousse en vue de sa transformation en hôpital d´enfants ».

De 1945 à 1950, des améliorations demandées par le corps médical conduisent à de nouveaux aménagements internes (cloisonnements, créations de services...). Un avis du directeur du Service de l'Architecture sur les projets de l'époque, daté du 20 janvier 1946, rapporte le projet d'un bloc opératoire dans le centre du bâtiment B. Il juge cette création très onéreuse car nécessitant l'installation d'un plancher prolongeant la tribune de la salle des fêtes ainsi que la création d'ouvertures en sous-oeuvre. En conséquence de quoi il conseille l'amélioration des salles d'opérations existantes au deuxième étage du bâtiment B. La solution de cloisonnement du vaisseau central sera réactualisée en 1966.

Une détérioration des belvédères et des moulurations du fronton et corniches de la chapelle est signalée le 27 février 1942 par le chef du Service Technique des HCL (AH HCL : 2 O 27) ; la restauration utilise de la pierre des Estaillades. Le 2 août 1943, une lettre du chef des travaux de l'équipe volante de régie plâtrerie-peinture informe que des réparations urgentes sont à faire dans la salle de récréation des malades dont 20 m carré du plafond sont tombés par suite de l'affaissement d'une partie du bâtiment central (AH HCL : 2 O 27).

De 1961 à 1965, les Services techniques des HCL, sous la direction d'Escoffier, directeur de l'Architecture sont chargés d'ajouter une aile (C) au bâtiment B, à l'extrémité sud de la partie des cuisines. Les plans, non datés, sont soumis à la délibération du 4 octobre 1961, et la réception définitive se fait le 16 mars 1965 (AH HCL : 57 W 141). (Le pavillon C, prévu pour contenir 2 services indépendants de prématurés, aujourd'hui devenu les urgences, prolonge le bâtiment B sans recherche d'unité entre eux.)

L'adaptation des Hospices civils de Lyon aux Centres Hospitaliers Universitaires se répercute à l'hôpital Debrousse en 1963. Un projet de nouveau pavillon voit le jour (délibération du Conseil d'Administration des HCL du 24 juillet 1963), destiné à intégrer les fonctions d'hospitalisation, de consultations, de laboratoires, d'Unité de Recherche de l'INSERM et d'enseignement (amphithéâtre de 250 places pour les étudiants de quatrième année de médecine effectuant un stage en pédiatrie). L´architecte Maurice Martel en est responsable. Le nouveau bâtiment (A) est prévu au sud-est en contrebas du bâtiment B. Dans le projet de 1963, une passerelle devait relier l'angle nord-ouest du bâtiment A à l'axe central du bâtiment B, au niveau de la chapelle. Au départ, cette implantation devait lier le bâtiment A avec le futur bloc opératoire dans la chapelle, mais cette idée est abandonnée (témoignage oral de l'architecte A. Charlet, collaborateur de Martel). L´'implantation du bâtiment A est alors décalée au sud. La passerelle qui relie bâtiment A et bâtiment B donne ainsi dans l'aile sud du bâtiment B. Dans les séries de plans de 1965 et 1967 (cf. Annexes), le bâtiment A devait s'élever sur 6 niveaux (cf. ill.). Le permis de construire est délivré le 28 avril 1967. Lors de la délibération du 4 décembre 1968, le Conseil général d'Administration des HCL approuve l'adjonction d'un étage supplémentaire au bâtiment A, alors en cours de construction, afin d'y installer un service de pédiatrie et une hélisurface sur le toit de la partie nord, changement qui donne lieu à un nouveau permis de construire délivré le 19 décembre 1968. La réception définitive des travaux a lieu le 19 avril 1973 (AH HCL : 57 W 145). L'aménagement de la passerelle entraîne le remblaiement du soubassement de l'avancée sud du bâtiment B. Il semble que l'hélisurface n'aie jamais vraiment fonctionnée car provoquant trop de vibrations (témoignage oral).

Le permis de construire du 28 avril 1967 autorisa, en même temps que la construction du bâtiment A, l'agrandissement de l'internat (E) et la construction de la villa du sous-directeur (bâtiment 13) (cf. plans de 1965).

De 1966 à 1968, un nouveau bloc opératoire est construit au deuxième étage du bâtiment B, dans le vaisseau central. Le plan n°1074 du 27 mai 1966, dressé par le service ingénieur des HCL (cf. Annexes), figure trois salles d´opération dans l´ensemble du bâtiment à vaisseau : cette construction a nécessité l´installation un plancher pour créer un deuxième étage (AH HCL : 2 O 35).

Le déménagement de la partie enseignement et de certains services au bâtiment A libèrent des locaux dans le bâtiment B, et entraînent, dès 1968, des travaux de rénovation et de regroupement des services administratifs dans celui-ci (AH HCL : 57 W 127).

En contrebas du bâtiment A, à l'emplacement des dépendances de la villa Debrousse (F), un projet de construction d'un bâtiment Labos et Pharmacie voit le jour en 1976. L´unique plan exposant ce projet (AH HCL : 57 W 147, n°28 plan masse) nous montre aussi le projet de rénovation de l´unité Péhu dans l´aile sud au premier étage du bâtiment B. Mais seule la rénovation de l´unité Péhu aura lieu en 1978-79. Le projet d´immeuble laboratoire et pharmacie est abandonné à cause du mécontentement des voisins, qui ne veulent pas d'un bâtiment de 7 ou 8 étages devant leurs fenêtres, arguant de la situation de l'hôpital en quartier résidentiel (témoignage oral A. Charlet).

La dernière grande vague de travaux à l´hôpital Debrousse (en grande partie intérieure) se fait dans les années 1980, sous la responsabilité du service technique des HCL. En 1982 de nombreux travaux ont lieu dans toute la partie ouest du bâtiment B : aménagements du self-service (AH HCL : 57 W 157), des locaux de plonge et annexes de la cuisine centrale (AH HCL : 57 W 156), ainsi que du bureau des entrées (AH HCL : 57 W 154 et 155), qui conduit notamment à accoler un auvent métallique sur l´entrée principale en façade nord, formant un retour sur l´angle du mur est. De 1982 à 1984, l´application du nouveau plan de circulation et de parking (AH HCL : 57 W 158) pour la sécurité et la mise en sens unique de l´établissement donne au site sa configuration actuelle, réduisant définitivement le parc originel à l´état d´arbres isolés.

La construction du bâtiment technique (2 et 3) (cf. ill.), faite par le service technique des HCL, nécessite l´intervention du cabinet Martel et Charlet pour la demande des permis de construire ; en 1982-83, les locaux du groupe électrogène et du transformateur sont réalisés, et la deuxième tranche de travaux de 1985 à 1988 porte sur la dernière partie du bâtiment technique, les locaux de l´incinérateur et des vestiaires (AH HCL : 57 W 152 et 153).

L´installation d'un plafond suspendu dans la chapelle entre rez-de-chaussée et premier étage du bâtiment B permet la création d´une unité hors germe, menée par Martel et Charlet. Ces travaux, commencés le 9 août 1982 et réceptionnés le 9 mai 1983 (AH HCL : 57 W 150), comprennent l´adjonction d´un ascenseur. Pour desservir l´unité hors germe et pallier les insuffisances de circulation (deux monte-malades et un ascenseur dans tout le bâtiment B en 1981), l´ascenseur doit être construit dans une gaine maçonnée extérieure, sur la face nord du bâtiment, dans la cour anglaise. L'Architecte des Bâtiments de France (M. Reppelin) n'agrée pas ce projet qui "dénature complètement cette architecture du XXe siècle et de très grande qualité" (AH HCL : 57 W 148). Aucune solution intérieure n'étant envisageable, au regard du manque de place, l'ABF impose un revêtement de briques et ciment imitant les moulurations avoisinantes sur la gaine maçonnée extérieure, et la préservation de la structure de la charpente (AH HCL : 57 W 149, plan n°26 de 1982).

DESCRIPTION

Situation

Site en forte pente d´ouest (rue Soeur-Bouvier) en est (avenue Debrousse).

Le bâtiment principal (B), parallèle à la rue Soeur-Bouvier, se trouve dans l'angle nord-ouest de la parcelle. Les 5 autres pavillons sont dispersés dans la propriété : le logement du personnel dit pavillon du personnel (D) se présente dans l'axe horizontal de l'hospice. Confinés à l'angle sud-ouest du parc, la morgue dite pavillon des morts (9-10) et le château d'eau dit pavillon du réservoir (5) sont reliés par une cour (la recherche d'hygiène explique l'éloignement). La morgue, dont le rez-de-chaussée sert au dépôt des corps, donne dans la cour, point de départ des processions funéraires avec accès direct à la rue Soeur-Bouvier. A l'opposé, la conciergerie, dite pavillon du concierge-jardinier puis poste de garde (14), marque l'entrée de l'hospice rue Soeur-Bouvier, tandis qu'en contrebas du site, la seconde conciergerie dite porterie puis poste de garde (15) signale l'entrée avenue Debrousse.

Bâtiment B

Soubassement en pierre de Villebois (Ain), brique en remplissage, pierre de Tournus (Saône-et-Loire) pour les cordons, pierre de Saint-Martin pour le perron de la chapelle, pierre des Estaillades (Drôme) dans les parties hautes de l'édifice. Brique de Bourgogne, brique moulée dite Muller pour les balustres des garde-corps des galeries (TUOTIOP).

Grand escalier (cf. ill.) et escaliers secondaires en pierre de taille. Escaliers en fonte desservant les belvédères (cf. ill.). Galeries en fer et fonte.

Charpentes en bois.

Planchers en fer (Fondation).

Le corps principal à étages, long de 140 mètres, est orienté nord-sud. Il est interrompu en son centre par un corps transversal à vaisseau, qui se prolonge par une partie arrière composée d'un pavillon rectangulaire orienté nord-sud, flanqué de 2 pavillons presque carrés reliés entre eux par un quai de déchargement.

Le vaisseau central s'élève sur toute la hauteur du bâtiment au-dessus d´un étage de soubassement. Il est séparé en deux parties, marqué à l´origine par deux murs semi-circulaires affrontés. Le vaisseau est actuellement redivisé en trois étages. Il est couvert d'une fausse voûte en berceau plein-cintre pour sa première partie (cf. ill.) et d'un plafond à voussures percé d'une verrière et éclairée par un lanterneau pour la deuxième. Le vaisseau central est englobé dans un bâtiment à étage, et c'est par ces couloirs de circulation, présents à chaque étage, que l'on pouvait accéder aux tribunes de la salle de réunion et aux autres ailes du bâtiment B, qui rayonnent à partir du vaisseau central.

De part et d'autre du vaisseau central, les corps de bâtiments longitudinaux s'élèvent sur un sous-sol semi-enterré qui s´affirme comme étage de soubassement aux extrémités, et comprennent un rez-de-chaussée surélevé, deux étages carrés et un étage de comble. Dans la partie arrière du corps central, le premier étage devient le rez-de-chaussée à cause du dénivellement.

Le vaisseau central abritait la chapelle (cf. ill.), qui s´élevait du rez-de-chaussée aux combles ( ?) et à l'arrière la salle de réunion (cf. ill.), qui montait seulement du premier étage aux combles, avec une tribune au niveau du deuxième étage. La sacristie et le vestiaire général occupaient le rez-de-chaussée sous la salle de réunion. La partie postérieure du corps central était occupée par les services de la cuisine et de la lingerie (cf. conclusions). Deux belvédères flanquent la chapelle et séparaient l'aile nord réservée aux hommes de l'aile sud réservée aux femmes. Ces deux ailes présentent des galeries, primitivement ouvertes, aux premier et deuxième étages (cf. ill.), et des dortoirs à l'arrière. Aux extrémités, des corps transversaux répondent à l'avancée de la chapelle par leur saillie.

Décor constitué par la polychromie des matériaux (cf. ill.) et le jeu sur les formes : frise de briques posées en dents de scie (cf. ill.), variation dans le bouchardage de la pierre (cf. ill.). Emploi de décors en fonte et fer sur les galeries. L´avant-toit en bois, très élaboré, ajoute à la variété (cf. ill.).

L´entrée de la chapelle est marquée par deux colonnes corinthiennes qui supportent un entablement en plein-cintre (cf. ill.), lui-même surmonté d´un amortissement en médaillon avec lion sculpté (cf. ill.). Sous l´entablement, le tympan porte l´inscription « FONDATION DEBROUSSE / ADMINISTRATION GENERALE DE L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS » (cf. ill.).

