Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Gare supérieure du téléphérique du Revard et restaurant, actuellement restaurant Les Quatre Vallées et échoppe de souvenirs

Dossier IA73003813 réalisé en 2014

Fiche

Précision dénomination de téléphérique
de souvenirs
Appellations Revard, Les Quatre Vallées
Dénominations restaurant, gare, échoppe
Aire d'étude et canton Plateau de la Leysse
Adresse Commune : Les Déserts
Lieu-dit : le Revard
Cadastre : 1864 N 239 NB : le plan cadastral de 1864 conservé aux AD Savoie indique des constructions à l'emplacement du Revard. Il semblerait donc que le plan cadastral ait été modifié après son établissement en 1864. ; 2014 AB 2-6 ; 36-37

La gare supérieure du téléphérique est construite en 1935-1936 à la place de l’observatoire en pierre installé depuis le début du XXe siècle. Le bâtiment abritant l’équipement technique est conçu par l’ingénieur André Rebuffel en 1935 ; la partie restaurant, par ailleurs dédiée à l’accueil des voyageurs, est construite au cours de l’année 1936 par l’ingénieur Louis Guidetti. Les plans établis par le Service d’Architecture de la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée en juillet 1935 pour la gare inférieure (voir dossier gare inférieure) ont certainement inspiré la conception du restaurant.

En 1953, la Société d'approvisionnement de matériaux de production et d'exploitation de carrière (SAPEC) acquiert le téléphérique et le bâtiment technique. Le restaurant est quant à lui acheté par M. Quatrevalley. La construction attenante au nord-est, construite en 1936 pour installer le remonte-pente de l’Observatoire (1er remonte pente mécanique de la station, voir dossier Station du Revard), est désaffectée en 1983 lors du remplacement de l’équipement.

Des modifications ont été apportées à la gare au cours de l’année 2016 : une nouvelle construction en rez-de-chaussée abrite le magasin de souvenirs (présent dès les années 1950 et situé contre la façade nord) ; la terrasse à deux niveaux du restaurant a été remplacée par une terrasse sur un seul niveau (le niveau inférieur a été conservé sous le nouveau plancher).

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle , daté par source
Secondaire : 1er quart 21e siècle , daté par source
Dates 1935, daté par source
2016, daté par source
Auteur(s) Auteur : Rebuffel André,
André Rebuffel (2 septembre 1880 (Cannes) - 24 mai 1970)

Ingénieur français spécialisé dans la construction de transports par câbles (téléphériques) dans la première moitié du XXe siècle.

Biographie établie par Jean-Pierre Petit (architecte, CAUE 73):

Ingénieur civil français ; élève externe le l’École nationale des Ponts et Chaussée, promotion 1902. Dès sa sortie d’École en 1906, Rebuffel intègre le bureau d'études de l'entreprise milanaise Ceretti & Tanfani qui travaillait au projet d'un chemin de fer aérien. Ingénieur très inventif, il dépose le brevet d'un téléphérique à trois câbles, et conçoit le projet du 1er téléphérique pour voyageurs de France, à Chamonix, sur les pentes de l'Aiguille du Midi, dont le chantier commencé en 1909, interrompu par la guerre, s'achèvera en 1924. Sitôt après guerre, il s'installe à son propre compte à Paris, en tant qu'ingénieur conseil et maître d’œuvre spécialisé en funiculaires aériens. En son nom, il concevra et dirigera la partie technique de téléphériques toujours plus innovateurs et puissants : ceux de Planpraz (1925-28) et du Brevent (1930), à Chamonix ; du Salève (1932), près de Genève ; du Veyrier-du-Lac (1934), près d'Annecy ; du Béout(1934), à Lourdes ; et du Revard (1935). Puis il s'associera jusqu'en 1959 avec l'entreprise de Pierre Monziès pour d'autres téléphériques : Las Donas à Auron ; les Grandes Rousses à l'Alpe d'Huez ; Bellevarde à Val d'Isère... Il inventa également le catérail, téléphérique à cabines automobiles, dont le prototype fut installé en 1946 aux Tovets, dans la toute naissante station de Courchevel. Dans les années 50, il deviendra membre du Conseil supérieur du tourisme, et président de Commission à l'Organisation internationale des transports par câbles. Ses premiers téléphériques furent tous salués comme étant d'avant-garde, soit pour leurs innovations et performances techniques, notamment les inventions des « double-boucle » et « boucle tri-câbles », et l'absence de pylône intermédiaire, soit pour leur architecture due à son choix de ne collaborer qu'avec des architectes modernes de renom. Ce fut le cas pour le téléphérique du Revard, commandé par la S.H.T.-P.L.M., considéré à l'époque comme « le plus puissant du monde » et auquel contribuèrent les architectes L. Pierron, pour la gare inférieure, et L. Guidetti, pour la gare supérieure.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
ingénieur civil, attribution par source
Auteur : Guidetti Louis,
Louis Guidetti (1881 - 1954)

Ingénieur et architecte français.

