Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Chapelle Notre-Dame-des-Anges

Dossier IA42001496 inclus dans Cimetière réalisé en 2006

Fiche

Œuvres contenues

Vocables Notre-Dame-des-Anges
Appellations Chapelle du cimetière
Dénominations chapelle
Aire d'étude et canton Montbrison
Adresse Commune : Chalain-le-Comtal
Lieu-dit : le Bourg-est
Cadastre : 1812 (?) C 68 ; 1985 ZI 4

Le cimetière de Notre-Dame est mentionné dès le début du 15e siècle, mais la chapelle en tant que telle n'apparaît dans les textes qu'en 1662 (visite pastorale du le 17 juin 1662), sous le vocable de Notre-Dame-des-Anges : 'Il y a quelques chapelles détachées dans la paroisse : l'une dite de Notre-Dame des anges, à 400 pas de l'église ; l'autre est dédiée à saint Simon, dite de chez Riom...'. La chapelle est représentée sur la carte de Cassini, accompagnée des initiales 'N.D.'. Les parties les plus anciennes de l'édifice (abside) semblent cependant plus antérieures et peuvent remonter au 13e siècle. La chapelle était alors un lieu de pélerinage : on y amenait les enfants malades, faibles ou en retard pour marcher, ainsi que les personnes atteintes de fièvre ; une statue de la Vierge à l'Enfant (étudiée) était invoquée pour la guérison. La chapelle est vendue à la Révolution et désaffectée ; elle aurait même brûlé en 1793, mais sans que ses murs ne noircissent (Relation d'Henry Forissier). Mais la matrice du premier cadastre, datée de 1812, la signale encore comme 'chapelle' (elle appartient alors à Thomas Attendu, propriétaire de deux domaines au bourg et à Fontanes. Les propriétaires cités par H. Forissier, les familles Mazard et Denis, ont dû lui succéder). Elle est par la suite convertie en grange et aire à battre, avec reconstruction de murs de qualité médiocre à partir de débris de l'ancienne chapelle. En 1881, la commune, qui cherche un terrain pour déplacer le cimetière, se propose d'acquérir celui qui entourre l'ancienne chapelle pour y réinstaller un cimetière. L'acquisition est réalisée en 1883. En 1888, le conseil municipal décide que les fonds provenant de frais de guerre non dépensés en 1870 (4023,55 F) seront affectés la réparation de la chapelle (et non à l'agrandissement de l'église, comme cela avait d´abord été envisagé). Un projet est dressé le 5 janvier 1889 par l'architecte stéphanois Eugène Etienne (4029 F). L'adjudication des travaux est donnée aux frères Charpille maçons de Saint-Galmier. Le décompte des travaux est approuvé le 3 août 1890. Le projet consiste en la reconstruction de la nef, avec sa façade et sa toiture ; l'abside ancienne est conservée et sa toiture restaurée. A l'intérieur, la réfection du sol et des enduits est complète. Le bâtiment de la chapelle n'est actuellement pas cadastré : il est compris dans la parcelle du cimetière. La toiture a été refaite en 1993.

Période(s) Principale : 13e siècle , (?)
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1889, daté par source
Auteur(s) Auteur : Etienne Eugène, architecte, attribution par source