Sur le côté droit de la chapelle, est gravé « GEORGES BLACHIER / ARCHITECTE / 1909 ».

Une table en pierre sur chacun des corps transversaux secondaires porte la date 1908.

Couverture en tuile mécanique d´origine dite grès Bossot.

Ensemble couvert d´un toit à longs pans à croupes avec toits brisés et terrasson en zinc au centre des corps transversaux secondaires. Les belvédères sont couverts en pavillon polygonal. Lanterneau au milieu du corps central, à l´aplomb de la salle de réunion.

Le grand escalier est suspendu et présente une première volée unique, puis se divise en une volée double après le repos. La rampe est en fer forgé, et le décor du départ est en laiton (cf. ill.). La main courante est en bois.

Dans les ailes transversales, deux escaliers secondaires en pierre sont tournant à retours avec jour et suspendus. La rampe est identique au grand escalier.

Ascenseurs installés postérieurement dans les jours des escaliers secondaires.

Bâtiment D

En moellon (?) revêtu de ciment avec frise de briques.

1 sous-sol, 1 rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés (cf. ill.). Toit à longs pans et croupes (cf. ill.). 2 escaliers dans-oeuvre en pierre, tournants à retours avec jour et suspendus.

Bâtiment 14

En moellon (?) avec revêtement en ciment moulé.

1 sous-sol, 1 rez-de-chaussée surélevé et 1 étage en surcroît (cf. ill.).

1 escalier dans-oeuvre, en charpente, tournant à retours avec jour.

Porte en ferronnerie du poste de garde portant l´inscription : FONDATION DEBROUSSE / ADMINISTRATION GENERALE DE / L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS (cf. ill.).

Bâtiment 9-10 (cf. ill.)

En moellon (?), enduit en ciment d'origine imitant la pierre.

1 étage de soubassement, avec une pièce voûtée à berceau segmentaire. Un rez-de-chaussée dans lequel se trouve actuellement une chapelle (dépôt des morts à l'origine). Son carrelage est d'origine. Une partie du bâtiment est surmonté d´un étage carré, comprenant un logement (de gardien à l´origine).

Escalier identique à celui du bâtiment D qui relie étage de soubassement et rez-de-chaussée.

Escalier au rez-de-chaussée qui dessert le logement à l´étage : dans-oeuvre, en charpente, tournant à retours avec jour.

Bâtiment 5

En béton armé. Frise de briques dans la maçonnerie. Enduit identique au pavillon 9-10.

Réservoir dans la moitié supérieure (cf. ill.).

Toit en pavillon.

1 escalier dans-oeuvre en équerre, en charpente.

Bâtiment 15

Le portail du bâtiment antérieur portait l'inscription : FONDATION DEBROUSSE / ADMINISTRATION GENERALE DE L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS. Cette inscription était surmontée des armoiries de la ville de Paris (cf. ill.).

Bâtiment actuel en rez-de-chaussée, couvert en terrasse (cf. ill.).

Bâtiment 19

Réservoir en ciment armé supporté par un pylône circulaire en béton (cf. ill.). 2 échelles, 1 extérieure, 1 intérieure. Contenance de 150 mètres cube.

Bâtiment C

En béton et ciment.

1 étage de soubassement, 1 rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré et toit en terrasse.

Bâtiment A

En béton et ciment. Revêtement en petits carreaux monochromes sur les élévations et en grands carreaux de pâte de verre colorés sur le porche d´entrée (cf. ill.).

1 étage de soubassement, 1 rez-de-chaussée surélevé, 5 étages carrés, toit en terrasse.

Un amphithéâtre à l´extrémité nord du bâtiment, s´élevant sur la hauteur des deuxième et troisième étages (cf. ill.) avec entrée indépendante sur une terrasse de parking au nord.

Passerelle à 2 niveaux à l´arrière : une galerie couverte qui communique du quatrième étage au sous-sol du bâtiment B, surmontée d'une passerelle qui relie le cinquième étage à une terrasse extérieure.

2 escaliers dans-oeuvre en béton revêtus de marches en pierre ; tournants à retour avec jour.

CONCLUSIONS

Sur le cadastre de 1831, parcelles 64 à 67, figure une maison d'une certaine qualité par l'agencement de ces espaces. Il n'en est pas fait mention lors de la vente des terrains des époux Blanchon Demantes à la Société Civile des Facultés Catholiques de Lyon en 1904.

Une incertitude marque les débuts de la fondation Debrousse de Lyon. On ne connaît pas le type d´accord passé entre Marie-Félicie Debrousse et la SCFCL pour l´établissement de sa fondation. Jean Rodery (RODERY) pense qu´il s´agissait d´un mandat verbal, la SCFCL agissant comme prête-nom de Mme Debrousse. Cependant la SCFCL a-t-elle avancé l´argent lors de l´achat du terrain et du financement des premières constructions, ou a-t-elle utilisé une somme allouée par Mme Debrousse ? Qu´elle aie remboursé ou indemnisé la SCFCL, Mme Debrousse a beaucoup concédé pour devenir propriétaire des premières constructions de l´hospice : la SCFCL eu un droit de présentation de la moitié des vieillards qui intégraient l´hospice. Si la SCFCL continua à défendre ses avantages lors de la convention de 1920 (cf. Annexes), elle est devenue aujourd´hui étrangère à l´affaire.

Le Service du contentieux des HCL avance l´hypothèse q´un autre parti était présent lors des débuts de l´hospice Debrousse. Ces raisonnements sont basés sur la présence d´une tombe dans le site : celle de Blaise Duneau, second mari de M.-F. Debrousse dont elle était divorcée, décédé le 20 février 1906 et enterré à côté de la chapelle, alors édifiée (Libéralités, p. 81).

Pour le service du contentieux, la présence de la tombe de B. Duneau pourrait indiquer qu´il a pris part aux débuts de la construction de Debrousse. La présence de la tombe est certes inhabituelle mais le Contentieux raisonnait sur l´ignorance des sources retraçant l´historique de la fondation Debrousse de Lyon, qui spécifient toutes que Mme Debrousse est la commanditaire de l´hospice. On retrouvait même un hommage de l´APP sur un socle portant un buste de Mme Debrousse devant la chapelle (cf. ill.) (perdu).

La tombe de Duneau fut redécouverte à l'occasion de travaux de terrassement dans la deuxième moitié du XX siècle, et déplacée en bas du site Debrousse, vers le bâtiment 13 (cf. Annexes, RODERY).

Aucun permis de construire n'a été trouvé, si ce n´est la demande d'autorisation de construction d´une porterie au 35, chemin Saint-Irénée à Sainte-Foy (bâtiment 14) en date du 14 avril 1908. Ce permis de construire administratif est établi pour M.-F. Debrousse par l'entrepreneur Clément (AC Lyon, 0344 WP 030 PCA19080281). Les archives de l'Assistance publique de Paris conservent 19 plans dont 4 concernent le bâtiment 14 (pavillon du concierge-jardinier). Ces plans sont datés des 10, 14, 18 et 21 avril 1908, soit dans le même laps de temps que la demande de permis de construire. Si l'on suit l'hypothèse que le tracé des plans coïncide avec la construction, alors, au regard de la datation des autres plans conservés aux AH AP-HP (cf. Documentation), l'édification des bâtiments secondaires D, du château d'eau 5, de la morgue 9-10, et de la conciergerie 15 n'aurait pas débutée avant avril 1908. L'hospice a donc pu être terminé dès 1908 (expliquant les deux tables portant cette date), et l'année 1909 consacrée à l'édification des 5 pavillons.

Dans le livre La fondation Debrousse de Lyon, en hommage à la donatrice, l´APP valorise son propre rôle lors de l´édification de l´hospice, par l´intermédiaire de son architecte Dumontier, détournant, voire privant Blachier de son rôle de maître de l'oeuvre. En effet, lors de l´inauguration en 1911, l´APP distribua la brochure retraçant l´historique de la fondation Debrousse de Lyon, en ayant pris soin d´accoler, après édition, une étiquette masquant des noms de collaborateurs, dont Blachier. Le livre entretient l'équivoque sur les rôles respectifs du mandataire Dumontier et de Blachier, le premier prenant le pas sur l'autre.

En 1911-1912, la Société Académique d´Architecture de Lyon prend fait et cause pour Blachier qui proteste de cette dénégation. Il agite le spectre de la Société de Défense Mutuelle des Architectes Français, menaçant d´un procès le directeur de l´APP (cf. Annexes), et obtient gain de cause, sa reconnaissance comme maître de l'oeuvre de l'hospice Debrousse. Blachier ajoute à ses frais une plaque portant son nom sur la chapelle du bâtiment B.

Il n'existe, de Blachier, qu'un plan de l'hospice qui figure et légende le 1er étage. Pour connaître la distribution intérieure des autres niveaux, on ne peut que se reporter aux descriptions de La fondation Debrousse de Lyon, où sont présentées les fonctions principales des locaux des autres étages (cf. Annexes) :

Le sous-sol est composé d'une chaufferie centrale, de magasin et dépôts, d'ateliers, de bains.

Dans le corps arrière rectangulaire, un grand vestibule sépare la salle de réunion du grand escalier, à double révolution qui dessert le rez-de-chaussée, les étages et les pavillons carrés par des ouvertures aujourd'hui murées. Les services généraux comprenaient au rez-de-chaussée le bureau de l'économe, les archives et le secrétariat, le parloir, la salle du conseil, les réserves des cuisines. On accédait à la boucherie par une cour anglaise. Au 1er étage des services généraux, dans les pavillons carrés, se trouvent la lingerie au nord, la cuisine, au sud. A l'arrière du quai de déchargement, paneterie, laverie et magasin. De part et d'autre du grand vestibule du 1er étage, les réfectoires.

Rez-de-chaussée, aile sud : 2 infirmeries (cabinet de médecin, salles d'attentes et d'examen, salle de bain, chambres isolées).

Derrière la chapelle une petite sacristie.

Le jardin : une orangerie devant la façade principale.

A l´origine, le pavillon du personnel (D) renfermait les logements de l'économe, de l'interne et de divers employés : chauffeur, surveillant général, cuisinière. Il a été agrandi à une date indéterminée aux extrémités nord et sud, tout en gardant une composition de façade identique (décor de briques, revêtement en ciment).

A l'origine la morgue abritait dans l'étage de soubassement le dépôt mortuaire, aux murs et dalles en ciment, et une salle d'autopsie, avec un laboratoire et une resserre. Un ascenseur électrique reliait sous-sol et rez-de-chaussée, ce dernier composé d'une salle d'attente et d'une salle d'exposition, ainsi que du logement du gardien.

Le château d'eau pouvait contenir 100 mètres cubes d'eau. Il abritait également un transformateur électrique qui faisait fonctionner l'éclairage, et l'ascenseur de la morgue (Fondation).

La tribune de la salle de réunion se trouvait au niveau du palier du deuxième étage puisque cette pièce s'élevait sur la hauteur des premier et deuxième étage. Par contre, s'il y avait des tribunes dans la chapelle, elles ne se trouvaient pas à hauteur du premier étage (cf. plan 1909).

Le bâtiment 15, porterie à l'origine, a été détruit et remplacé par un poste de garde plus moderne à une date indéterminée, probablement dans le 3e quart du XXe siècle.

Tous les plans consultés de l'hospice Debrousse ont été réalisés sous le mandat d'Ernest Dumontier. On ne peut donc comparer les changements entre les plans primitifs de Blachier et ceux qu'il a réalisé par la suite, sous les ordres de Dumontier. Cependant, certains passages du livre La Fondation Debrousse de Lyon nous permettent de reconstituer la portée de ces remaniements. Il apparaît d'une part, que les changements étaient très ciblés, d'autre part que tous les plans retouchés étaient fait dans le cabinet de Blachier, connu grâce au recours en justice de Blachier (Notes rectificatives). Les principales rectifications sont portées à la chapelle, trop spacieuse, qu'on divise de manière à créer une salle de réunion et un vestiaire général. Les modifications concernent aussi une réorganisation interne des chaufferies, cuisines, laveries, réfectoires et bains, ainsi que la suppression de sculptures. On apprend que le directeur de l'Administration générale de l'Assistance Publique de Paris G. Mesureur a demandé l'adjonction de salles pouvant servir comme salles d'opérations (Fondation, p. 22, p. 30-32).

