Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Bourg de Moingt

Dossier IA42003628 réalisé en 2006

Fiche

Œuvres contenues

Synthèse des constructions des différentes fontaines, ou pompes fontaines, de Moingt d´après les archives communales de Moingt et départementales de la Loire

En 1839, souhait de la commune d´équiper le bourg de 3 fontaines. Une somme de 4000F est votée. La prise d´eau s´effectuera au dessous du moulin à huile Favier, mais le meunier n´accepte pas la prise d´eau. Les propriétaires de Cindrieux autorisent celle-ci dans leur bief.

En 1843 le conseil municipal fait appel à l´abbé Paramelle, sourcier « bien connu » qui trouve une source chez un particulier.

En 1849 le conseil municipal souhaite construire une pompe à balancier sur la place Saint-Jean à la place du puits qui s´y trouve ; M. Charles Auguste Gardet, ferblantier de Montbrison est chargé de son installation et M. Bertholet Mathieu aîné, carrier de Moingt construira le massif en pierre avec un chapiteau. En 1852 un devis pour travaux à la construction d´une pompe dans le bourg de Moingt est réalisé ; s´agit-il de la même pompe envisagée place Saint-Jean ?)

En 1852 il est demandé le rétablissement d´une pompe fontaine sur le « grand chemin » (un devis est réalisé par M. Brivet, agent voyer de Montbrison). L´entrepreneur Lambert a creusé un puits pour la fontaine réclamée, mais abandonné par manque d´eau ; il est décidé d´en creuser un autre à l´angle de la maison Dupré.

La même année, une déclaration d´utilité publique est faite pour l´établissement d´une pompe fontaine dans le clos de M. Genebrier pour desservir le quartier du grand chemin.

En 1853 une pompe fontaine est établie au quartier du château ; M. Bertholet Jean, carrier de Moingt, est adjudicataire du devis dressé par Favier, maire de Moingt, le 27 novembre. Cette année là deux pompes fontaines sont en voix d´exécution pour que le bourg soit suffisamment pourvu en eau. Le procès verbal du 29 septembre 1853 est censé vérifier les travaux exécutés par le sieur Lambert, maître-maçon de Montbrison pour l´établissement des 2 pompes fontaines dites de Chautard-Duroure et Gérossier.

La pompe fontaine de la place du Château est réalisée et aussitôt modifiée. Pourtant une lettre du maire au préfet précise en décembre 1859 le devis des travaux à effectuer pour la pompe fontaine à la place du Château et le procès verbal d´adjudication des travaux à faire.

En 1854, la pompe placée le long de la grande route est placée sur un terrain acquis à M. Méjasson en 1853.

En 1862 le bourg manque toujours d´eau potable, et celle des pompes fontaines est de mauvaise qualité. Il est donc débloqué la somme de 150 F pour envisager l´aménagement de pompes fontaines alimentées par le Cotayet.

En 1864, même constat de pénurie d´eau potable et difficulté d´établir la prise sur la rivière « sur laquelle sont établies des usines assez importantes » Dès lors, la commune décide de se réintéresser aux trois sources repérées par l´abbé Paramelle en 1843 et une somme de 300 F est votée pour faire des fouilles sur ces sites.

En 1869, on imagine qu´en creusant des puits ou des réservoirs près de la rivière on pourrait avoir de l´eau potable filtrée par les graviers. La somme de 500 F est votée pour faire les fouilles d´un réservoir près du pont des Carrières.

En 1893, un rapport de l´ingénieur ordinaire du service hydraulique est rédigé à la demande des habitants de Bard et de Moingt qui se plaignent de l´irrigation des prairies en amont du Cotayet qui engendre une pénurie d´eau. Le bief des espagnols qui sert à la lessive et au nettoyage des latrines de la caserne est aussi incriminé

En 1897 est effectuée la réfection es conduites d´eau du lavoir et de la fontaine de la rivière du Cotayet. Le conseil municipal, en 1896, a demandé l´autorisation d´établir un barrage sur la rivière pour alimenter la conduite d´eau de la fontaine et du lavoir public ; M. Motard, propriétaire d´un moulin en amont de la prise commune, propose, plutôt qu´un barrage, de modifier l´emplacement de la prise, ce que la commune entendra.

En 1922 les fontaines sont au nombre de 15 : cour de l´école de filles / cour de l´école de garçons / Place de l´ancienne mairie / angle maison Thinet Claude / Place du château, maison Besson / La Croix, propriété Durel-Poyet / Les 4 chemins, maison Durel / café Duroure / café Drutel / Panorama, maison Monnier / pont des carrières / pont de la route Saint-Anthème / pont du Sevignet / Purelles, angle route de St-Anthème et maison Fournier / Rigaud, maison Epinal.