Biographie établie par Jean-Pierre Petit (architecte, CAUE 73):

Architecte DPLG et ingénieur français, d'origine piémontaise, né à Brest. Élève de l’École polytechnique, promotion 1902, et officier du Génie Militaire décoré de la Légion d'honneur en 1928. Fils d’Étienne, ingénieur renommé, et frère de Pierre, architecte de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, avec qui il s'installa à Paris, en association avec le Prix de Rome Paul Bigot. C'est avec son frère qu'il participa à plusieurs concours dont ils furent lauréats, comme le 1er Prix de la Reconstruction des Régions libérées en 1921, le Prix du Palais des Nations Unis à Genève, avec Henri-Paul Nénot, en 1926 ; ou le 1er Prix au concours des immeubles à loyer modérés de la Ville de Paris en 1923, qui les amena à réaliser un groupe d'immeubles de 566 logements à la Porte de Saint-Cloud (1923-27) ; mais leurs plus prestigieuses réalisations restent le Pont de La Tournelle à Paris en 1928 (avec Retraint, Lang et Deval, ing.) ; les Hospices de Thonon-les-Bains (aujourd'hui TGI) ; l'église de Fargniers (Aisne) v.1928 ; le Palais de l'Exposition internationale du Mans (1923), la Porte Victor-Emmanuel III à l'Exposition des Arts décoratifs à Paris (1925) ; et le Palais de la Houille Blanche qui s'imposa par sa modernité à l'Exposition internationale de Grenoble en 1925 (avec Léon Jaussely, arch.). Louis et Pierre Guidetti sont réputés pour appartenir au mouvement de la modernité française d'Entre-deux Guerres, notablement représenté par A. Perret. En 1935, c'est à Louis Guidetti, sans son frère défunt, que la Société Hôtelière et touristique PLM confie la construction de la brasserie de la gare supérieure du téléphérique du Revard.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte, attribution par source

La gare supérieure du téléphérique se situe à 1545 mètres d’altitude au sommet du Revard. L’ensemble, implanté en bordure de falaise, fait office de belvédère. Il comprend un bâtiment technique placé au nord et un restaurant attenant situé au sud.

Le bâtiment technique, construit en béton, est recouvert aujourd’hui d’un bardage en bac acier qui cache quatre piliers abritant les contrepoids, les câbles et deux massifs d’ancrage. Si les abris d’embarquement/débarquement ont disparu, les éléments de guidage des cabines (éléments en béton placés en porte-à-faux au-dessus du vide ; éléments métalliques prenant appui sur la pente) sont toujours visibles.

Le restaurant présente un plan rectangulaire prolongé au sud d’une terrasse aux formes arrondies qui se développe le long de la falaise. Il comprend un étage de soubassement éclairé par une série de baies en plein cintre percées dans la façade ouest (donnant sur la falaise) et un rez-de-chaussée couvert par un toit à deux versants en bac acier (pour décharger la neige), doté d’un faîtage parallèle à la falaise. Le pignon sud, recouvert de bois, prend appui sur des parties passes en appareillage de pierre à joints incertains qui font écho à la maçonnerie de l’ancienne gare d’arrivée du chemin de fer (voir dossier gare d’arrivée). A l’intérieur, la salle de restaurant logée au rez-de-chaussée prend le jour par de grandes baies rectangulaires percées dans le mur ouest et offrant la vue sur Aix-les-Bains, le lac du Bourget et le massif de l’Épine.

Murs béton essentage de tôle
pierre moyen appareil essentage de planches
Toit métal en couverture
Couvertures toit à deux pans
Statut de la propriété propriété d'une personne privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Savoie. S 1426. Téléphérique du Revard, 1935-1936

    AD Savoie : S 1426
  • AC Aix-les-Bains. 2 O 24-25. Téléphérique du Revard, 1935-1984.

    AC Aix-les-Bains : 2 O 24-25
  • AP Jean-Pierre Petit. Entretien avec l'architecte Laurent Pierron, 25 avril 1996.

    AP Jean-Pierre Petit
Documents figurés
  • N°1339. Station supérieure. Ensemble / André Rebuffel, ingénieur. Paris, [1934?]. Ech. 1: 50. 1 tirage de plan ; 68 x 102 cm (AC Aix-les-Bains. 2 0 24)

    AC Aix-les-Bains : 2 0 24
  • N°1381. Station supérieure. Quai de débarquement [Plan et coupe] / André Rebuffel, ingénieur. Paris, [1934?]. Ech. 1: 50. 1 tirage de plan ; 56, 5 x 55 cm (AC Aix-les-Bains. 2 0 24)