Une sculpture de Pierre Devaux était initialement prévue au-dessus de l'entrée de la chapelle sur le thème Senectuti panem dedit et domum ("Il a été donné du pain et une maison aux personnes âgées"). Le modèle a été exposé au Salon de la Société Lyonnaise des Beaux-Arts de 1908, et décrit dans « La Construction lyonnaise » du 16 mars 1908 (p. 66) :

« Entre ce genre et la sculpture purement décorative, nous rangerons le bas-relief de M. Pierre DEVAUX, destiné au tympan de l'entrée de l'asile Debrousse, que M. Blachier architecte, vient d'édifier en si merveilleuse position sur le coteau de Sainte-Foy : Senectuti panem dedit et domum une vieillard, soutenu par une religieuse, tend les mains et tourne son regard reconnaissant vers le généreux fondateur et sa femme, qui s'approchent pour le secourir ; dans le lointain, se silhouettent les bâtiments où seront hospitalisés les pensionnaires de l'Assistance publique. L'ensemble est bien conçu, la pensée clairement exprimée, et le tout traité avec la sobriété qui convient à la demeure des humbles ; l'exécution définitive devra, toutefois, corriger certains effets fâcheux dans la sculpture en bas-relief, tels, par exemple, que la tête du donateur ne s'enlevant pas suffisamment sur le fond, et l'attitude du personnage féminin qui, bien qu'au premier plan, est fortement dévié à droite, pour éviter que sa tête bute contre le cintre : et cette position défectueuse du torse se remarque encore plus quand on observe l'oeuvre, non plus de face, mais obliquement. »

L'utilisation de la brique dans le gros-oeuvre est un élément à signaler. Pour Jean-Marie Clément, Vice-Président de la Société Française d'Histoire des Hôpitaux, « Les matériaux utilisés pour construire les hôpitaux restent marqués, jusque vers 1930, par les usages locaux : briques à Toulouse, pierre à Bordeaux, granit à Rennes. » (CLEMENT, p. 29-35). Ainsi le choix de la brique pour l'hospice Debrousse s'inscrit dans une recherche hygiéniste, ce qu'affirme A. Tuotiop en 1909, doublé (selon lui) d'une autre raison : le caractère non-salissant de la brique « On s'accorde à reconnaître que, pour ce genre de bâtiment, les murs en briques sont incontestablement les meilleurs, à cause de la suppression du salpétrage et de l'élimination de l'humidité, qui s'attachent généralement aux pierres. Voilà une des raisons qui ont fait adopter la brique en notre pays, où les ouvriers, peu habitués à la poser, sont, par suite, quelque peu inexpérimentés. La coloration idoine aux matériaux est aussi entrée en jeu, je pense, dans le choix du maître de l'oeuvre. Pendant longtemps, en effet, les façades conserveront la propreté du neuf ; elles ne cesseront d'être pimpantes et gaies, échappant à tout jamais au badigeonnage décennal.» (TUOTIOP, p. 270).

L'hospice Debrousse s'inscrivait, lors de sa construction, dans les recherches et progrès hygiénistes de l'époque. Ces efforts sont décelables par les multiples lanterneaux sur l'ensemble des toitures, qui permettent éclairage et ventilation. G. Blachier, en utilisant des colonnes de fonte pour les galeries ouvertes tire parti des qualités intrinsèques de l'architecture métallique : charge importante sur un support réduit, afin d'ouvrir les galeries au maximum pour profiter de l'air et de l'ensoleillement du levant (orientation de Debrousse à l'est). Ce parti rappelle celui adopté par l'hôpital de la Croix-Rousse puis l'hôpital Saint-Joseph à Lyon, Blachier ayant participé à la construction de ce dernier.

Lors de l'inauguration du 5 juillet 1911, M. E. Caillemer, président du Conseil des Hospices, compare l'hospice Debrousse aux précédents hospices de vieillards de Lyon :

« Pour nous, Messieurs et chers Collègues, nous ne pouvons pas nous dissimuler que la comparaison entre nos anciens Hospices de vieillards et cette belle maison baignée d'air et de lumière, ne nous est pas favorable. Rappelez-vous les immenses dortoirs de la Charité et les centaines de lits qui étaient juxtaposés dans chacun d'eux. Rappelez-vous surtout l'asile de la Guillotière. Quel saisissant contraste entre des installations vraiment rudimentaires et les confortables aménagements de l'Hospice Debrousse ! » (RODERY).

Outre les prescriptions extérieures (aération, ventilation, orientation à l'est, verdure), la modernité en matière d'hygiène s'appliquait à la disposition intérieure « [...] water-closets et lavabos très confortables, séparés des salles par des corridors, selon les prescriptions de l'hygiène moderne. » (TUOTIOP, p. 271).

En 1907, une exposition des HCL présente des salles modernes d'hôpitaux (GIROUD). La salle moderne d'hôpital lors de l'exposition proposait un sol en carreaux de grès de Paray-le-Monial, les revêtements des murs en carreaux de faïence à mi-hauteur, et de la peinture au ripolin sur la partie supérieure des murs. On peut remarquer que les prescriptions des HCL en matière d'hygiène intérieure sont similaires au parti adopté par l´APP à l'hospice Debrousse : grès, faïence et peinture vernissée couvraient les sols et les murs.

Tous les meubles de l'hospice Debrousse ont été commandés auprès du Magasin Central des Hôpitaux de Paris. En matière de prescriptions d'hygiène, on ne peut imaginer que l´APP ne s'est pas appuyé sur son propre programme élaboré en 1894, qui comporte les dernières doctrines relatives à l'hygiène, et dont s'est inspiré l'architecte Legros lors de ces études de l'hôpital Boubicaut.

L'autre tournant important de la fin du 19 e siècle, qui contribue aussi à la guérison du malade, parallèlement aux normes d'hygiène, est le confort du malade, qui est pris en compte et respecté. La verdure, le panorama deviennent des aspects importants lors de la construction d'un hôpital, et l'esthétique des façades est largement soulignée par les critiques de l'époque comme un facteur important dans le bien-être du malade. C'est dans ce contexte que s'insère l'hospice Debrousse, qui suit de près les progrès de son époque.

Comme évoqué dans l´historique, le corps médical de Debrousse a souvent accompagné, voire commandité les aménagements dans l´hôpital, veillant à suivre les dernières découvertes pédiatriques. De nombreux réaménagements internes n´ont pas été développés dans l´historique, car n´ayant pas eu d´incidences architecturales marquées (cuisines diététiques en 1931, 1946-48, consultations ORL en 1946-48...) mais sont très important pour l´histoire médicale de cet hôpital.

L'absence de plans masse entre 1909 et 1961 ne permet pas d'affiner la fourchette chronologique de certaines constructions non documentées : sur le plan masse du projet de construction d'un bâtiment pour prématurés (C), d´octobre 1960 (AH HCL : 57 W 141), il apparaît que le bâtiment D a été agrandi, aux extrémités nord et sud, et que les bâtiments E, 1, 8 et 12 (internat, chaufferie, garages et logement de fonction du directeur) sont construits.

La transformation de l'hospice en hôpital d'enfants, ainsi qu'un plus grande autonomie des HCL grâce à la convention de 1920 fait entrer Debrousse dans une logique encore plus hospitalière.

Rares sont les hôpitaux en France entièrement consacrés aux enfants. L'hôpital Debrousse a évolué en même temps que la discipline pédiatrique. Il a ainsi joué un grand rôle dans l'histoire de la pédiatrie lyonnaise. Choisi pour la qualité de l'air, le panorama, à l'écart de la ville de Lyon, tout était mis en oeuvre pour la tranquillité des vieillards.

L'hospice Debrousse était une retraite pour vieillards, et peu d'installations médicales figuraient au plan primitif, bien que certaines furent ajoutées à la demande du directeur de l´APP.

Avec la médicalisation de plus en plus importante du XXe siècle, le site est devenu défavorable pour l'hôpital d'enfants qu'il était devenu : le manque de place, qui a poussé à la création d'étages dans la partie centrale du bâtiment B et à la surexploitation du site (dont le parc a fait les frais), la forte pente, qui rend la circulation et le stationnement ardu. Malgré tout, l'hôpital a su se jouer de son site, se maintenir aux normes de sécurité, et a conduit à rechercher d'autres solutions à son agrandissement.

Les services de l´hôpital Debrousse seront transférés à l´hôpital Femmes - Mères - Enfants à Bron, actuellement en cours d´édification (2005).

En 2015, la déconstruction permet de voir, au rez-de chaussée dans la partie centrale du bâtiment principal la marque "J. TRAVERSE LYON" sur la charpente métallique.

Appellations Debrousse
Parties constituantes non étudiées chapelle, aumônerie, logement, amphithéâtre universitaire, chaufferie, laboratoire, cour, jardin, pièce d'eau, conciergerie, château d'eau
Dénominations hôpital
Aire d'étude et canton Lyon Urgences
Adresse Commune : Lyon 5e
Adresse : 29 rue Soeur-Bouvier , avenue Debrousse
Cadastre : 1832 X 64 à 67, 70 ; 1999 BY 37, 42, 43

L'hospice Debrousse de Lyon est érigé par l'architecte lyonnais Georges Blachier entre 1904 et 1909 (bâtiment principal signé de l'architecte et portant la date 1908), grâce aux libéralités de Marie-Félicie Debrousse. La construction, confiée à la Société Civile des Facultés Catholiques de Lyon pour l'Enseignement et l'Hospitalisation, passe en 1907 à l'architecte Dumontier, avant l´acte de donation de l'hospice à l'Assistance publique de Paris. La gestion est alors confiée aux Hospices Civils de Lyon. L'aménagement du parc est réalisé par Touret. Le 1er décembre 1909, les 18 premiers pensionnaires sont admis à l'hospice, et le 5 juillet 1911 a lieu l'inauguration. En 1912, la parcelle est agrandie par l'achat de la propriété Falcon de Longevialle en contrebas (cf. dossier). En 1920, l'hospice Debrousse devient un hôpital pour enfants, occasionnant de 1921 à 1926 une série de transformations intérieures et extérieures dont la construction d'un deuxième château d'eau par l'entrepreneur ingénieur Pérol. Entre 1961 et 1965, les services techniques des HCL (directeur de l'architecture Escoffier) conçoivent et construisent le pavillon pour prématurés (C). Les premiers projets de construction d'un pavillon de pédiatrie (A), par Maurice Martel (associé par la suite à André Charlet) datent de 1963. Sa réalisation se déroule entre 1967 et 1973. Le permis de construire, daté d´avril 1967 autorise également la construction de la villa du sous-directeur (13) et l'agrandissement de l'internat (E). Un bloc opératoire et une unité hors-germe sont réalisées respectivement en 1966-68 et 1979-83 dans la partie centrale du bâtiment B (autrefois chapelle et salle de réunion).

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Secondaire : 2e moitié 20e siècle
Dates 1908, porte la date, daté par source
1921
1961
1967
Auteur(s) Auteur : Blachier Georges, architecte, signature
Auteur : Dumontier Ernest, architecte, signature
Auteur : Pérol, ingénieur, signature
Auteur : Escoffier, architecte de l'entreprise, signature
Auteur : Martel Maurice, architecte, signature
Auteur : Charlet André, architecte, signature
Auteur : Touret, architecte paysagiste, signature
Personnalité : Debrousse Marie-Félicie, commanditaire

Cf. synthèse

Murs calcaire
brique
calcaire
enduit
carrelage mural
brique et pierre
moellon
béton armé
Toit tuile mécanique, zinc en couverture
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 5 étages carrés
Couvrements fausse voûte en berceau plein-cintre
voûte en berceau segmentaire
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures terrasse
terrasse
toit à longs pans
toit polygonal
toit à longs pans brisés
toit en pavillon
croupe
noue
lanterneau
pignon découvert
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie, suspendu
escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en charpente métallique, suspendu
États conservations remanié
Techniques sculpture
fonderie
ferronnerie
vitrail
céramique
Représentations lion colonne ordre corinthien ornement végétal enroulement fleur croix grecque
Précision représentations

Portail de la chapelle flanquée de colonnes corinthiennes et surmonté d'un lion en médaillon. Ornement végétal sur les parties métalliques de la galerie. Enroulements sur les rampes des escaliers. Rose de la chapelle fermée par une verrière à motifs de fleurs et croix grecques.