Archives concernant les fontaines et pompes fontaines de la commune de Moingt

AC Moingt 2W12 1830-1970. Documents concernant les pompes fontaines de Moingt

29 septembre 1853. Procès verbal de vérification des travaux exécutés par le sieur Lambert, maître maçon à Montbrison pour l´établissement de 2 pompes fontaines dans le bourg de Moingt : Puits dit Chautard Duroure (foré à 7m. de profondeur) et le puits dit Gérossier.

19 février 1853. Établissement d´une pompe fontaine au quartier du château. M. Bertholet Jean, carrier entrepreneur au bourg de Moingt, déclare avoir reçu 350F pour la pompe construire sur la place du château. Adjudication du 27 novembre 53. Devis dressé par Favier, maire de Moingt.

30 décembre 1852. Déclaration d´utilité publique pour l´établissement d´une pompe fontaine dans le clos du sieur Genebrier pour desservir le quartier du grand chemin.

4 juillet 1852. Devis des travaux à exécuter pour la construction d´une pompe dans le bourg de Moingt

5 août 1849. Le conseil municipal est d´avis de construire une pompe sur la place Saint-Jean à la place du puits qui s´y trouve et pour cela nous en chargeons M. Charles Auguste Gardet, ferblantier de Montbrison. La pompe aura 9 m. de long, elle sera à balancier, elle aura 2 m. en cuivre rouge, le reste en plomb. Le jet sera en cuivre jaune donnant un pouce d´eau. Le corps en cuivre aura 3,5 pouces de diamètre. Le corps en plomb aura 15 lignes de diamètre et 1,5 lignes d´épaisseur. Le tout pour 215F.

9 août 1849. M. Bertolet Mathieu aîné, carrier demeurant à Moingt, construira la pompe sur la place Saint-Jean pour ce qui regarde la maçonnerie. Elle se composera d´un massif qui aura 12 pierres plus d´un chapiteau d´une seule pièce qui aura 1 pied de hauteur. Ce massif s´élèvera à 6 pieds de hauteur non compris le chapiteau. Le chapiteau aura une solive de 2 pouces. Une pierre de 6 pouces d´épaisseur bouchera le puits. Un anneau servira à la lever. Cette pierre aura une foulure de 3 pouces.

26 novembre 1853. Pompe fontaine sur la place du Château, bourg de Moingt. La maçonnerie à peine seiche actuellement existante sera démolie à 0,30 de profondeur et refaite à pierres et à chaux sur 0,50 m. d´épaisseur.

15 août 1897. Réfection des conduites d´eau du lavoir et de la fontaine dite de la rivière (rivière du Cotayet). Par une délibération en date du 7 juin 1896, le conseil municipal a demandé l´autorisation d´établir un barrage sur la rivière du Cotayet pour alimenter la conduite d´eau de la fontaine et du lavoir public. A la suite de la visite des lieux faite le 4 mai 1897, les observations de M. Motard, propriétaire d´un moulin situé en amont de la prise d´eau projetée, et reconnaissant qu´il suffira pour alimenter convenablement la fontaine et le lavoir de la commune, de prolonger la conduite actuelle jusqu´en un point de la rivière ou l´alimentation de la conduite pourra s´effectuer sans le secours d´un barrage. Le conseil municipal renonce à celui-ci.

AC Moingt. Registre des délibérations de la commune de Moingt : 1D4 Moingt : 4 mai 1838 20 déc. 1853 / 1D5 Moingt : 2 fév. 1854 16 juin 1869 / 1D8 Moingt : 10 juil. 1900 28 fév. 1915 / 1D7 Moingt : 20 avril 1883 17 juin 1900 / 1D6 Moingt : 4 août 1869 1er avril 1883. Ensemble des délibérations concernant les fontaines ou pompes fontaines de Moingt

6 août 1839. Le bourg doit s´équiper de fontaines : vote de 4000 F pour ces travaux. La prise d´eau sera au dessous du moulin à huile Favier (le meunier s´étant opposé à la prise d´eau dans une de ses écluses, la commune avait d´abord pensé l´exproprier). les propriétaires de Cindrieux autorisent la prise d´eau dans leur bief.

10 août 1840. 4000 F ont été votés pour faire 3 fontaines. Premiers relevés de niveaux par Dulac : la prise d´eau envisagée ne convient pas, il faut prendre de l´eau dans la 2e écluse.

7 mai 1843. L´abbé Paramelle, sourcier bien connu, doit bientôt se rendre dans la Loire : le CM veut lui demander de venir chercher des sources à Moingt.

9 novembre 1843. L´abbé Paramelle a donc été invité à chercher des sources dans la commune ; il en a trouvé une chez un particulier.