La chapelle se compose de deux parties. La partie ancienne, qui comprend l'abside de plan semi-circulaire, son arc d'entrée et le mur à l'aplomb de celui-ci, est construite en pierre calcaire de structure poreuse, du type du calcaire de Ruffieu extrait dans la commune voisine de Précieux (Henry Forissier le souligne et note que le même matériau avait été utilisé pour l'ancienne église ou l'enceinte du château de Grézieux-le-Fromental, tous deux détruits dans les années 1880 ; cette pierre était mélangée à de la 'lose' ou 'pierre d'alose', friable, provenant de la Loire) . L'arc d'entrée repose sur deux impostes de pierre taillée moulurée (à tore, cavet et filet), selon une disposition très comparable à celle de la chapelle d'Essertines-basses (étudiée). A l'extérieur, l'abside est enveloppée dans un chevet à cinq pans couronné d'une corniche en pierre de taille (granite ?) partiellement conservée. Le mur à l'aplomb de l'arc d'entrée dépasse au-dessus de la toiture (il est enduit au ciment et sans doute au moins partiellement refait). Il est épaulé par des contreforts en brique, certainement ajoutés au 19e siècle. L'abside est éclairée par deux fenêtres à ébrasement (à l'intérieur desquels on peut mesurer une épaisseur de mur de 130 cm), une fenêtre axiale et une fenêtre au sud-est, qui conserve un appui en pierre taillée (chanfrein, filet). La seconde partie de la chapelle, la nef, reconstruite en 1890, est en grès (grès houiller ?) appareillé ; le projet de 1888 prévoit des 'socles en pierre de taille de Moingt bouchardée sur une face avec moulure dans le haut', des fondations en maçonnerie de pierre brute, des murs en maçonnerie de moellons bien alignés, avec 'les joints faits au ciment et au fer'. Sur la façade, les encadrements de baies (porte et fenêtres encadrées de colonnettes à chapiteaux à crossettes), contreforts, corniche et couronnement en forme de clocher-mur à deux arcades sont en pierre calcaire blanche (pierre de Saint-Paul-Trois-Châteaux selon le projet de 1888). Les murs sont enduits au ciment, avec un motif de faux appareil sur les murs latéraux et les parties latérales de la façade, et un motif de quadrillage à croisettes sur la partie centrale. Le toit est à longs pans et tuiles plates mécanique sur la nef, en croupe polygonale et tuile creuse sur l'abside. La pierre de seuil de la chapelle serait son ancienne table d'autel (Forissier). A l'intérieur, le sol est en ciment bouchardé (1888 : 'dallage en ciment losangé et à dessin') avec une marche à l'entrée du choeur. L'abside est couverte en cul-de-four, la nef en fausse voûte en lambris, en berceau (1888 : 'voûte à la Philibert Delorme en planches brutes'). Les murs sont ornés d'un enduit peint (voir présentation du mobilier).

Murs grès
calcaire
brique
moellon
Toit tuile creuse, tuile plate mécanique
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Couvrements fausse voûte en berceau
cul-de-four
Couvertures toit à longs pans
croupe polygonale
États conservations remanié
Techniques peinture
vitrail
menuiserie
Précision représentations

Décor et mobilier : voir Présentation du mobilier.

Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Bibl. Diana, Montbrison. 1F42, 35, n°5 à 7. Notes de l'abbé Valendru sur la commune de Chalain-le-Comtal. Chapelle de Notre-Dame de Chalain-le-Comtal (Notre-Dame des Anges). Relation de M. H. Forissier, maire de Chalain. 20 décembre 1890. Voir une note sur la chapelle p. 49. [Copie de la Relation de Forissier par l'abbé Valendru, le 19 mars 1898, dans le registre paroissial, p. 40-45 ; il ajoute à cette occasion, à la suite, l'anecdote du traîneau transportant la pierre provenant de l'étang Bardoire - ancienne pierre d'autel - qui se brise devant la porte du cimetière pour signifier que la pierre ne doit pas aller plus loin. C'est une photocopie de ces pages qui est conservée à la Bibl. Diana sous la cote 1F42, 35, n°5 à 7, et transcrite ici.]

    'Ainsi qu'on peut le constater dans les actes de l'Etat civil de la commune, le cimetière placé autour de la chapelle de N.D. fut abandonné en 1750. La dernière personne qui y fut enterrée fut Catherine Barrau. En 1750 on inaugure le cimetière situé autour de l'église paroissiale, dans le bourg. La première personne qui y fut enterrée fut Gros Jacques (en interligne : La bénédiction de ce cimetière eut lieu le 23 juin 1743 - voir page 61). Lorsqu'on cessa d'enterrer dans l'ancien cimetière, la chapelle de N. D. servit toujours au culte. De tous les points de la plaine on y venait en pèlerinage (en interligne : des environs de Saint-Anthème, de Saint-Bonnet-le-Château ... Peyron et alii), on y disait la messe tous les vendredis et incidemment les mercredis jusqu'au moment de la Révolution. Elle comprenait la coquille (choeur actuel) telle qu'elle existe présentement. Au moment de sa restauration, on découvrit sous une couche de badigeon des débris de peinture exacte [sic] comme coloris à celles existant encore (1890) dans le choeur de l'église de Grézieux-le-Frommental, laquelle n'a été abandonnée et détruite qu'en 1888, époque où elle s'effondra un jour de la fête de la Ste Vierge (grâce à mon beau-frère baron de Vazelhes, on a conservé jusqu'à ce jour les peintures à l'abri de la pluie et du soleil. Elles ont été reproduites par ses soins dans le Bulletin de la Diana). Malgré toutes mes recherches, je n'ai pu trouver trace de personnage. Au reste il ne subsistait que de minces débris, suffisamment néanmoins pour en déterminer le coloris.