Permis de démolir et de construire déposés à la Direction de l'aménagement urbain de la Ville de Lyon en novembre 2011. Pétitionnaires :: VINCI Immobilier ; Immobilière Rhône-Alpes, M. Bruno Rousseau, 10 rue Gilbert Dru Lyon , 7e ; 6e Sens Immobilier. Bâtiments demolis : 1,2,3,4,6,7,8,9,10,11,15,16,17,18,A,C,D,E

Statut de la propriété propriété d'un établissement public communal
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables élévation

Annexes

  • Modernité des hôpitaux par F. Giroud. Extr. de : Annales de la Soc. académ. Architecture Lyon, 1907-1908

    1907, 28 juin. Modernité des hôpitaux par F. Giroud. Extr. de : Annales de la Soc. académ. Architecture Lyon, 1907-1908, p. 172.

    La salle de malades moderne, organisée par les soins de l'Administration des Hospices Civils de Lyon, est la salle hygiénique par excellence, avec sol en carreaux de grès de Paray-le-Monial, murs peints au ripolin, chauffage à basse pression, lits et tables de nuit en fer couleur vert d'eau ; en un mot, le tout d'un confortable qui ferait presque envie.

    Dans le compartiment suivant, l'Administration des Hospices expose une installation de water-closets bien moderne, avec cuvette à effet d'eau ; puis à la suite, une installation de cabinets de bains avec baignoire, bidet et bain de siège en porcelaine ; enfin, dans un dernier compartiment, une salle à manger de malade avec table et sièges en fer d'une tonalité agréable.

    Dans ces trois compartiments, nous remarquons le sol en carreaux de grès de Paray-le-Monial, les revêtements des murs en carreaux de faïence à mi-hauteur, puis au dessus peinture au ripolin.

    On se rend compte, en examinant cette intéressante exposition des Hospices Civils de Lyon, que cette administration a compris enfin, qu'il fallait donner un peu de bien-être à ces pauvres malades, en même temps qu'on doit les entourer de toutes les conditions d'hygiène les plus favorables.

    Déjà dans les hôpitaux de Lyon de nombreuses salles ont été transformées suivant les modèles exposés, et il est à souhaiter que l'administration des Hospices poursuive son oeuvre.

  • Description architecturale à l´occasion de l´inauguration par A. Tuotiop Extr. de : La construction lyonnaise, 1909

    1909, 1er décembre. Description architecturale à l´occasion de l´inauguration par A. Tuotiop Extr. de : La construction lyonnaise, p. 270 à 272.

    L'oeuvre se dresse maintenant, imposante, utile, digne d'être examinée pour les enseignements qui en découlent. Si elle ne satisfait pas pleinement son auteur en certains détails, qui lui ont été imposés en cours d'exécution, pourtant l'idée créatrice est suffisamment rendue. Bonne disposition de plans, aération, ventilation, excellente orientation, recherche du confort sans luxe inutile, construction à l'aide de bons matériaux ; tout est réuni d'une façon remarquable.

    On s'accorde à reconnaître que, pour ce genre de bâtiment, les murs en briques sont incontestablement les meilleurs, à cause de la suppression du salpétrage et de l'élimination de l'humidité, qui s'attachent généralement aux pierres. Voilà une des raisons qui ont fait adopter la brique en notre pays, où les ouvriers, peu habitués à la poser, sont, par suite, quelque peu inexpérimentés. La coloration idoine aux matériaux est aussi entrée en jeu, je pense, dans le choix du maître de l'oeuvre. pendant longtemps, en effet, les façades conserveront la propreté du neuf ; elles ne cesseront d'être pimpantes et gaies, échappant à tout jamais au badigeonnage décennal.

    L'effet charme le visiteur, qui laisse ses yeux suivre les lignes élégantes de la façade principale, longue de 140 mètres. Le Villebois en bossage du soubassement, la pierre de Tournus au ton bleuâtre dans les bandeaux, et le Saint-Martin constituant le perron de la chapelle, se mêlent gracieusement au ton chaud de la brique de Bourgogne, de la brique Muller placée aux balustrades et au-dessus des arcades de la véranda, tandis que la tuile Bossot, plus foncée, couronne les avant-toits à la belle charpente apparente.

    La pierre des Estaillades contraste par sa blancheur dans les parties hautes de l'édifice, où de sveltes colonnes de fonte laissent passer l'air et le soleil dans les dortoirs en retrait de ces promenoirs. Pas d'ornements superflus ; des panneaux non bouchardés soulignent la base des pilastres, et, diversifiant les tons, donnent une note gaie à l'ensemble.

    En arrière-corps, de plain-pied avec le chemin de Saint-Irénée, se trouvent les services généraux : réception des marchandises, cuisine claire et ventilée par le haut, laverie, etc., lesquels services, par suite de la pente de la colline, communiquent avec le 1er étage de la façade au moyen de larges et gais dégagements. Au-dessous d'eux, on gagne par une allée à la pente douce les bureaux de l'économat et l'entrée, ces derniers indépendants par le fait, décentralisés, enfin à proximité quand même de l'organisation.

    La chapelle, surmontée de deux élégants campaniles, sépare les hommes des femmes. En arrière se trouve une salle des fêtes artistiquement ornée, au plafond lumineux, assez spacieuse pour contenir aisément les 200 hospitalisés, grâce à une tribune s'ouvrant à l'étage supérieur.

    Même disposition à tous les étages : qu'il suffise de signaler dans les dortoirs la mosaïque semée, d'un bon marché extraordinaire, essentiellement hygiénique, permettant un raccord en courbe avec les murs ; la faïence gaie des réfectoires ; le carreau en grès des corridors ; les magnifiques salles de repos, aux immenses baies qui donnent une vue demi-circulaire sur le panorama lyonnais.

    Il y aurait encore à signaler au sous-sol : salle de bains nombreuses et parfaitement installées, divers refuges du linge sale correspondant à chaque étage, enfin on peut remarquer au hasard de la visite, water-closets et lavabos très confortables, séparés des salles par des corridors, selon les prescriptions de l'hygiène moderne. Bref, dans l'ensemble, élégance et solidité, selon les traditions des siècles de bonne construction, dans les détails recherche constante de mettre au point tout ce que les observations scientifiques des dernières années ont apporté. Voilà ce qu'on doit dire de l'hospice Debrousse, qui se complète d'un pavillon pour le personnel, d'une conciergerie, placés en des lieux favorables à travers le grand parc, et du dépôt mortuaire muni d'une sortie spéciale, masqué par la verdure aux yeux des habitants de ce séjour agréable.

  • Description de la fonction des pièces à l´occasion de l´inauguration. Extr. de : La Fondation Debrousse de Lyon, 1910

    1910. Description de la fonction des pièces à l´occasion de l´inauguration. Extr. de : La Fondation Debrousse de Lyon, p. 30-37.

    Il avait été nécessaire d'introduire d'importantes modifications dans le plan primitif, et M. Dumontier en prenant la direction des travaux, a fait subir au projet des modifications qui avaient pour but de diminuer le chiffre de la dépense et d'adapter l'immeuble aux besoins hospitaliers.

    C'est ainsi que, bannissant tout luxe inutile, des sculptures prévues pour une somme considérable furent supprimées.

    La chapelle, d'une dimension hors de proportion avec le nombre de pensionnaires, fut réduite de manière à créer une salle de réunion et de conférences ainsi qu'un vestiaire général qui faisait défaut.

    Les cuisines et les laveries particulières qui avaient été prévues dans les services furent supprimées au profit d'une cuisine centrale, pourvue des derniers perfectionnements, de manière à faciliter le service et à éviter les frais d'exploitation. enfin, les réfectoires, comme il est logique, furent groupés à une petite distance de la cuisine; les bains furent agrandis.

    L'immeuble dont le rez-de-chaussée principal (sol de la chapelle) est à une altitude de quatre-vingt-quatorze mètres cinquante au-dessus du niveau de la mer, comprend trois étages, non compris le sous-sol formant soubassement et l'étage des combles où se trouvent des chambres pour le personnel.

    Les sous-sols comprennent une chaufferie centrale, sous la chapelle, avec trois chaudières à basse pression pour la vapeur destinée au chauffage de l'édifice entier, et deux chaudières à haute pression desservant la cuisine et ses appareils à vapeur, les salles d'opérations éventuelles et le service d'eau chaude des bains et des offices. La surface de chauffe a été calculée de manière à ce que le service de la cuisine et de l'eau chaude, en cas de réparations, puisse être assuré concurremment avec le chauffage par les chaudières à basse pression.

    A quelques mètres de la chaufferie, les dépôts de charbon et d'anthracite sont desservis par des vagonnets et une passerelle de chargement ; le dépôt de mâchefer, les ateliers sont également voisins.

    M. Dumontier avait pris soin de réduire au minimum les dépenses du personnel en supprimant les trois chaufferies distinctes qui figuraient au plan primitif.

    Dans l'aile gauche du bâtiment, le sous-sol comporte un immense dépôt, un magasin. Dans l'aile droite, à l'extrémité, le service des bains, immédiatement au-dessous de l'infirmerie, avec huit baignoires, dont une pour le personnel, une salle de douches, deux salles de bains de pieds, une cabine pour bains sulfureux.

    Au pied du pavillon central de chaque aile, le caveau à linge sale, desservi par les trémies descendant des étages et, sur le devant, avec accès direct sur le jardin, une orangerie.

    Le rez-de-chaussée de l'aile sud a été réservé aux deux infirmeries, hommes et femmes, contenant chacune vingt lits (I); ce service a été naturellement traité comme un service d'hôpital, avec cabinet de médecin et salles d'attente et d'examen, salle de bains, chambres à un et à deux lits pour malades isolés ; les annexes du pavillon central de l'aile sont identiques à celles des autres services : réfectoires, lavabos, w.-c. et officine en arrière ; sur le devant de l'édifice, salle de repos. En situation symétrique dans l'autre aile, un service de vieillards (hommes), séparé de l'infirmerie par la chapelle et les passages qui l'entourent et l'isolent de tous côtés. Derrière la chapelle a été ménagée une petite sacristie.

    C'est sur la façade postérieure du bâtiment que s'ouvre en sous-sol l'entrée principale. Sur le flanc de cet arrière-corps, à proximité de la porte charretière de Sainte-Foy à Saint-Irénée, d'un côté se trouve le bureau de l'économe et de l'autre les archives et le secrétariat.

    En face, dans le grand vestibule auquel vient aboutir l'escalier à double révolution desservant la cuisine et les étages et, de chaque côté d'un couloir qui s'ouvre sur la face sud du pavillon, le parloir et la salle du Conseil. Tout à fait en arrière, le sous-sol des cuisines, des réserves ; enfin la boucherie, séparée des cuisines et placée à l'abri des variations de température, a été complètement isolée grâce à une cour anglaise qui y donne accès. Des annexes, placards, lavabos, w.-c., réserves pour archives, local pour tableau électrique de distribution, ont utilisé les divers espaces laissés libres dans les angles des murs.

    Au rez-de-chaussée ce bâtiment des services généraux, desservi comme au sous-sol par un vestibule central, comprend dans son avancée vers le chemin de Saint-Irénée, d'un côté une lingerie et une salle de repassage et de raccommodage, de l'autre la cuisine avec guichet de distribution, table chaude, deux marmites à vapeur, une grillade à gaz avec chauffe-assiettes, une marmite chauffée au gaz pouvant servir à la friture du poisson ou des pommes de terre, un panier élévateur pour éviter les dangers de la manipulation de la graisse chaude. M. Dumontier a d'ailleurs installé au centre un fourneau en fonte et tôle dit fourneau de secours, avec deux services indépendants, foyers, fours, eau chaude et eau froide, fourneau qui, en cas d'interruption du service de la vapeur, peut à lui seul assurer le service de l'hospice ; à côté la dépense, l'épluchage et la sommellerie. Au centre, une paneterie, une laverie et un magasin desservi par le quai couvert commun aux services généraux et communiquant directement avec le sous-sol par un monte-charge à fermeture automatique. De chaque côté du vestibule les deux grands réfectoires (II), et dans le corps central une salle de réunion pouvant servir de salle de conférences, avec une tribune à la hauteur du palier de deuxième étage.

    Les deux ailes sont identiques et contiennent séparées par leur pavillon central deux salles contenant chacune vingt lits dont quatre en deux chambres, une petite annexe à l'extrémité, des lavabos et w. c. vers le centre.

    C'est dans les pavillons centraux que sont groupées les annexes : lavabos et w. c. avec trémies et vidoir, cabinet de la surveillante, chambre de garde, officine avec armoires et vestiaire ; dans l'avancée une bibliothèque, salle de lecture ; dans la partie postérieure, un fumoir du côté des hommes, une salle de couture du côté des femmes.