27 août 1849. 251 F au budget pour les fontaines à aménager. C´est insuffisant. On mettra plutôt des pompes.

11 juillet 1852. Demande du rétablissement d´une pompe sur le grand chemin en face de l´auberge Chautard. Devis de Brivet agent voyer de Montbrison.

8 novembre 1852. L´entrepreneur Lambert a creusé un puits pour la fontaine demandée sur le grand chemin ; mais le projet doit être abandonné par manque d´eau. On décide de creuser un autre puits à l´angle nord-ouest de la maison Dupré (source qui alimente les maisons Champier et Dupré).

11 juillet 1852. Il faut aménager un conduit pour l´écoulement des eaux pluviales hors de la cave de l´école ; il recevra aussi les eaux de la fontaine de la place Saint-Jean.

5 mai 1854. Pompe placée le long de la grand route, sur un emplacement acquis à M. Méjasson en 1853.

16 février 1862. On manque toujours d´eau potable au bourg, celle des pompes est de mauvaise qualité. 150 F sont votés pour faire faire une étude préliminaire à l´aménagement de fontaines alimentées par le Cotoyet.

2 août 1864. Toujours manque d´eau. On ne peut pas établir de fontaines sur la rivière « sur laquelle sont établies des usines assez importantes. En 1843, l´abbé Paramelle avait situé trois sources. On vote 300 F pour faire les premières fouilles sur ces sites.

4 août 1869. En creusant des puits ou des réservoirs près de la rivière on pourrait avoir de l´eau potable filtrée par les graviers. Vote de 500 F pour faire les fouilles d´un réservoir près du pont des Carrières.

25 août 1893. Rapport de l´ingénieur ordinaire du service hydraulique. Plainte des habitants de Bard et Moingt contre l´irrigation des prairies pratiquées sur le cours supérieur du Cotayet, qui cause une pénurie d´eau. Le bief des Espagnols qui sert à la lessive et au nettoyage des latrines de la caserne est aussi incriminé. Projet de règlement : interdiction d´arrosage entre 4h et 20h.

24 septembre 1922 : les fontaines seront du système incongelable et que sauf modifications ultérieures, elles seront au nombre de 15, à savoir : cour de l´école de filles / cour de l´école de garçons / Place de l´ancienne mairie / angle maison Thinet Claude / Place du château, maison Besson / La Croix, propriété Durel-Poyet / Les 4 chemins, maison Durel / café Duroure / café Drutel / Panorama, maison Monnier / Pont des carrières / pont de la route Saint-Anthème / pont du Sevignet / Purelles, angle route de St-Anthème et maison Fournier / Rigaud, maison Épinal.

AD 42 Série O 1060. Commune de Moingt. Documents concernant les problématiques de l´eau sur la commune de Moingt

2 août 1864 : aujourd´hui plus que jamais la population étant totalement privée d´eau potable, il est urgent de s´occuper de l´établissement de fontaines, qu´attendu les difficultés que représente le projet d´après lequel l´eau serait prise dans la rivière sur laquelle sont établies des usines assez importantes, il conviendrait de voir s´il ne serait pas possible de trouver l´eau ailleurs.

16 février 1862 : Beaucoup d´habitants du bourg se plaignent depuis longtemps du manque d´eau potable par suite de l´insuffisance et de la mauvaise qualité de celle que les pompes actuelles fournissent. Il faudrait établir des fontaines dont l´eau serait dérivée de la rivière du Cotayet. Il est donc d´avis de faire faire les études préliminaires à la réalisation de ce projet.

16 mars 1853 : lettre au préfet : la commune de Moingt a fait de nombreuses et grandes dépenses depuis quelques années : l´église a été réparée, le cimetière est sorti du centre du Bourg, une belle maison commune s´est élevée, les rues se réparent et s´embellissent, et enfin elle est en voie d´exécution de deux pompes fontaines pour que le bourg soit suffisamment pourvu d´eau demande de secours

05 décembre 1859 : lettre du maire au préfet : devis des travaux à exécuter pour la pompe fontaine à la place du Château, avec le PV d´adjudication des dits travaux.

11 juillet 1852 : extrait registre délib du CM : établissement d´une pompe fontaine sur la route n°5, vis à vis l´auberge Chantard, devis détaillé de M. Brivet, agent voyer de Montbrison

16 avril 1842 : demande d´imposition de 4000F destiné à la construction de fontaines et de 2000F pour réparer l´église.