    Il existait en plus annexe aussi grande que celle existant actuellement, laquelle était bâtie en cailloux roulés de la Loire, beaucoup moins soignée par conséquent que le choeur, lequel, comme on peut le constater, est bâti en pierre taillées qui sont en partie des pierres à chaux (note 1) (Quelle est la provenance de ces susdites pierres - elles ne viennent ni des montagnes du matin ni de celles du soir. On leur attribue comme lieu d'origine Prétieu ou Grézieu. J'en ai remarqué quelques unes, du reste en mauvais état, étant friables, en lose, ayant probablement la Loire comme origine. Pour en revenir à ces pierres à chaux, elles existaient en grand nombre soit dans les murs de l'ancienne église de Grézieu, soit dans les murs d'enceinte du château détruits vers 1882-1885 par M. de Vazelhes. Là aussi et dans les mêmes proportions il y avait des pierres d'alose.

    La dite chapelle de N. Dame de Chalain avait environ 6 mètres sur 5 mètres, suivant un croquis que j'ai fait faire sous mes yeux au moment de sa reconstruction, d'après les traditions du pays.

    Ces détails et ceux qui vont suivre m'ont été donnés par M. Peyron, secrétaire de la mairie. Il se souvenait, avec la mémoire étonnante qu'il avait, des récits qui lui furent faits par son grand-père Peyron qui y servait souvent la messe (...).

    M. Etienne, architecte à Saint-Etienne, a tenu à donner à la nouvelle chapelle la forme que devait avoir l'ancienne'.

    Henry Forissier rapporte ensuite deux légendes liées à la chapelle et à la statue miraculeuse qui y était conservée.

    La légende de la statue gardienne de boeufs. Un bouvier va chercher la statue dans la chapelle et lui laisse ses boeufs à garder pendant qu'il se rend à la messe : les animaux ne bougent pas et la statue reprend seule sa place. Deux autres bouviers tentent le même procédé, mais vont voler des fruits dans un verger (ou danser selon les versions) au lieu d'aller à la messe. Les boeufs se sauvent et la statue revient à sa place. Furieux, les bouviers la frappent de leurs aiguillons : il en jaillit du sang qui éclabousse les murs ; les bouviers dépérirent 'et moururent de langueur, cherchant à se détruire'.

    2e légende de la statue voyageuse. 'En 1793 la chapelle fut brûlée ; néanmoins les murs restèrent blancs, ne paraissant pas avoir subi l'action du feu. La statue fut sauvée et portée à l'église par des personnes de bien, mais il fallait aller la chercher plusieurs fois au milieu des ruines de la chapelle, elle y revenait... à un moment donné Peyron (grand-père du secrétaire actuel de la mairie duquel je tiens ces détails) la cacha (appel de note 3). Elle est restée dans cette famille, conservée secrètement - et pieusement - . Ce ne fut qu'à l'achèvement de la chapelle et le jour de sa bénédiction (2e dimanche après Pâques 1890 [en interligne 20 avril]) qu'il fut permis aux habitants de la revoir. Elle fut portée en grande pompe par MM. Peyron et Antoine Olivier (de Fontanes), ancien maire, suivie [sic] par le conseil municipal. Elle fut placée d'après mes ordres sur son socle actuel par MM. Chaffanjon adjoint, Peyron, Olivier ce jour là, après la bénédiction.

    La cloche de la chapelle fut entre les mains de M. Jardin. Elle existe toujours au Trève et sert à appeler les laboureurs. Les reliques sont également entre les mains de la famille Jardin. Actuellement (1890) leur propriétaire est Jardin de Boisset-le-Cerizet.

    Vendus comme bien national ou privé, la chapelle et le cimetière devirent la propriété de la famille Mazard [en marge : La famille Mazard voulut aménager la chapelle en maison d'habitation, mais les habitants en furent délogés par les puces (tradition du pays 1900)]. En peu de temps toute la famille mourut par punition suivant la tradition, pour avoir voulu habiter un local sacré. Le père Denis l'acheta et en fit un magasin à fourrage et une aire à battre le blé. Il dut faire bâtir les murs sans consistance qui furent détruits au moment de la restauration avec les débris de l'ancienne chapelle. Sa belle-fille la mère Denis vivant encore âgée de cent ans (1890) partagea sa propriété entre ses enfants. C'est à ces derniers que le conseil municipal acheta à peu près l'emplacement de l'ancien cimetière (la chapelle comprise) pour le rétablir en 1883. Les murs furent édifiés et en 1885 on commença à pouvoir y inhumer. (...) Enfin, en dépit des temps et après plusieurs délibérations, le conseil a obtenu de dépenser la somme de 4023 francs (somme votée en 1870 pour frais de guerre et qui ne fut pas employée - elle fut conservée dans les budgets au chapitre de l'église, avec la ferme intention, depuis cette époque, de la consacrer à la restauration de la chapelle Notre-Dame). Peu avant les élections des députés de 1888 - septembre [?] - un devis immédiatement arrêté et voté, fait par M. Etienne architecte, fut approuvé et l'adjudication donnée aux frères Charpille maçons de Saint-Galmier. Ils se mirent à l'oeuvre et ont construit la chapelle actuelle.