    Ces deux pavillons latéraux en avancée sont d'ailleurs reliés par les galeries ouvertes qui partent du vaste escalier en pierre allant du sous-sol au comble et qui passent au-devant de la chapelle.

    Au deuxième étage, dans le corps central du bâtiment et en arrière de la salle de conférences, la pharmacie avec son laboratoire, le bureau de la surveillante, la tisanerie, la salle de distribution ; en face, salle à manger et office avec cuisine pour le personnel.

    Les dispositions des salles d'administrés se répètent au deuxième étage ; les salles affectées au rez-de-chaussée aux réfectoires des grands infirmes et des malades et consacrées au premier étage à un fumoir et à une salle de couture, sont disposées au deuxième étage pour être transformées éventuellement en salles d'opérations avec salles d'appareils, salle d'anesthésie, etc.

    Les combles sont aménagés de chambres pour le personnel, au nombre de vingt, pourvues des accessoires indispensables. Cette combinaison a été étudiée en vue de répondre également aux desiderata des diverses catégories de personnel, congréganiste ou laïque, qui pourraient être appelées à desservir l'établissement, sans exiger de coûteuses modifications.

    Deux "escargots" en fonte ornée conduisent aux campaniles qui encadrent la chapelle. De ces campaniles, qui dominent la colline de Sainte-Foy, la vue s'étend sur un panorama immense.

    L'aspect extérieur de cet immense édifice, tout en façade, qui a été étudié de manière à faire bénéficier tous les pensionnaires de la situation unique du bâtiment, n'offre aucune monotonie malgré une longueur de cent quarante mètres. Le corps central, rompu par l'avancée de la chapelle qui déborde avec sa terrasse et son horloge, encadrée par les deux campaniles ajourés, égayé par les galeries ouvertes qui font autant de promenoirs, est limité par les deux pavillons des ailes, dont le profil très accusé vient en symétrie balancer la saillie de la chapelle. Enfin aux extrémités les deux bâtiments très simples complètent l'édifice dont la masse imposante, avec son décor de pierres de taille aujourd'hui encore blanches, n'a rien de triste, grâce à un emploi judicieux de la brique.

    Le long du chemin de Saint-Irénée à Sainte-Foy et en arrière du bâtiment principal sont disposés les pavillons annexes : à l'entrée, le pavillon du concierge-jardinier, commandant les deux voies d'accès à l'édifice, l'une allant au quai de déchargement des services généraux, à la hauteur du rez-de-chaussée, l'autre descendant en rampe douce à la galerie du sous-sol et au bureau de l'économe.

    Le bâtiment du personnel, isolé sur une hauteur, renferme les logements de l'économe, de l'interne et de divers sous-employés : chauffeur, surveillant général, cuisinière.

    Le pavillon des morts a été relégué à l'angle extrême du parc, sur le chemin de Saint-Irénée et au même niveau que la voie d'accès, de manière à permettre aux convois de se former dans la cour intérieure. Le terrain, du côté du parc, étant profondément dénivelé, le sous-sol est de plain-pied avec le chemin de ronde. Là s'ouvre le dépôt mortuaire, dallé en ciment, avec murs également en ciment. A côté du dépôt une salle d'autopsie, avec tous les aménagements réclamés par l'hygiène hospitalière, un laboratoire et une resserre destinée aux pièces anatomiques.

    Un ascenseur électrique fait communiquer ce dépôt avec la salle d'attente et la salle d'exposition, situées au premier, au niveau du chemin. Le gardien est logé dans ce service.

    Au point culminant du parc, auprès du service des morts, a été placé le réservoir, d'une contenance de cent mètres cubes. Son bâtiment abrite le transformateur électrique qui donne l'éclairage et fait fonctionner l'ascenseur du service des morts.

    Dans le bâtiment principal, comme dans les annexes, les murs ont été peints en peinture vernissée ; le sol est en carrelage céramique et les revêtements en faïence viennent jeter une note claire. Le gros oeuvre est en brique et pierre ; les planchers sont en fer, voûtés en béton de ciment, et plafonnés en hourdis brique, ravalée en plâtre. Les meubles ont été achetés par les soins et sur les types du Magasin Central des Hôpitaux de Paris. l'établissement est desservi par un égout construit à frais communs par Mme Debrousse et par la Ville de Lyon sur l'avenue Valioud.

    (I) Ce service d'infirmerie a été créé à la demande de l'Assistance publique de Paris.

    (II) Les murs des réfectoires ont été décorés dans leur partie basse par une frise en faïence rappelant le parti adopté à l'hospice Debrousse de Paris.

  • Litige entre l´APP et l´architecte Blachier. Texte publié dans : Notes rectificatives sur l'hospice Debrousse de Lyon. 1912

    1912, 1er février. Litige entre l´APP et l´architecte Blachier. Texte publié dans : Notes rectificatives sur l'hospice Debrousse de Lyon.

    EXTRAIT DU PROCES-VERBAL DE LA SEANCE DU 1er FEVRIER 1912 de la Société Académique d'Architecture de Lyon

    Dans une brochure publiée en 1910 chez Berger-Levrault et Cie, éditeurs, sous les auspices de l'administration générale de l'Assistance publique à Paris, le nom de M. Blachier avait été supprimé.

    Le 6 juillet 1911, le lendemain de l'inauguration de l'Hospice Debrousse, réunis en assemblée générale, au nombre de quarante membres, nous protestions contre la suppression dans la dite brochure du nom de M. Blachier comme architecte auteur exclusif et maître véritable de l'oeuvre de la construction de l'Hospice Debrousse.

    Nous estimions que cette suppression portait atteinte à la propriété artistique et que M. Blachier était en droit d'employer tous les moyens que lui confère la loi pour obtenir satisfaction.

    Nous décidions, en outre, à l'unanimité, que la présente protectation serait adressée à l'administration de l'Assistance publique à Paris et à la Société de Défense Mutuelle des Architectes Français.

    M. le Président donne la parole à M. Blachier qui est heureux de nous apprendre qu'à la suite de cette protestation, la Société de Défense Mutuelle a considéré son affaire contre l'Assistance publique comme d'intérêt général et l'a comprise dans celles que la Société soutient en toutes occasions en faveur des droits de propriété artistique des architectes. Par suite, c'est grâce à cette appui, aux conseils et dévouement de Me Tassin, avocat à la Cour, membre du conseil judiciaire de cette Société, qu'il doit d'avoir obtenu satisfaction.

    il nous lit alors la lettre ci-jointe, adressée par lui à l'Assistance publique de Paris, et la réponse de M. Mesureur.

    "LYON, le 28 novembre 1911.

    Monsieur le Directeur de l'Administration Générale de l'Assistance Publique à Paris.

    "MONSIEUR LE DIRECTEUR,

    "Vous vous souvenez sans doute qu'à la suite de l'apparition d'une brochure publiée par les soins de votre administration sous vos auspices et sous votre responsabilité, brochure relatant l'historique de la fondation Debrousse à Lyon ; à la suite de l'inauguration de l'hospice et des discours qui l'ont accompagnée, vous avez été saisi, en juillet dernier, par M. le Président de la Société Académique d'Architecture de Lyon, d'une protestation votée à l'unanimité par tous les architectes présents.

    "Tous s'élevaient contre la suppression de mon nom comme architecte "auteur exclusif et maître véritable de la construction" de cet édifice, et contre les termes inexacts ou équivoques employés, comme à dessein, dans cette brochure, relativement à la présence et au rôle de M. Dumontier.

    "Quelques jours après, répondant aux termes nets, précis et énergiques de cette protestation, singulièrement significative et probante, puisqu'elle émanait de confrères habitant Lyon et connaissant mieux que personne la réalité des choses, vous adressiez vous-même une lettre à M. le Président de la Société Académique d'Architecture de Lyon. Dans cette réponse, qui devait soulever mes propres protestations dès que j'en eus connaissance, vous paraissiez vous méprendre sur ma qualité. M'assimilant d'abord aux fonctionnaires dépendant de votre adminstration , puis considérant que la présence du représentant ou mandataire de Mme Veuve Debrousse, M. Dumontier m'avait enlevé le caractère de "maître de l'oeuvre", d'architecte dirigeant, pour me rendre le subordonné de celui-ci, vous en tiriez la conclusion que mes réclamations n'étaient pas fondées. Et sans vous apercevoir de la singulière contradictions des deux phrases, vous ajoutiez : "En ce qui touche la question de la direction des travaux, "la solution adoptée a été empreinte de la plus grande bienveillance à "l'égard de l'architecte auteur du projet, qui est demeuré jusqu'à la fin "attaché à l'opération", prolongeant et confirmant ainsi l'équivoque créée par vous.

    "Le 22 août, dès que j'avais connaissance des termes de votre lettre, je protestais avec toute mon énergie, vous signalant que j'étais l'auteur des plans de l'édifice ; que jusqu'à la fin j'avais conduit et dirigé tous les travaux et que les quelques modifications de détails apportées en cours d'exécution, avaient toutes été étudiées dans mes bureaux, sous mon unique direction.

    "Ma signature apposée sur tous les plans en était la preuve indiscutable et j'ajoute que toutes les minutes de ces plans sont dans mon cabinet, en ma seule et exclusive possession.

    "Que je sois donc le seul auteur de l'Hospice Debrousse à Lyon, la chose n'est pas discutable. C'est donc non comme fonctionnaire (je n'ai pas cet honneur) mais comme auteur, que j'agis aujourd'hui contre votre administration pour le tort causé par ses agissements, précisés et détaillés dans la lettre du 22 août.

    "En tant qu'architecte, auteur de l'oeuvre, je suis protégé en termes formels par la loi du 11 mars 1902 et par celle du 9 avril 1910. J'ai droit à la même protection que tous les autres artistes, les peintres, les graveurs, les sculpteurs par exemple.

    "Ceci vous expliquera, Monsieur le Directeur, la nouvelle protestation votée par la Société Académique d'Architecture de Lyon, dans sa séance du 5 octobre dernier, après avoir pris connaissance des termes de votre lettre. J'ai cru devoir également consulter le Comité de la Société de défense mutuelle des Architectes français, siégant à Paris, 8, rue Danton, et sa réponse a été identique : l'auteur de l'oeuvre mérite toute la protection de la loi... protection que la loi m'accorde... mais que je n'ai pas encore trouvée auprès de vous.

    "Aussi me faut-il revendiquer aujourd'hui mes droits d'auteur.

    "Auparavant, je ne puis oublier cependant, Monsieur le Directeur, que placé à la tête de l'Assistance Publique, vous gérez le bien des pauvres. Aussi avant d'agir contre vous, comme la loi m'y autorise, veux-je essayer d'épuiser toutes les tentatives de la plus grande conciliation.

    "Mais vous comprendrez, mieux que personne, que réparation doit m'être donnée pour le passé et qu'aucune équivoque ne doit plus se renouveler à l'avenir.

    "Pour consacrer mon droit d'auteur et réparer l'atteinte qui y a été portée, je vous demande donc au cas où une plaque de marbre existerait déjà à l'entrée principale de l'édifice, avec les noms des donateurs, directeur, administrateurs, etc... Le droit d'y faire graver à mes frais et en caractères de même grandeur, ces mots : Edifié par M. Blachier, architecte à Lyon.

    "Au cas où aucune plaque de marbre existerait, ou au cas où aucune place ne permettrait sur celle qui existe de graver l'inscription précitée, je vous demande d'en faire apposer une à l'entrée principale, à mes frais et avec la mention relatée.

    "Comme auteur, j'ai non seulement le droit de signer mon oeuvre, mais j'ajoute que c'est même une "nécessité", puisqu'aux termes de la loi de 1910, je reste en possession de tous mes droits d'auteur sur l'oeuvre que j'ai créée.

    "Suite nécessaire et logique de cette première proposition, je vous demande de ne laisser tirer, paraître ou mettre en vente aucune reproduction, image, dessin, gravure, carte postale, etc., représentant mon oeuvre : l'Hospice Debrousse, en totalité ou en détail, faite sans mon consentement exprès et sans mon nom.

    "Enfin, je vous demande la suppression ou destruction de toutes les brochures éditées en 1910 par la maison Berger-Levrault, relatives à la fondation Debrousse de Lyon, et restant en votre possession.