Appellations de Moingt
Parties constituantes non étudiées fortification d'agglomération
Dénominations bourg
Aire d'étude et canton Montbrison
Adresse Commune : Montbrison
Lieu-dit : Moingt

Archéologie Située sur la bordure occidentale de la plaine du Forez, Aquae Segetae est établie en limite des coteaux des monts du Forez, à une altitude moyenne de 400m, le long du ruisseau le Moingt et à proximité de l´antique voie reliant Feurs à Rodez. La majorité des bâtiments se trouve sur un replat le long de la terrasse alluviale du Moingt. Le théâtre, à flanc de colline, et le sanctuaire dominent l´ensemble. Le sous-sol est caractéristique des bordures de la plaine du Forez : il s´agit d´une formation tertiaire de sable et d´argile sableuse. Plusieurs sources d´eau minérale y jaillissent. L´agglomération antique de Moingt comporte un théâtre (Base Mérimée n° IA423627), un ensemble cultuel et thermal (Mérimée n° IA423623 et IA423624), des bâtiments publics et de riches habitations. Elle a été identifiée, dès le 19e siècle, à une station représentée sur la carte de Peutinger sous le nom d´Aquae Segetae (J. Roux, 1851 ; V. Durand, 1875) Très tôt on s´est intéressé aux vestiges antiques de la commune (Annexe 1 : Musée archéologique de la Diana) (J.-M. de La Mure, 1674 ; Duplessy, 1818). Les recherches se sont multipliées durant la seconde moitié du 19e siècle principalement avec Th. Rochigneux et V. Durand. Dans les années 1970, J. Renaud (1970) et J.-P. Grand (1976) en réalisent deux synthèses. Depuis 1991, Moingt fait l´objet de nouvelles recherches conduites par les archéologues Ph. Thirion et O. Blin. Le bourg castral Le bourg castral est attesté au XIIIe s. (Annexe 3 : Sources archivistiques citant le site de Moingt. Dufour), 1946 et aurait été édifié très probablement au XIIe siècle (Annexe 2 : Présentation du bourg ancien de Moingt à partir de recherches d´archives, 1990). Il est caractéristique des villages fortifiés de cette époque. Il se compose d´un habitat sous forme d´îlots assez denses, distribués par des ruelles tortueuses et étroites, le tout protégé par une enceinte circulaire, flanquée de tours dont une seule subsiste (Mérimée n° IA42003629) ; elle encadre l´ancienne porte du bourg (Annexe 5 : Fortifications du bourg castrale de Moingt). Le bourg fortifié était cerné, à l´extérieur, d´une berme d´escarpe et de douves. (Annexe 4 : Sondages dans le bourg castrale de Moingt, 1990). (Annexe Fortifications). Une partie de l´enceinte comprenant la tour, la porte et les vestiges de remparts de part et d´autre sont inscrits MH depuis le 23 novembre 1982. L´église Saint-Julien, mentionnée en 1096 dans les chartes du Forez, est située à l´est du bourg, dans l´axe de la porte fortifiée. Elle possède encore un beau clocher du 12e siècle, considérablement endommagée au XVIe siècle par les protestants, elle est restaurée au 19e siècle (Base Mérimée n° IA42001381). Une autre église (l´église Saint-Jean) est citée dès 1316 ; elle se situe alors en dehors du bourg castral. Elle devient église paroissiale après le saccage de l´église Saint-Julien, puis est démolie dans les années 1844, trop vétuste, pour faire place à une école de garçon mairie. (Base Mérimée n° IA42003626) La date précise d´habitat le plus ancien en élévation remonte au début du 16e siècle (linteau en pierre portant la date 1512). Des traces de constructions antérieures ont été repérées comme la fenêtre à meneau du XVIe siècle qui correspond à un deuxième état de construction d´une maison (parcelle 157). En plan nous retrouvons les traces du parcellaire médiévales au niveau de l´organisation du bâti, mais il est très difficile de proposer une évolution de l´habitat à l´intérieur de l´enceinte. Sections restantes du rempart. Dans les parcelles 109 (section sud), 113 (centre), 114 à 117 (section nord) [1986 AE 723, 724, 764]. Celui-ci a du évoluer en fonction des variations de population liées à l´histoire. (Annexe 6 : Caractéristiques et évolutions de l´urbanisme et du bâti du bourg de Moingt) A l´intérieur du bourg, l´organisation parcellaire, témoigne d´une évolution similaire. Outre le schéma radio concentrique et rayonnant que l´on retrouve dans les zones sud-est et nord-ouest, on remarque dans la partie sud-ouest une réorganisation constituée de petites unités dont le bâti ne respecte pas le parcellaire médiéval et datable du début du XXe siècle. A l´inverse, dans la partie nord-est, ayant fait l´objet d´une récente réhabilitation, on constate une organisation des masses qui n´a plus rien à voir avec l´urbanisme initial, que ce soit par la taille et l´organisation. Les maisons des parcelles 119 et 120 correspondent à la réhabilitation d´un bâtiment agricole de type rural construit au XVIIIe ou XIXe siècle, sans s´adapter à l´urbanisme du bourg, et qu´il a perturbé en imposant, par exemple, un rehaussement de la rue nord-ouest, entraînant une