    AC Aix-les-Bains : 2 0 24
  • [Téléphérique du Mont-Revard : vue aérienne de la gare supérieure et du restaurant en belvédère sur la falaise] / Mâcon : Cim, [3e quart XXe siècle]. 1 carte postale : coul. ; 9 x 13 cm (AC Aix-les-Bains. cp 49_114)

    AC Aix-les-Bains : cp 49_114
  • [Gare supérieure du téléphérique du Mont-Revard : chantier de construction] / S.n. [Le Revard], [1934]. 1 photogr. : n. et b. (AP Eric Surrel)

    AP Eric Surrel
  • [Téléphérique du Revard. Construction de la gare supérieure : contrepoids et poulie de renvoi] / S.n. [Revard], [1935]. 1 photogr. : n. et b. ; 11, 5 x 7, 5 cm (AC Aix-les-Bains. 11 Fi 2525)

    AC Aix-les-Bains : 11 Fi 2525
  • [Téléphérique du Revard. Construction de la gare supérieure. Vue depuis le sud] / S.n. [Revard], [1935]. 1 photogr. : n. et b. ; 7, 5 x 11, 5 cm (AC Aix-les-Bains. 11 Fi 2522)

    AC Aix-les-Bains : 11 Fi 2522
  • [Téléphérique du Revard. Construction de la gare supérieure. Vue depuis le nord] / S.n. [Revard], [1935]. 1 photogr. : n. et b. ; 7, 5 x 11, 5 cm (AC Aix-les-Bains. 11 Fi 2520)

    AC Aix-les-Bains : 11 Fi 2520
  • [Gare supérieure du téléphérique du Mont-Revard : cliente qui observe le paysage depuis la terrasse] / S.n. [Revard], [3e quart XXe siècle]. 1 photogr. : n. et b. (Musée Savoisien Chambéry. COVA1699)

    Musée Savoisien Chambéry : COVA1699
  • [Gare supérieure du téléphérique du Mont-Revard : terrasse en été] / S.n. [Revard], [3e quart XXe siècle]. 1 photogr. : n. et b. (Musée Savoisien Chambéry. COVA1700)

    Musée Savoisien Chambéry : COVA1700
  • [Gare supérieure du téléphérique du Mont-Revard : terrasse en hiver] / S.n. [Revard], [3e quart XXe siècle]. 1 photogr. : n. et b. (Musée Savoisien Chambéry. COVA2629)

    Musée Savoisien Chambéry : COVA2629
  • [Vue d'ensemble de la gare supérieure du téléphérique du Mont-Revard] / Karquel. [Revard], [3e quart XXe siècle]. 1 photogr. : n. et b. ; 5, 5 x 5, 5 cm (AC Aix-les-Bains. 12 Fi 37_0063)

    AC Aix-les-Bains : 12 Fi 37_0063
  • [Téléphérique du Mont-Revard : vue de la gare supérieure depuis une cabine] / Karquel. [Revard], [3e quart XXe siècle]. 1 photogr. : n. et b. ; 5, 5 x 5, 5 cm (AC Aix-les-Bains. 12 Fi 37_0068)

    AC Aix-les-Bains : 12 Fi 37_0068
  • [Vue aérienne du plateau du Revard et de la gare supérieure du téléphérique] / S.n. [Revard], [milieu XXe siècle]. 1 photogr. : n. et b. ; 18 x 24 cm (AC Aix-les-Bains. 12F Fi 17_0082)

    AC Aix-les-Bains : 12F Fi 17_0082
  • [Le Revard. Gare supérieure du téléphérique : arrivée à la station par le téléphérique] / Cim : Mâcon, [années 1950]. 1 carte postale : n. et b. ; 9 x 13 cm (AC Aix-les-Bains. Cp 49_094)

    AC Aix-les-Bains : Cp 49_094
  • [Vue du plateau du Revard et de la gare supérieure du téléphérique] / Mâcon : Cim, [3e quart XXe siècle]. 1 carte postale ; n. et b. (AP Eric Surrel)

    AP Eric Surrel
  • [Gare supérieure du téléphérique du Mont-Revard : intérieur de la salle de restaurant] / Mâcon : Cim, [3e quart XXe siècle]. 1 carte postale ; n. et b. (AP Eric Surrel)

    AP Eric Surrel
  • [Gare supérieure du téléphérique du Mont-Revard : vue en contre-plongée des quais d'embarquement et de débarquement] / Aix-les-Bains : Télé, [3e quart XXe siècle]. 1 carte postale ; n. et b. (AP Eric Surrel)

    AP Eric Surrel
  • [Gare supérieure du téléphérique du Mont-Revard : intérieur de la salle de restaurant] / Mâcon : Cim, [3e quart XXe siècle]. 1 carte postale ; n. et b. (AP Eric Surrel)

    AP Eric Surrel
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Parc naturel régional du Massif des Bauges © Parc naturel régional du Massif des Bauges - Belle Elsa - Lagrange Joël - Gras Philippe