    "C'est par ces moyens très simples et très peu onéreux, que je voudrais bien considérer que réparation m'est donnée, dans une faible mesure ; je voudrais espérer qu'aucune équivoque ne pourra plus se renouveler à l'avenir et que vous avez été amené à constater vous-même, après tous mes confrères de Lyon, que je suis, ai été et resterait le seul auteur de l'édifice élevé de 1904 à 1909 et remis à l'Assistance publique par Mme Debrousse.

    "Je dois ajouter, Monsieur le Directeur, que je tiens nécessairement à obtenir une prompte réponse de votre part.

    "Persistant dans mon désir de conciliation et de solution amiable, je veux vous laisser le temps de vous entourer de tous les renseignements utiles et de tous les avis les plus autorisés.

    "J'attendrai donc 10 jours depuis l'envoi de la présente par pli recommandé, mais passé ce délai, vous m'autoriserez par votre silence à considérer ce silence comme un refus et me mettrez dans l'obligation de m'adresser aux tribunaux pour faire proclamer et protéger mes droits d'auteurs ; en ce cas, je me verrai contraint de vous demander telles réparations que je jugerai alors nécessaires pour l'atteinte qui leur a été portée, réparations sur lesquelles je fais dès maintenant des plus expresses réserves.

    "Vous me rendrez justice que j'ai tout fait pour ne pas en arriver à ces extrémités regrettables.

    "Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l'assurance de ma considération distinguée.

    G. BLACHIER."

    ADMINISTRATION GENERALE DE L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS

    "PARIS, le 4 janvier 1912.

    "MONSIEUR,

    "Ainsi que vous pouvez vous en convaincre par les correspondances échangées antérieurement, je n'ai jamais songé à vous contester la qualité d'architecte chargé de la construction de l'Hospice Debrousse, mission qui vous a été confiée par la Société civile des Facultés catholiques de Lyon et qui vous a été continuée par Mme Debrousse. Votre droit de propriété artistique, tel que la loi le reconnaît aux architectes, n'a jamais été mis en doute. Aussi vous autoriserai-je bien volontiers à apposer votre nom sur l'édifice, conformément à votre droit.

    "Vous me demandez aujourd'hui de m'engager à indiquer votre nom sur les reproductions ou vues que mon administration, dans l'avenir, aurait à faire tirer. Dans un esprit de conciliation que vous apprécierez et maintenant à votre égard l'attitude courtoise que, depuis le début, j'ai toujours observée, je m'engage bien volontiers à mentionner votre nom sur les vues et reproductions que mon administration jugerait à propos de faire tirer.

    "Quant à la brochure La Fondation Debrousse de Lyon, éditée chez Berger-Levrault, c'est une notice administrative publiée à l'occasion de l'inauguration ; il ne doit en être fait aucun nouveau tirage, du moins sous sa forme actuelle, et je vous en donne l'assurance. Mais j'ajoute que c'est à tort que vous avez cherché à interpréter certains passages comme pouvant vous porter un préjudice qui n'a jamais été dans mes intentions.

    "Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.

    "Le Directeur de l'Administration Générale de l'Assistance Publique,

    G. MESUREUR."

    Notre confrère nous dit que la réponse de M. le Directeur de l'Assistance Publique lui donne satisfaction et que par suite, rien ne doit subsister du différend ayant existé entre eux.

    M. le Président le félicite vivement en notre nom à tous du résultat obtenu. Il en est d'autant plus heureux que la Société a été la première à prendre sa défense. Aussi, sera-ce pour nous un véritable plaisir que la publication de la lettre de notre confrère revendiquant avec énergie ses droits de propriété artistique, et la réponse de M. Mesureur lui donnant complète satisfaction.

    M. Blachier nous remettra deux vues photographiques de cette intéressante construction, que nous serons heureux de publier, car cette oeuvre lui fait le plus grand honneur.

    Sur sa demande, la Société lui accorde à l'unanimité des votants, l'autorisation de faire un tirage à part du compte rendu de notre séance.

    Nous sommes heureux de pouvoir apprendre à nos confrères que la Société de Défense Mutuelle a jugé comme nous cette question d'un grand intérêt, et que comme nous, elle vient de faire publier dans son Bulletin mensuel du Ier février 1912, ces mêmes lettres de MM. Blachier et Mesureur.

    Le Secrétaire de Séance,

    TIXIER.

  • Convention entre l´APP, les HCL et la SCFCL pour la transformation de l´hospice en hôpital pour enfants. 1920

    1920, 9 novembre et 2 décembre. Convention entre l´APP, les HCL et la SCFCL pour la transformation de l´hospice en hôpital pour enfants. AH HCL, 2 O 24.

    Convention entre l'Assistance publique de Paris, l'Administration des Hospices Civils de Lyon et la Société civile des Facultés catholiques, de Lyon

    Les soussignés :

    Gustave MESUREUR, agissant au nom de l'Administration générale de l'Assistance publique à Paris ;

    MM. Delore, Brahm et Lévy agissant au nom de l'Administration des hospices civils de Lyon ;

    M. E. Lucien-Brun agissant au nom de la société civile des Facultés Catholiques de Lyon pour l'enseignement et l'hospitalisation ;

    Ont exposé et arrêté ce qui suit :

    Les Hospices civils de Lyon ont, depuis longtemps, sollicité la transformation de l´hospice Debrousse en hôpital d´enfants.

    La question déjà posée en 1913 fut alors écartée.

    Aujourd´hui, deux ordres de faits ont profondément modifié la situation.

    D´une part les revenus de la dotation ont été si gravement affectés par les événements qu´ils sont actuellement réduits de trois quarts, tandis que les dépenses ont presque doublé, d´où un déficit dans les finances de l´hospice d´environ 600.000 francs.

    L´Administration générale de l´Assistance publique de Paris croit ne pouvoir y remédier que par la fermeture temporaire de l´Etablissement.

    D´autre part, la guerre a fait une si effroyable consommation de vies humaines que le salut des jeunes générations est devenu pour la France le premier des buts à poursuivre. Il est probable que si Madame Debrousse vivait encore, elle serait frappée de l´importance de ce nouveau devoir et consentirait à la transformation de son hospice en hôpital d´enfants.

    L´Assistance Publique de Paris et les Facultés catholiques de Lyon pour l´enseignement et l´hospitalisation se sont dès lors entendues pour tenir le compte le plus large des circonstances et, tout en maintenant ce qui peut être conservé des intentions de Mme Debrousse, pour rendre possible la transformation sollicitée par les Hospices civils de Lyon.

    D´accord avec ceux-ci, elles ont arrêté les conventions ci-après :

    ARTICLE I - L´admission des vieillards, soit à l´hospice Debrousse, soit dans tout autre établissement qui pourrait lui être substitué, est suspendue jusqu´au jour, quelle qu´en soit la date, où par suite de l´encaissement des revenus affectés à la fondation et des intérêts qu´ils produiront, d´une part, le passif actuel sera éteint, et d´autre part aura été reconstitué un capital produisant comme par le passé un revenu annuel de deux cent mille francs.

    Le passif, au 30 juin 1919, dont la consistance devra être établie dans le plus bref délai possible, ne sera augmenté d´aucune charge d´intérêts.

    Chaque année, dans le courant du mois de Janvier, l´Administration générale de l´Assistance publique de Paris devra faire parvenir aux Hospices civils de Lyon et aux Facultés catholiques un état relatant les opérations effectués et constatant la situation active et passive au 31 décembre précédent.

    A la fin de chaque semestre, les sommes encaissées pour le compte de la fondation devront être placées en valeurs productives d´intérêt.

    ARTICLE II - L´Hospice Debrousse, auquel son nom devra être maintenu, sera transformé en hôpital d´enfants.

    Les Hospices civils de Lyon hospitaliseront les vieillards actuellement à l´hospice Debrousse dans un ou plusieurs de leurs établissements.

    En compter de 1er juillet 1919, ils devront supporter toutes les dépenses relatives à l´hospitalisation de ces vieillards, sauf à faire admettre à l´assistance obligatoire ceux d´entre eux qui réuniraient les conditions voulues par la loi, mais sans que jamais de dissentiments relatifs à cette admission puisse résulter un retrait de l´hospitalisation.

    ARTICLE III - Tout en demeurant « in perpenum », la propriété de l´Assistance publique de Paris, l´établissement avec tout le matériel hospitalier qui s´y trouve sera remis aux Hospices civils de Lyon, qui y fer nt telles organisations administratives qu´ils jugeront convenables, mais sous les conditions :

    1° d´y créer un hôpital d´enfants, principalement des services de chirurgie, cure d´aération et de soleil.

    2° d´assurer le service au moyen de leur personnel spécial et de leurs soeurs hospitalières.

    3° de maintenir àperpétuité à l´hôpital un service d´aumônerie catholique suivant les engagements et prescriptions de Mme Debrousse.

    Les Hospices civils seront chargés de l´entretien des bâtiments, du par cet du matériel, des impôts, contributions et assurances contre l´incendie et généralement de toutes les dépenses qui peuvent être la conséquence du droit de propriété ou du fait de la possession de cet immeuble.

    Ils devront veiller aussi sous leur responsabilité à ce qu´aucun droit de servitude ne soit acquis sur ledit immeuble. Ils auront à pourvoir personnellement à toutes les dépenses du fonctionnement de l´hospice transformé en hôpital d´enfants.

    La Fondation Debrousse n´aura, à partir du 1er juillet 1919, à supporter aucune dépense à quelque titre que ce soit pour le fonctionnement de l´hospice Debrousse.

    Le compte des dépenses à sa charge au 30 Juin sera arrêté le plus rapidement possible pour constater le passif à couvrir d´après l´accord ci-dessus.

    Les Hospices civils n´auront pour leur occupation aucune somme à payer à la Fondation Debrousse. Les charges assurées subsistant la valeur contrepartie de cette occupation.

    Article IV- La société civile des Facultés catholiques de Lyon pour l´enseignement et l´hospitalisation aura droit de présenter cinquante enfants dès que la transformation aura été opérée pour être hospitalisés à l´hôpital d´enfants.

    Ce droit lui est reconnu pour toute la période où le fonctionnement de la fondation des vieillards sera suspendue et cela pour lui tenir lieu du droit de présentation de cent vieillards lui appartenant dans l´hospice Debrousse.

    Ces cinquante enfants devront être atteints d´une des affections traitées à l´hôpital Debrousse.

    Leur admission sera prononcée par le personnel médical de cet établissement, qui statuera dans les mêmes conditions que pour les autres enfants.

    Les enfants présentés devront être français et appartenir autant que possible à la région lyonnaise.

    Article V - Lorsque l´extinction du passif actuel et la reconstitution du capital seront effectuées, le droit des Facultés catholiques de présenter cinquante enfants à l´hôpital Debrousse sera supprimé ; mais cette suppression n´aura son effet que du jour où fonctionnera de nouveau le droit de présentation de cent vieillards au maximum.

    D´autre part, l´Assistance publique de Paris, pour maintenir ses prérogatives, aura dès l´ouverture du nouvel établissement, un droit d´hospitalisation gratuit de dix enfants parisiens indigents et malades dans l´hôpital substitué à l´hospice Debrousse de Lyon et conservera comme par le passé son droit d´inspection.

    Pour assurer à l´égard des Facultés catholiques de Lyon l´exécution de l´obligation contractée en leur faveur par Mme Debrousse et devenu une charge de la fondation faite par celle-ci à l´assistance publique de Paris, les Hospices civilsde Lyon aménageront, dans les bâtiments de l´hospice du Perron deux services, un pour hommes, l´autre pour femmes, cinquante lits chacun au maximum spécialement affecté à l´hospitalisation des vieillards. Ces deux services porteront le nom de Fondation Debrousse.

    La Société civile des Facultés catholiques aura exclusivement le drot de présentation des bénéficiaires de ces cent lits.

    Toutes les conditions qui étaient prévues en faveur des Facultés catholiques pour l´immeuble de l´avenue Valioud s´appliqueront aux deux services dont s´agit, notamment tout ce qui concerne le personnel hospitalier et l´aumônerie, le refus d´exécuter une quelconque de ces conditions enlèverait tout effet aux présentes et rétablirait les parties dans leurs droits respectifs antérieurs.

    Les deux services fonctionneront et les admissions commenceront dès que la période temporaire ci-dessus prévue aura pris fin.

    Si, pour une cause quelconque, lesdits services de vieillards de la Fondation Debrousse devaient être transférés dans un autre établissement des Hospices civils, le transfert ne pourrait avoir lieu qu´avec l´agrément des Facultés catholiques et d´un commun accord avec elles. Avis du changement devrait être donné à l´Administration générale de l´Assistance publique de Paris.