modification des accès aux logements de cette rue. [...] » (LE BARRIER, Christian, MAGDINIER, Alain GILLES. Commune de Montbrison / Etude préalable du bourg de Moingt / Dossier architecture et urbanisme. Décembre 1990.) Le cadastre ancien de 1809 répertorie la nature du parcellaire du bourg ancien. Les éléments frappants de ce recensement, sont avant tout le faible nombre de constructions intra-muros et l´espace important dédié aux espaces verts et aux espaces de rencontre (les places de l´Église et du Château) (AC Moingt. Matrices cadastrales 1809). Parmi les parcelles construites une majorité d´entre elles est intitulée bâtiment rural, autrement dit des espaces dédiés à un cuvage et / ou une cave, principalement au nord de la rue de l´Église et dans l´îlot encadré des rues de la Vieille Cité et des Vignerons. (FERRY, Francisque. Antoine Chavassieu (1734-1794). La fortune et la vie quotidienne d´un notable de Montbrison sous l´ancien régime. ). A cette date les éléments du rempart sont vraisemblablement encore bien présents le long des ruelles ceinturant le bourg sur ces côtés ouest et sud. Les maisons qui englobaient le rempart ont été démolies lors du chantier. La section sud comprenait une porte au nord et était encore en place jusqu´à un niveau élevé ; le centre s´est effondré au cours des travaux (mur fragilisé par de nombreux percements et les caves sous-jacentes) ; la section nord est la mieux conservée, sur une longueur de 20 m et hauteur de 2 à 3,5 m. (DUMOULIN, François. Rapport de fouilles. Bourg médiéval de Moingt. Commune de Montbrison (Loire). Rapport relatif à la surveillance des travaux et aux sondages exécutés en septembre 1993). Aujourd´hui rue de la Tour et impasse du Bout du monde ; cette dernière se prolongeait davantage à l´est, jusqu´au niveau de l´actuel presbytère (1986 AE 129). Pareillement les fossés ceinturant le bourg ancien sont encore bien marqués et divisés en de nombreuses parcelles de jardins situées au revers des maisons alignés sur les actuelles rues Centrale et Georges Guynemer [délibération du conseil municipal du 30 Ventôse III (10 mars 1795). La commune veut affermer les près, terre et fruits des fossés qui lui appartiennent, situés derrière le temple de l´Etre Suprême. 18 Pluviôse IV (18 mars 1796). Les près des fossés, terre et fruits des noyers qui sont autour sont affermés par la commune au profit du curé]. Trois parcelles circulaires, situées à l´est, plus longues et étroites accueillent des prés et pâturage ; aucun jardin d´habitations, celles-ci étant inexistantes alors de ce côté-ci, toutes étant tournées vers la rue reliant Montbrison à Saint-Anthème. Aujourd´hui ces parcelles ont fait place à l´actuel boulevard de l´Eglise et les anciens jardins sont encore matérialisés mais parfois transformés en cour arrière (délibération du conseil municipal du 13 juillet 1960 : couverture de fossés le long du D8). Les voies de circulation intra-muros et immédiatement extra-muros n´ont, pour ainsi dire, pas changées depuis la fin du 18e siècle, hormis dans le « quartier » nord ouest où la quasi-totalité des constructions ont été démolies dans les années 1980 au profit d´un ensemble de petits immeubles modernes de qualité esthétique très moyenne et d´intégration au site quasi inexistant. Quelques constructions comportent quelques éléments architecturaux anciens, bien souvent des remplois des 15e ou 16e siècles (parcelles : 157, 529 ou 530). (Annexe 8 : Repérage architectural du Bourg de Moingt) Au 19e siècle, l´îlot sud-ouest se débarrasse de ses jardins au profit de bâtiments industriels construits par la famille Nourrisson (fabricant de mèches, ), cédés par la suite à la famille Giron (société GéGé, fabricant de jouets) et aujourd´hui vides et en très mauvais état. Les premiers font construire une usine métallurgique au lieu-dit le Panorama, les seconds au nord de la ville. L´îlot situé au sud de l´église Saint-Julien, de plan identique à l´ancien, accueille le nouveau presbytère en 1850 (Base Mérimée n° IA42003632). A la fin du 19e siècle et surtout au 20e siècle, la majorité des constructions est touchée par des rénovations de façades aux enduits qui lissent les volumes, aux fenêtres qui s´agrandissent et se standardisent, et aux matériaux de constructions modernes souvent non masqués. Quelques maisons et cuvages semblent avoir cependant échappé à ces bouleversements comme les cuvages des parcelles 124, 125, 529 et dans une moindre mesure la parcelle 166, et les maisons des parcelles 78, 148, 151, 152 et 453. L´architecture de la ville de Moingt intra-muros est construite en moellons de granite avec, assez fréquemment, un étage en pisé. Les parcelles anciennes sont étroites, peu larges et peu hautes (un rez-de-chaussée et un étage carré, plus rarement un comble à surcroît, plus tardif). (Annexe 6 : Caractéristiques et évolutions de l´urbanisme et du bâti du bourg de