    La tradition voulait qu'il grêlait toutes les fois que l'étang Bardoire - domaine du Bréal, était en eau, ce qui par conséquent était fréquent. J'ai observé qu'en 7 ans (époque de mon acquisition du domaine 1883-1890) la réalité de ce dicton et je peux affirmer qu'il était exact. La tradition voulait que la pierre de la bonde de cet étang fût un débris de la chapelle, la pierre de l'autel [appel de note 4]. En 1890 je mis les maçons Peyron à l'oeuvre et le 14 août je faisais transporter à la chapelle cette pierre qui était bien la pierre de l'autel. Au reste, sa forme [petit dessin de la table, vu du dessus, en forme de T aplati] le prouve pleinement. Monsieur Ollier curé de Chalain a voulu la faire placer comme seuil devant la porte de la chapelle (la susdite porte en chêne est un beau travail de Palanche de Saint-Galmier). Un hasard heureux a voulu qu'elle occupe juste sa place.

    Il restait à meubler ladite chapelle. Grâce à la générosité du conseil de fabrique [en marge : en 1890 la fabrique a payé pour : bancs, autel, table de communion, vitraux, chemin de croix, peinture des bancs et de la porte, inscription, la somme de 950 F (...)] et à une quête faite chez les habitants, des bancs furent commandés à Peycelon menuisier à Boisset, les vitraux commandés à M. Mauvernay de Saint-Galmier peintre verrier - celui de la façade représentant N.D. de Lourdes est un don de M. le curé. Restait la décoration de la chapelle. Grâce à Mme Valérie Balaÿ propriétaire à Sourcieux et à Mme Forissier propriétaire à la Pommière le travail a pu être confié à M. Berthon pastelliste de Saint-Etienne bien connu aux salons de Paris qui a traité le sujet avec son habileté ordinaire, aidé par MM. Mauvernay frères, peintres plâtriers de Saint-Galmier qui l'ont puissamment secondé. Les dessins ont été fournis par M. Etienne architecte à Saint-Etienne.

    Chapelle Notre-Dame. Notes à ajouter à la note de M. Forissier.

    1) On peut voir de ces moellons tout à fait identiques dans le mur (est) du cimetière. Ils doivent probablement provenir des murs de la nef tombée en ruine. On en rencontre de pareils dans certains murs du bourg.

    2) On s'y rendait même des environs de Saint-Anthème, ou Saint-Bonnet-le-Château. Il m'a été dit que quelques malades y passaient la nuit pour obtenir la guérison de la fièvre et cela même depuis la Révolution, bien que la chapelle fut convertie en dépôt de fourrage (M. Peyron et autres)

    3) Lorsque à la suite de la vente des biens nationaux la chapelle devint propriété privée, la statue fut placée dans l'église paroissiale. Plusieurs vieillards âgés de 75 à 80 ans (M. Peyron et alii) m'ont affirmé l'avoir vue dans leur enfance sur l'autel de la sainte Vierge. Elle était habillée. C'est vers 1840 environ qu'elle a été remplacée par la statue actuelle en bois doré. On l'a reléguée dans un coin de l'église où elle était exposée à toutes sortes de dégradations. C'est alors que le grand-père de M. Peyron secrétaire de la mairie l'enleva secrètement et la conserva jusqu'à la restauration de la chapelle - 1890.

    4) Tous les habitants de Chalain sont d'accord pour reconnaître ce fait - on a vu grêler jusqu'à 4 années de suite. La population attribuait cette fréquence de la grêle à ce que cette pierre d'autel n'était pas à sa place au fond de l'étang...