    Article VI - Lorsque la période temporaire aura pris fin, tous ls revenus des titres de la fondation seront remis, au fur et à mesure de leur encaissement, par l´Assistance publique de Paris aux Hospices civils de Lyon.

    La moitié de ces revenus sera portée par les Hospices civils à un compte spécial et affectés aux dépenses de l´hospitalisation des cent lits réservés à la société civile des Facultés catholiques.

    Les Hospices civils de Lyon, pas plus que l´Assistance publique de Pairs et que la Société civile des Facultés catholiques n´auront à supporter personnellement aucune dépense pour cette hospitalisation. Le nombre des admissions sera limité par les disponibilités du compte spécial, étant bien entendu qu´il ne pourra rien être porté au passif de ce compte du chef de la construction et l´ameublement des services, dépenses ne concernant que les Hospices. La dépense d´hospitalisation sera calculée conformément au prix de journée admis pour les vieillards bénéficiaires de la loi sur l´assistance obligatoire des vieillards et infirmes.

    Article VII - Quelle qu´ait été dans le passé l´opinion respective des parties sur l´étendue de leurs droits, la Société civile des Facultés catholiques de Lyon accepte sans réserve qu´à l´avenir, pour fixer le nombre des lits de vieillards auxquels elle aura un droit de présentation, il soit fait état uniquement des revenus de la fondation, sans qu´il puisse être réclamé au-delà de la moitié des revenus de celle-ci, ni à l´Assistance publique de Paris comme légataire universelle de Mme Debrousse, ni aux Hospices civils de Lyon.

    Article VIII - Les hospices civils emploieront la seconde moitié des revenus reçus de l´Assistance publique de Paris au fonctionnement de l´hôpital d´enfants installé dans l´immeuble Debrousse, avenue Valioud, sans que l´Assistance publique puisse être jamais recherchée pour les dépenses de l´exploitation de cet hôpital.

    Article IX - Les frais des présentes seront à la charge des Hospices civils de Lyon.

    Article X - Les présentes conventions sont faites pour une durée de trente années qui prendra cours à l´expiration de la période temporaire.

    Les parties conviennent expressément que ces conventions continueront à produire leur effet après cette période trentenaire et pour une durée égale si l´une d´entre elles ne dénonce pas, deux années avant la date de leur expiration, son intention de mettre fin à leur existence ou d´y apporter ne modification quelconque.

    Les dites conventions seront valables qu´après avoir été approuvées par les autorités préfectorales pour l´Assistance publique de Paris et pour les Hospices civils de Lyon et par le Conseil d´Administration de la Société civile des Facultés catholiques de Lyon pour ce qui concerne cette Société.

    Fait et signé, à Paris et à Lyon, en autant d´exemplaires que de parties intéressées, le neuf novembre 1920 et deux décembre 1920.

    Signé : G. MESUREUR

    DELORE, BRAHM, LEVY

    E. LUCIEN-BRUN

  • Redécouverte de la tombe de B. Duneau. Extr. de : L'hôpital Debrousse/ Jean Rodery. [v. 1973]

    [v. 1973]. Redécouverte de la tombe de B. Duneau. Extr. de : L'hôpital Debrousse/ Jean Rodery.

    En 1968, à l'occasion des travaux dans le parc de l'établissement, l'entreprise chargée des terrassements devait mettre à jour un tombeau recouvert d'une pierre sans inscriptions. Les recherches entreprises par l'Administration permirent de l'identifier comme la sépulture de M. Blaise Duneau, second mari de Mme Debrousse dont elle était divorcée.

    Décédé à Paris, le 20 février 1906, à la suite de l'autorisation délivrée par le Maire de Lyon, M. Duneau avait été inhumé à cet emplacement le 13 juin 1906, en présence notamment de Mme Debrousse et de M. l'architecte Blachier, auteur du projet de tombeau.

    Exhumés par les soins des Hospices, les restes de M. Duneau furent immédiatement transférés dans une nouvelle tombe aménagée dans l'enceinte de l'établissement.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Arch. mun. Lyon : 0344 WP 030 PCA19080281. Voirie urbaine, permis de construire administratif, 14 avril 1908

  • AH HCL : 2 O 22. Aménagement et amélioration. Extraits du registre des délibérations du Conseil Général d'Administration des HCL, devis, plans, correspondance, 1913-1951

  • AH HCL : 2 O 23. Mur mitoyen entre l'hospice et la propriété avenue Vallioud, constructions. Règlement de mitoyenneté entre l'Administration générale de l'Assistance publique de Paris et Melles Debussy, Jay et Tranchand, plans, correspondance. Litige à propos du mur de clôture entre M. Dessuns et M. Dumontier, 1914

  • AH HCL : 2 O 24. Transformation de l'Hospice en hôpital pour enfants. Extraits du registre des délibérations du Conseil Général d'Administration des H.C.L., devis descriptifs et estimatifs des travaux, marchés, certificats de paiement, certificats de réception définitive des travaux, plans, correspondance. Fourniture et installation d'un ascenseur électrique par Abel Pifre, 1921-1926

  • AH HCL : 2 O 25. Réservoir d'eau, construction. Extraits du registre des délibérations du Conseil Général d'Administration des H.C.L., devis, plan. Entrepreneur ingénieur Pérol, 1921-1923

    A Hospices civils Lyon : 2 O 25
  • AH HCL : 2 O 28. Création du bloc aseptique, 1946-1947

  • AH HCL : 2 O 29. Création du Service d'Oto-Rhino-Laryngologie. Devis estimatifs, correspondance, plan, 1946-1948

  • AH HCL : 2 O 30. Installation d'une cuisine diététique, premier étage. Devis estimatifs, plan, 1946-1948

    A Hospices civils Lyon : 2 O 30
  • AH HCL : 2 O 31. Service de consultations chirurgicales. Aménagement de la chirurgie orthopédique et traumatique, professeur Creyssel. Devis estimatifs, mémoires des travaux, plan, 1948

  • AH HCL : 2 O 33. Agrandissement du Service de radiographie. Devis estimatifs, devis de monnaie-matière, plans, correspondance, 1949

  • AH HCL : 2 O 34. Installation d'un bloc de stérilisation. Devis estimatifs, plans, 1949-1950

  • AH HCL : 57 W 141. Construction du pavillon pour prématurés. Architecte HCL Escoffier. Marchés et avenants, mémoires, procès-verbaux de réception définitive, adjudication, adoption du projet, 1961-1965

  • AH HCL : 57 W 142 à 144. [Construction du pavillon A. Architecte Maurice Martel. Marchés et avenants, mémoires, procès-verbaux de réception définitive, adjudication, adoption du projet], 1963-1972

  • AH HCL : 2 O 35. Construction d'un bloc opératoire pour le service chirurgical du deuxième étage. Plan, 1966

  • AH HCL : 57 W 145. Construction d'un cinquième étage. Architecte Maurice Martel. Marchés et avenants, mémoires, procès-verbaux de réception définitive, adjudication, adoption du projet, avant-projets, 1967-1975

  • AH HCL : 57 W 127. Entretien et amélioration. Extraits du registre des délibérations du Conseil Général d'Administration des HCL, devis estimatifs, marchés et avenants, certificats de réception définitive. Aménagement de la surveillance dans le pavillon 14, 1968

  • AH HCL : 57 W 146 à 147. La rénovation et l'aménagement de l'Unité Parot-Péhu. Avant-projet d´un bâtiment laboratoire-pharmacie. Architectes Maurice Martel et André Charlet, 1977-1979

  • AH HCL : 57 W 148 à 150. Création de l'Unité hors-germe et d´un ascenseur. Marchés et avenants, procès-verbaux de réception des travaux, mémoires, plans. Architectes Maurice Martel et André Charlet, 1979-1984

  • AH HCL : 57 W 152 et 153. Groupe électrogène et auto-communicateur. Marchés et avenants, mémoires, plans, 1980-1984

  • AH HCL : 57 W 154 et 155. Réaménagement du bureau des entrées. Procès-verbaux de réception des travaux, mémoires, marchés et avenants, 1981-1984

  • AH HCL : 57 W 158. Circulation intérieure. Circulation des pompiers, stationnement, signalisation, modification. Plans, 1981-1984

  • HCL, Service du Contentieux. Les libéralités, section VIII : La Fondation Debrousse, ca 1980, p. 81-96

Documents figurés
  • Inventaire des 19 plans concernant l'hospice Debrousse, conservés aux AH de l'Assistance Publique et Hôpitaux de Paris. 793 FOSS 23 (non consultés) : 1. Elévation de la façade latérale et coupe sur l'aile sud, 21 octobre 1907 2. Elévation de la façade sud du réservoir, 5 avril 1908 3. Coupe de la façade du pavillon du concierge-jardinier, 10 avril 1908 4. Elévation de la façade du pavillon du concierge-jardinier sur le chemin Saint-Irénée, 14 avril 1908 5. Elévation de la façade sud du pavillon du concierge-jardinier sur le jardin,18 avril 1908 6. Plan des basses-fondations du pavillon du concierge-jardinier, 21 avril 1908 7. Plan du premier étage du pavillon des morts, 24 avril 1908 8. Plan du rez-de-chaussée du pavillon du personnel, 24 avril 1908 9. Elévation de la façade postérieure du bâtiment du personnel, 16 juin 1908 10. Coupe sur le logement du gardien du pavillon des morts, 25 juin 1908 11. Plan du réservoir, 25 juillet 1908 12. Elévation des façades nord et ouest du réservoir, 29 juillet 1908 13. Elévation de la façade est du bâtiment des morts, 27 août 1908 14. Elévation de la porterie sur l'avenue Valioud, 21 septembre 1908 15. Alignement sur l'avenue Valioud, porterie et grille d'entrée : plan, 9 octobre 1908 16. Plan des fondations du bâtiment du personnel, 20 novembre 1908 17. Plan d'ensemble, 9 juillet 1909 18. Elévation de la façade sud du bâtiment du personnel, s.d. 19. Elévation de la façade ouest du pavillon des morts, s.d.

  • Hospice Debrousse à Lyon. Plan du premier étage / Georges Blachier. 0,01 p.m. 21 octobre 1907. 1 impr. photoméc. Dans : « La fondation Debrousse de Lyon », Paris, pl. hors-texte

  • Hospice Debrousse à Lyon / Georges Blachier. 2 : 1000. 9 juillet 1909. 1 impr. photoméc. Dans : " La fondation Debrousse de Lyon" / Assistance Publique, Paris

  • [Elévation de la façade est de l'hospice Debrousse avec vue du parc] / Georges Blachier. 9 juillet 1909. 1 dess. (aquarelle) ; 88 x 168 cm (Société Académique d'Architecture de Lyon, repro. d´après la diapositive couleur aux Arch. mun. Lyon : 5 PH 40191)

  • n°372. Hôpital Debrousse. Projet de construction d´un Réservoir en Béton Armé de 150 m cube [19] / Pierre Pérol. 0,02 p.m. 1922. 1 tirage de plan ; 72 x 63,5 cm (AH HCL : 2 O 25)

  • Hôpital Debrousse. Projet de construction d'un bâtiment pour prématurés [C] / Escoffier. 1/50e (n°541, 546, 547, 549 à 551),1 : 500 (plan de masse), sans échelle (n°542 à 545, 548). Octobre 1960 (plan de masse), 15 septembre 1961 (n°550 et 551), 1961. 12 tirages de plan (AH HCL : 57 W 141) : Plan de masse. 53,5 x 64,5 cm. N°541. Implantation. 85 x 116 cm. N°542. Sous-sol. 53,5 x 116 cm. N°543. Rez-de-chaussée. 54 x 95 cm. N°544. Etage. 54 x 95 cm. N°545. Terrasse. 53,5 x 95 cm. N°546. Façade ouest. 53,5 x 94 cm. N°547. Façade est. 53,5 x 92 cm. N°548. Coupes. 53,5 x 115,5 cm. N°549. Façade sud. 53 x 43 cm. N°550. Rez-de-chaussée. 53 x 115,5 cm. N°551. Etage. 53 x 115,5 cm