Moingt) Extension de la ville hors les murs Le changement s´opère à partir du développement extra muros d´un habitat mieux adapté, plus fonctionnel et plus confortable. L´abandon du bâti intra muros, contraignant et vieillissant, s´effectue logiquement en faveur d´un développement de l´urbanisation vers l´ouest, allant au contact de la voie de Montbrison à Saint-Anthème, pour des raisons économiques et commerciales. La ville de Moingt se développe, au-delà des remparts, dans sa partie sud, le long des voies conduisant dans un sens à la porte de la ville et à la place du Château, et en sens inverse à la ville de Montbrison et à la ville d´Ambert en empruntant les points de franchissement de la rivière du Moingt (pont du Serizet au sud-est (Base Mérimée n° IA42003634), et pont des carrières au sud-ouest (Base Mérimée n° IA42003633) au pied duquel un lavoir en 1895 (Base Mérimée n° IA42003630)). Ainsi, située dans le prolongement de la rue de l´Église, la ville se développe ensuite le long de l´axe de la rue Centrale. Une rue de forme circulaire coupe la rue de l´Église, intitulée au nord rue Centrale, elle se poursuit au sud par la rue Georges Cuynemer, puis par la rue du Petit Violet. Le long de cette rue à la fin du 18e siècle et au début du 19e siècle des maisons plus larges mais peu profondes sur rue s´élèvent à l´est en bordure des fossés de la ville ; le long de ces rues, côté ouest, les parcelles sont aussi larges mais plus profondes, et les bâtiments ruraux sont ici inexistants. Un autre îlot se densifie au contact de la ville et autour des rues dites du Château et de Georges Guynemer dans sa partie sud. Nous retrouvons ici encore un certain nombre de bâtiments ruraux, ou cuvages, et de petites parcelles. Dans le prolongement de la rue du Château, une portion de la rue du Surizet rejoint celle de la résistance pour couper l´ancienne Grande Route de Montbrison à Ambert et rejoindre la rue des Carrières. Le long de ces ruelles les maisons se clairsèment, sont parfois plus importantes en taille, les jardins comblent les vides, et tout autour se trouve un halo de prés et de vignes. De la place de l´Ancienne Mairie, qui par sa taille et son positionnement devait être assez importante (il s´y trouvait un puits), partent la rue de l´Ancienne Mairie et la rue Centrale qui se dirigent longuement vers la Grande Route. Au début du 19e siècle, les terrains situés de part et d´autre de l´actuelle avenue Thermale puis rue de Saint-Anthème, ne sont que des prés, des terres et des vignes, à l´exception de quelques maisons autour de la rue Centrale. Très vite, dès le milieu du 19e siècle et plus encore dans sa seconde moitié, de nombreuses constructions vont s´élever sur le côté est de ce nouvel axe marchand. Les façades sont plus larges, pouvant avoir jusqu´à huit travées mais ne s´élevant jamais très hauts (trois niveaux au maximum) et les commerces s´y développent. Les écoles de filles ((Base Mérimée n° IA42003636) et de garçons ((Base Mérimée n° IA42003637) sont aménagées au rythme des opportunités pour finalement se regrouper dans un seul bâtiment vers 1887. Il en va de même pour le presbytère de la commune, vendu à la Révolution puis plusieurs fois installé en différents lieux pour finir aux côtés de l´église paroissiale (Base Mérimée n° IA42003632). Avec l´arrivée du train tout s´accélère. Le chemin de fer Montbrison Andrézieu est projeté et l'emplacement de la gare de Montbrison, le 25 février 1864, doit être arrêté. L'emplacement choisi est le champ de Mars, mais le conseil municipal de Montbrison demande à ce que la gare soit plus proche de Moingt, car « les habitants de Moingt, pour un grand nombre au moins, font un commerce actif avec la ville de Saint-Etienne et les carrières de pierre que l´on exploite dans la commune seront un objet de transport important. » Le 25 février 1864 la ligne de chemin de fer est en chantier, et il y a nécessité de réaliser une liaison reliant le bourg à la gare de Montbrison (distante d'un kilomètre), pour cela il est demandé le classement du chemin rural des Purelles en chemin vicinal. (AC Moingt, délibérations du conseil municipal) A l´ouest de cette avenue, ce sont, hormis le carrefour de la rue des Carrières, les grands bâtiments industriels et publiques qui s´y développent : usine de jouets GéGé (Base Mérimée n° IA42003621), usines de mèches Nourrisson (Base Mérimée n° IA42002788), groupe scolaire (Base Mérimée n° IA42003626) au devant de laquelle on y place le monument aux morts (Base Mérimée n° IA42003631) Plusieurs projets d´alignement de rues sont engagés par la commune en 1860 (rue de la Résistance puis rue du Surizet), 1928 (la rue et la place de l´Église), 1960 (rue Neuve) (AC Moingt. 2W17. Urbanisme - Alignement et élargissement) Enfin, un urbanisme moderne de type pavillonnaire et d´aspect morcelé se développe au 20e siècle sur la périphérie non bâtie du bourg castral.