    Actuellement, et cela sans doute depuis la désaffectation de la chapelle, le pèlerinage de N.D. de Chalain n'existe plus. Tout au plus voit-on encore de nos jours et cela très rarement quelques étrangers y venir prier N.D. et y conduire leurs enfants malades. En 1897 j'y ai rencontré un père et une mère de famille de Prétieux avec leur petite fille. (...)'

    L'abbé Valendru raconte que des gens venaient prier contre le chevet, surtout pour être délivrés de la fièvre, et déposaient parfois une petite obole glissée 'par la fenêtre du midi', que le propriétaire mettait dans le tronc de l'église. Dans la paroisse, la population 'de fermiers et d'ouvriers agricoles... peu stables' continue à vouer les petits enfants maladifs à la Vierge lors des messes dans cette chapelle.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Chalain-le-Comtal. Registre de délibérations du conseil municipal. 10 novembre 1845-13 septembre 1891. Délibération du 13 novembre 1881. Il faut déplacer le cimetière (situé au centre du bourg). Le conseil municipal propose que le nouveau cimetière soit placé près de la chapelle Notre-Dame de Chalain : le cimetière a existé à cet endroit, puis a été interdit le 23 juin 1743 par une ordonnance de Mgr de Neuville de Villeroy archevêque, pour être transporté à son emplacement actuel. Le terrain autour de la chapelle est actuellement indivis (famille Chaise à Chalain-le-Comtal), une procédure d´expropriation est donc prévue.

  • AC Chalain-le-Comtal. Registre de délibérations du conseil municipal. 10 novembre 1845-13 septembre 1891. Délibération du 28 mai 1888. Le 17 mai 1887 le conseil municipal avait décidé que les fonds provenant de la mobilisation seraient affectés à l'agrandissement de l'église (4023,55 F) ; finalement il demande de pouvoir changer cette affectation, pour réparer la chapelle Notre-Dame au cimetière, travaux jugés plus urgents pour éviter une grande dépense plus tard (N.B. : cette délibération n´est pas claire et au 17 mai 1887 le registre ne porte pas de délibération sur ce sujet).

  • AC Chalain-le-Comtal. Registre de délibérations du conseil municipal. 10 novembre 1845-13 septembre 1891. Délibération du 23 décembre 1888. Le sous-préfet demande des précisions sur les dépenses auxquelles le conseil veut affecter le produit de la taxe sur la mobilisation, et sur le statut de la chapelle Notre-Dame. La chapelle a été depuis au moins le 15e siècle et encore aujourd´hui une chapelle de pèlerinage (fièvre, enfants faibles). Elle est de propriété publique. Une fois réparée l´afflux des pèlerins sera une source de richesse pour la commune. Le conseil municipal propose une répartition de l´argent rapporté la taxe de la mobilisation) : 1) socles en pierre de taille de Moingt bouchardée sur une face avec moulure dans le haut. 2) Fondations en maçonnerie de pierre brute. 3) maçonnerie de moellons bien alignés, les joints faits au ciment et au fer 4) pierre blanche à moulures de Saint-Paul-Trois-Châteaux pour moulure contreforts colonnes avec chapiteaux et entrée de chapelle 5) dallage en ciment losangé et à dessin 6) marche en pierre à l´entrée 7) charpente en sapin bois équarri à vive arrête 8) voûte à la Philibert Delorme en planches brutes 10) couverture en tuile plate 11) crépissage sur murs et voûtes 12) porte en pin compris grillage fonte panneau recouvert 13) ferrure et serrure de cette porte 14) table de communion 15) badigeon teinte comprise 16) barraudage des croisées.

  • AC Chalain-le-Comtal. Registre de délibérations du conseil municipal. 10 novembre 1845-13 septembre 1891. Délibération du 27 janvier 1889. Le préfet demande qu'un architecte dresse des plans et devis pour cette réparation. Le conseil municipal statue en outre sur la propriété de la chapelle : elle n'a jamais été propriété de la fabrique, mais de la commune. Plan et devis dressés le 5 janvier 1889 par Etienne architecte 14 rue Gambetta à Saint-Etienne (4029 F).

  • AC Chalain-le-Comtal. Registre de délibérations du conseil municipal. 10 novembre 1845-13 septembre 1891. Délibération du 25 avril 1889. Le préfet a accepté le projet pour la chapelle. Par contre la dépense est trop importante pour un traité de gré à gré, comme le souhaitait la commune.