  • Hôpital Debrousse [A] / Maurice Martel. Juillet 1963. 0,002 p.m. 8 tirages de plan ; 26 x 48 cm (n°51 à 55) (AH HCL : 57 W 142) : N°48. Plan masse. 51 x 67,5 cm. N°49. Elévation schématique, coupes. 26,5 x 53,5 cm. N°50. 2e sous-sol. 26 x 45,5 cm. N°51. 1er sous-sol. N°52. Rez-de-chaussée. N°53. 1er étage. N°54. 2e étage. N°55. 3e étage

  • Hôpital Debrousse. Nouveau bâtiment [A]. CHU Labos / Maurice Martel. 0,01 p m (n°75 à 80, 84 à 87), 0,005 p m (n°81 et 82). 20 janvier 1964 (n°81), 20 janvier 1965 (n°75 à 80, 82), 24 février 1965 (n°84 à 87). 12 tirages de plans (AH HCL : 57 W 142) : N°75. Rez-de-chaussée inférieur. 42,5 x 156,5 cm. N°76. Rez-de-chaussée supérieur. 46 x 156,5 cm. N°77. 1er étage. 43 x 156,5 cm. N°78. 2eme étage. 43 x 156 cm. N°79. 3eme étage. 43 x 156,5 cm. N°80. 4eme étage. 43 x 157 cm. N°81. Elévation schématique. 42,5 x 139 cm. N°82. Profils en travers. 48 x 96 cm. N°84. Façade principale 38,5 x 137,5 cm. N°85. Façade arriere. 38 x 139 cm. N°86. Pignon nord.. 32,5 x 67,5 cm. N°87. Coupes. 61,5 x 115 cm

  • Hôpital Debrousse - Maison du sous-directeur. [Ensemble de 2 plans] / Maurice Martel. 0,01 p m. 20 mars 1965. Tirages de plans (AH HCL : 57 W 142) : N°1. Plans. 44 x 104 cm. N°2. Façades. 40,5 x 86,5 cm

  • N°1074. Service Ingénieur. Etablissement Debrousse. Service chirurgical. 2e étage. Construction d´un bloc opératoire [B]. 1 : 50. 27 mai 1966. 1 tirage de plan ; 67 x 129,5 cm (AH HCL : 2 O 35)

  • Hôpital Debrousse. Nouveau bâtiment. CHU Labos [A] / Maurice Martel. 6 tirages de plan (AH HCL : 57 W 145) : N°138. Façade principale. 9 juin 1968. 0,005 p.m. 38 x 122 cm. N°139. Façade arrière. 12 novembre 1968. 0,005 p.m. 26 x 81,5 cm. N°140. 5e étage. Service de pédiatrie. 12 novembre 1968. 0,01 p.m. 37,5 x 129,5 cm N°141. Pignon nord, coupes 12 novembre 1968. 0,005 p.m. 26 x 90,5 cm. N°142. Terrasse. 12 novembre 1968. 0,01 p.m. 36,5 x 128,5 cm. N°143. Rez-de-chaussée inférieur. 31 novembre 1968. 0,01 p.m. 43 x 156,5 cm

  • Plan Général de la ville de Lyon, assemblage des feuilles 14 et 19. 1 : 2000. Feuille n°19 de 1974, feuille n°14 de 1975

  • N°28. Labos et pharmacie. Hôpital Debrousse. Masse, Situation / Maurice Martel et André Charlet. 0,002 p.m. 19 janvier 1976. 1 tirage de plan ; 52,5 x 88,5 cm (AH HCL : 57 W 147)

  • Hôpital Debrousse. Unité hors germes [B] / Maurice Martel et André Charlet. 21 octobre 1981. 3 tirages de plan (AH HCL : 57 W 148) : N°20. 1er étage - Bâtiment B. Aile nord et partie centrale. Service du Professeur Hermier - Dr Souillet. 0,02 p.m. 72 x 149 cm. N°21. Façade est, création d'un ascenseur. 0,01 p.m. 51 x 111 cm. N°22. Bâtiment B - Partie centrale - coupe BB. 0,02 p.m. 47 x 60 cm

  • Hôpital Debrousse. Unité hors-germes [B] / Maurice Martel et André Charlet. 4 tirages de plan (AH HCL : 57 W 149) : n°25. 1er étage. Bâtiment B. Aile nord et partie centrale. 0,02 p.m. 10 février 1982. 1 tirage de plan ; 71,5 x 185 cm. n°26. Façade Nord-Est. Création d'un ascenseur. 0,01 p.m. 10 février 1982. 1 tirage de plan ; 51,5 x 111,5 cm. n°27. Bâtiment B - partie centrale. Coupe B-B. 0,02 p.m. 10 février 1982. 47 x 59,5 cm. n°28. Création d´un ascenseur. Système oléodynamique. 0,02 p.m. 8 mars 1982. 20 x 28,5 cm

  • Ensemble de 33 photographies concernant l'hospice Debrousse, 1907-1911, conservées aux AH de l'Assistance Publique et Hôpitaux de Paris. 751 FOSS 110, 1 à 33 (non consultées)

  • Hospice Debrousse / Henry Manuel, Barry, Compagnie Américaine de Lyon. Extrait de : « La fondation Debrousse de Lyon », 1910 : p.5 Madame Veuve Debrousse, 9,8 x 12,8 cm. p.21 Le pavillon du personnel, 9,9 x 7,5 cm. p.31 La salle de réunion, 7 x 4,7 cm. p.37 La cuisine, 9,9x 7,9 cm. p.39 Le réfectoire, 9,9 x 7,9 cm. p.45 Détail du plafond de la salle de réunion, 9,9 x 8,4 cm

  • Hospice Debrousse. Lyon : Editions E.L.D., [ca 1910-1920]. 7 impr. photoméc. (cartes postales). (Arch. mun. Lyon) : 6. La Conciergerie. (4 FI 2621). 8. Façade ouest. (4 FI 2625). 24. Façade Sud. (4 FI 2627). ?2. Escalier principal (intérieur). (4 FI 2634). 19. La Boucherie. (4 FI 3634). 12. Entrée des Magasins / A.P. (4 FI 3636). 11. La Lingerie. (4 FI 3637)

  • Debrousse - Galerie Nord - Premier Etage / S. Farges. [ca 1909-1920]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) ; 11,3 x 16,3 cm (Musée HCL : AF VIII-9)

  • Debrousse, Façade au Sud et au Levant / S. Farges. [ca 1909-1920]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) ; 11,4 x 16,3 cm (Musée HCL : AF VIII-11)

  • Debrousse. Vue générale de l'hospice / S. Farges. [ca 1910-1920]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) ; 11,4 x 16,2 cm (Musée HCL : AF VIII-11)

  • Debrousse. Parc Côté Sud / [S. Farges]. [ca 1910-1920]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) ; 16,1 x 11,3 cm (Musée HCL : AF VIII-11)

  • Debrousse. Le pavillon de la chapelle / S. Farges. [ca 1910-1920]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) ; 11,3 x 16,2 cm (Musée HCL : AF VIII-11)

  • Debrousse. Statue de Mme Vve Debrousse / S. Farges. [ca 1910-1920]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier ) ; 13,9 x 9 cm (Musée HCL : AF VIII-11)

  • Debrousse. Vue Côté Sud / S. Farges. [ca 1910-1920]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) ; 11,3 x 16,2 cm (Musée HCL : AF VIII-11)

  • Debrousse. Conciergerie / S. Farges. [ca 1910-1920]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) ; 9 x 13,9 cm (Musée HCL : AF VIII-11)

  • 5454. Lyon Saint-Irénée. Hospice Debrousse. Façade Est prise du Quai Rambaud. Lyon : Ed. S. Farges. [ca 1910-1920]. 1 impr. photoméc. (carte postale). (Arch. mun. Lyon, 4 FI 2622)

  • Debrousse. Grille de l'avenue Valioud et façade de l'hospice / [S. Farges]. [ca 1910-1920]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) ; 11,4 x 16,3 cm (Musée HCL : AF VIII-11)

  • Debrousse. Façade de l'hospice / [S. Farges]. [ca 1910-1920].1 photogr. pos. (épreuve sur papier) ; 11,3 x 16,2 cm (Musée HCL : AF VIII-11)

  • Debrousse. Vue générale / [S. Farges] [ca 1910-1920] .1 photogr. pos. (épreuve sur papier) ; 12 x 16,3 cm (Musée HCL : AF VIII-11)

  • Debrousse. Vue générale de l'hospice et du parc / [S. Farges]. [ca 1910-1920]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) ; 11,2 x 16,2 cm (Musée HCL : AF VIII-11)

  • Debrousse. Vue latérale du pavillon de la chapelle. / [S. Farges]. [ca 1910-1920]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) ; 16,2 x 11,3 cm (Musée HCL : AF VIII-11)

  • Debrousse. Pavillon du Personnel / [S. Farges]. [ca 1910-1920]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) ; 11,2 x 16,2 cm (Musée HCL : AF VIII-11)

  • Collections d'images de l'hospice Debrousse de Lyon, 1911, conservées aux AH de l'Assistance Publique et Hôpitaux de Paris. 2 registres. D-840, D-843 (non consultées)

  • Hospice Debrousse. [1911-1912]. 2 impr. photoméc. Dans : « Notes rectificatives sur l'hospice Debrousse de Lyon », 1912 (Arch. mun. Lyon : 1 C 700304) : Façade principale, 13 x 21,5 cm. Chapelle et galeries, 13 x 17,5 cm

  • Collection d'images de l'établissement, 1912, conservées aux AH de l'Assistance Publique et Hôpitaux de Paris. C-660. VIII. 1 album (non consultées)

  • [Bâtiment B, Communiants et parents devant la salle septique, n°752]. [à partir de 1920]. 1 photogr. nég. (verre) ; 13 x 18 cm (Musée HCL : Boîte Debrousse-communions religieuses, 15 plaques verre)

  • [Debrousse, un groupe d'enfants à côté du pavillon du personnel (D), n°359]. [ca 1920-1940]. 1 photogr. nég. (verre) ; 13 x 18 cm (Musée HCL : Boîte Debrousse-salles de malades-crèche)

  • Distr. Prix Debrousse - Salle St Augustin 23 Juin 1938 / Lyon Républicain. 23 juin 1938. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) ; 11,5 x 16,8 cm (Musée HCL : AF VIII-13)

  • [Debrousse intérieur chapelle, vue d'ensemble. n°314]. [ca 1910-1950]. 1 photogr. nég. (verre) ; 13 x 18 cm (Musée HCL : Boîte Debrousse-chapelle, 8 plaques verre)

  • [Debrousse intérieur chapelle, vue de l'entrée à l'est. n°371]. [ca 1910-1950]. 1 photogr. nég. (verre) ; 13 x 18 cm (Musée HCL : Boîte Debrousse-chapelle, 8 plaques verre)

  • [Debrousse intérieur chapelle, vue du choeur à l'ouest. n°387]. [ca 1910-1950]. 1 photogr. nég. (verre) ; 13 x 18 cm (Musée HCL : Boîte Debrousse-chapelle, 8 plaques verre)

Bibliographie
  • ASSISTANCE PUBLIQUE. La fondation Debrousse de Lyon. Paris-Nancy : Ed. Berger-Levrault, 1910. 68 p. 24 cm

  • Avis et renseignements divers. La construction lyonnaise, 16 juillet 1911, t. 27, n° 14, p. 16

  • CLEMENT, Jean-Marie. L'évolution de l'architecture hospitalière au XXe siècle. Revue de la Société Française d'Histoire des Hôpitaux, mai 2004, n° 114, 40 p. 27 cm

  • GIROUD, F. Les hôpitaux et les établissements modernes d´hospitalisation. Annales de la Soc. académ. Architecture Lyon, 1907-1908, tome XVI., p. 169-175

  • Madame veuve Debrousse (1826-1913). [S.l.] : [s. n.], [1913-1920]. 21 p. 28,5 cm

  • RODERY, Jean. L'Hôpital Debrousse. [S. l.] : [s. n.], [ca 1973]. 31,5 cm

  • Le Salon de la Société Lyonnaise des Beaux-Arts. La construction lyonnaise, 16 mars 1912, t. 28, n° 6, p. 62

  • SOILU, Henri. Le Salon de la Société Lyonnaise des Beaux-Arts. La construction lyonnaise, 16 mars 1908, p. 64-66

  • TIXIER. Notes rectificatives sur l'hospice Debrousse de Lyon. Bulletin mensuel de la Société Académique d'Architecture de Lyon, 1912

  • TUOTIOP, A. L'hospice Debrousse. La construction lyonnaise, 1 décembre 1909, t. 25, n° 23, p. 270-272

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