Période(s) Principale : Gallo-romain
Principale : Milieu du Moyen Age
Principale : Fin du Moyen Age
Principale : Temps modernes
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

église paroissiale (étudiée) ; église (étudiée) ; théâtre (étudié) ; site archéologique (étudié) ; chapelle (étudiée) ; école ; mairie (étudiée) ; ensemble industriel (étudié) ; tour (étudiée) ; école de fille (étudiée) ; groupe scolaire (étudié)

Annexes

  • Musée archéologique de la Diana (Loire). Objets attachés à la commune de Moingt (commune associée à celle de Montbrison)

    Musée archéologique de la Diana (Loire). Objets attachés à la commune de Moingt (commune associée à celle de Montbrison)

    Site: Moingt St Julien :

    Site: Moingt St Julien; Objet: plat; Matière: bronze argenté; Époque: Gallo-romain; Collection: ; Observations: ;Inventaire: 1114; , C: 57;

    Site: Moingt St Julien; Objet: Plat; Matière: Bronze argenté; Époque: Gallo-romain; Collection: ; Observations: Non restauré ;Inventaire: 1115; , C: 57;

    Site: Moingt; Objet: fibule; Matière: bronze argenté avec incrustations; Époque: antiquité tardive; Collection: ; Observations: trouvé avec céramiques sigillées ;Inventaire: 1003; , C: 59;

    Site: Moingt; Objet: plat rond à rebord; Matière: bronze argenté; Époque: Gallo-romain; Collection: ; Observations: ;Inventaire: 686; , C: vitrine;

    Site: Clos St Julien, Moingt; Objet: plat rond à rebord; Matière: bronze argenté; Époque: Gallo-romain; Collection: ; Observations: ; Inventaire: 702; , C: vitrine;

    Moingt :

    1280 réf au musée...

    Borne de 236 (découverte en 1858), colonnes et chapiteaux, restes de pavement de marbre, provenant de Moingt.

  • Présentation du bourg ancien de Moingt à partir de recherches d´archives, 1990

    Présentation du bourg ancien de Moingt à partir de recherches d´archives, 1990

    FUNDAKOWSKA, Olivier. Recherche d´archives / sur le vieux bourg de Moingt. Service Régional d'Archéologie Rhône-Alpes. ms., Saint-Étienne, novembre 1990.

    "A l´époque gallo-romaine, deux voies sont recensées en Forez. Elles menaient de Lyon en Aquitaine, et, après un tronçon commun de Lyon à Feurs, elles prenaient des chemins différents : l´une tendant vers Usson et Rodez (Aquitaine I ou Voie Bolène), l´autre rejoignant Roanne et Saintes (Aquitaine II) (Villebonnet (père) ... Manuscrit sur Moingt.). V. Durand a remarqué que celle-ci ne passait pas à Moingt, mais au sud et traversait Chaysieu, les deux sites devant être reliés par une ou plusieurs routes (V. Durand "Aquae Segetae") telle celle qui a été découverte à peu de distance de constructions gallo-romaines : un tronçon de chaussée antique, non recouvert de pavés, explorée sur une longueur de 30 m et portant trace de trottoir, et dont la direction est celle de Moingt.