  • AC Chalain-le-Comtal. Registre de délibérations du conseil municipal. 10 novembre 1845-13 septembre 1891. Délibération du 3 août 1890. Le décompte des travaux exécutés à la chapelle a été approuvé par l´architecte le 27 juillet 1890. Une fois le rabais déduit, dépense totale de 4023,55 F (le nom de l'entrepreneur adjudicataire n´est pas précisé). Reste 78,28 F : le conseil municipal décide d'acheter avec une cloche pour la chapelle.

  • AC Chalain-le-Comtal. Dossiers bâtiments communaux. Chapelle du cimetière - Statue de la Vierge à l'Enfant. La chapelle date du début du 13e siècle ; cimetière autour abandonné en 1790. La chapelle est reconstruite en 1886 (bénie le 20 avril 1890) et le cimetière remis en service. Toiture rénovée en 1993. projet de restauration en 1996. Lieu de pèlerinage pour la guérison des enfants épileptiques, en retard pour marcher... on faisait la lessive des enfants malades dans une source proche. La statue a été cachée pendant la Révolution et remise en place vers 1890. Elle a été volée en novembre 1995. Copie par Robert Capron, sculpteur 34 bd martin-Bernard à Saint-Etienne, 3963 , inaugurée en mai 1996. Prêtée à l'exposition 'Autour du culte marial' février 1997. Légendes : un bouvier lui fait garder ses bêtes (la statue se remet en place seule) ; en 1793 la chapelle brûle mais ses murs restent blancs ; la statue est transportée dans l´église, mais elle revenait dans les ruines de la chapelle. La bonde de l'étang Bardoire aurait été la pierre d'autel de la chapelle ; elle a été récupérée, le traîneau de transport se brise à la porte du cimetière. La pierre retourne dans l'autel de la chapelle.

  • AC Chalain-le-Comtal. Transcription de notes de l'abbé Valendru. Documentation rassemblée pour l'édition du Village de Forez, supplément au n°63, de 1995 (photocopies). AD Loire, série B, tome 2 [2 volumes des archives départementales prêtées à l'abbé Valendru par Henry Forissier] : 1444 Testament d'André Surdel, prêtre, curé de Champs : sépulture in ecclesia Sti Symphoriani, anto capella Beatae Mariae Virginis de novo fondatam per dominum loci de Chalaing le comtal cyminterio Beata Maria in tumulo hospitu dos Andrieux (liasse 1889).

  • Bibl. Diana, Montbrison. 1F42, 35, n°5 à 7. Notes de l'abbé Valendru sur la commune de Chalain-le-Comtal. Chapelle de Notre-Dame. Relation de M. Henry Forissier maire de Chalain.

  • Bibl. Diana, Montbrison. Procès-verbal de la visite pastorale de Monseigneur Camille de Neuville, 1658-1662. Transcription réalisée par l'abbé Merle, milieu 20e siècle

    Visite du 17 juin 1662.
Documents figurés
  • Exemplaire annoté par l'abbé Valendru du Questionnaire historique, archéologique et statistique. Réponse à la page 31 du questionnaire : M - Les cloches (Maurice DUMOULIN, Bulletin de la Diana, 1898), entrelardé de feuilles quadrillées où sont écrites ses réponses (son nom est noté sur la 1ère page avec la date 1899, une étiquette "Paroisse de Chalain le Comtal Loire" est collée sur la couverture) (Bibl. Diana, Montbrison. 1F42, 35, n°8).

    'page 31'
Bibliographie
  • GRANGE, Marie. BAROU, Joseph. Un village de la plaine, il y a 100 ans. Chalain-le-Comtal, d'après les notes de l'abbé Valendru. Village de Forez, supplément au n°63, 1995.

    p. 6
  • GRANGE, Marie. Un pèlerinage forézien : Notre-Dame-des-Anges [extrait de Village de Forez, n° 57 de janvier 1994]. Accès internet : <URL : http ://forezhistoire.free.fr/notre-dame-des-anges-chalain.html>

  • THIOLLIER, Félix. Le Forez pittoresque et monumental, histoire et description du département de la Loire et de ses confins, ouvrage illustré de 980 gravures ou eaux-fortes, publié sous les auspices de la Diana... Lyon : Imprimerie A. Waltener, 1889 (2 vol.)

    p. 272
Périodiques
  • ROCHIGNEUX. Des matériaux employés, aux diverses époques du moyen-âge, dans la construction des édifices publics de la région Montbrisonnaise. Bulletin de la Diana, t. V, octobre 1889-janvier 1890

    p. 165-172
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Conseil général de la Loire © Conseil général de la Loire - Guibaud Caroline