    Concernant l´époque médiévale, E. Fournial, mentionnes une route appelée le Chemin de Forez, venant de Saint-Georges-Hauteville en direction de Montbrison et traversant Moingt de part en part, passant à proximité du prieuré Sainte-Eugénie et de la maladrerie. Il semble que cette voie de communication soit en partie une reprise du tracé de la voie Bolène (E. Fournial)

    Le Moingt Gallo-romain

    Moingt bénéficie d´une tradition d´exploitation d´eaux minérales gazeuses. Plusieurs sources ont été localisées. La source des Ladres, située entre la Croix des Ladres et le Trêve des Ladres, appelée ainsi car au XIIe siècle, le comte Guy 1er y implanta une maladrerie. (Dulac, J.-B. Les ruines de Sainte-Eugénie). Des fouilles réalisées dans le clos Bernaud ont permis la localisation de la source romaine ; de nombreux murs stuqués et de fragments d´éléments architectoniques et décoratifs romains y ont été découverts (fouilles archéo). D´autres fouilles réalisées entre les clos Bernaud et Poyet ont certifié la localisation de cette source et ont permis de découvrir de nombreux autres éléments d´architecture romains (Rochigneux, notes sur les découvertes faites à Moingt)

    Une fontaine a été découverte à l´emplacement des thermes en 1855 (Goutorbe), il s´agissait d´une fontaine d´eau minérale comblée depuis longtemps, vraisemblablement un second point de captation de la source romaine toute proche.

    L´approvisionnement en eau de Moingt est étudié par Dulac ; selon lui, elle s´est faite par un aqueduc souterrain allant prendre l´eau de la rivière à un barrage situé au dessus du coteau de Montplaisir.

    Les thermes

    Les bâtiments résidentiels

    Mises au jour sur une vaste superficie allant de la route Montbrison à Saint-Anthème, de nombreux vestiges, à la fois substructions et matériels archéologiques, ont révélé l´importance du site à l´époque gallo-romaine au nord des thermes. Leur étude a permis d´établir des comparaisons entre les édifices relevés et de dégager deux secteurs privilégiés, dissociés par leur construction et le mobilier trouvé. Le premier regroupe les clos Bernard, Poyet et Duchez ; l´absence de matériel de la vie quotidienne et la richesse de la décoration peuvent indiquer que les substructions étudiées puissent être des édifices publics, déjà présents par les thermes et le bâtiment d´exploitation de la source. Le second secteur reprend la totalité du clos Vissaguet où les fouilles semblent porter sur une demeure privée que Villebonnet qualifie d´Hôtellerie, et Brassart de villa.

    Moingt depuis l´époque médiévale.

    La première mention que l´on ait du Castrum de Moingt est celle du 05 juillet 1223 (F. 1343), date de la fondation de la collégiale de Notre-Dame de Montbrison par le comte Guy IV. Cette collégiale est composée de treize chanoines en l´honneur de la Vierge, dont six, y compris le doyen, le sacriste et le maître du choeur sont prêtres.

    Le comte la dote de la seigneurie de Moingt et de son mandement. Elle a la permission d´acquérir de ses fiefs, Guy IV se réservant la collation des prébendes dans les six mois après leur vacance, et le serment de fidélité des nouveaux chanoines.

    Les termes de cette fondation sont reconnus en octobre 1224 (F. 1348) par Renaud de Forez, archevêque se Lyon, et en 1229 par le doyen de Notre-Dame (F. 1370). Ce dernier reconnaît ne pouvoir ni reprendre en fief, ni mettre sous la tutelle d´autrui le castrum de Moingt.

    D´après ces textes, le castrum n´est une réalité que dans le premier quart du XIIIe siècle, il semble pourtant que l´on puisse porter ses origines au XIIe siècle en considérant que les comtes de Forez sont propriétaires de la seigneurie depuis longue date (F. 1). Dans cette charte de 1096, le comte Willelmus, partant en croisade, lègue l´église de Moingt à l´archevêque de Lyon : or on voit dans de nombreux textes foréziens que les personnes laïques possédant des biens d´église étaient alors les seigneurs des lieux.

    Si les origines du castrum ne sont pas formellement attestées, il est indéniable que ce dernier prend un essor considérable au XIIIe siècle, notamment suite à l´accord d´une charte de franchise, par le chapitre Notre-Dame de Montbrison, en août 1272 (F. 1633).

    Le terme castrum est mentionné dès 1223 dans les documents, mais il semble désigner plutôt un bourg fortifié (enceinte fossoyée) qu´un château à proprement parler, dont il ne resterait plus de trace dans l´architecture que dans l´urbanisme.

    Sans doute, devait-il exister une demeure pour le châtelain, une autre pour le prévôt, sans que celles-ci ne diffèrent beaucoup des habitations communes. Il n´est pas impossible non plus, qu´un chanoine ait assuré les fonctions de châtelain de sa résidence montbrisonnaise et que la prévôté fut laissée à un habitant de Moingt, notamment après que la charte de franchise ut accordée.

    Cette dernière a permis la transformation des structures et infrastructures banales en associant la paroisse de Moingt à la gestion dudit lieu. Nous possédons trace d´un abénevis d´un four à pain, fit en faveur de Pierre Peillat (archives de la Diana, 2G 12, 9 avril 1427), et d´une reconnaissance de rente pour un pressoir sis dans la maison d´Huguet Roi (ibid, 25 février 1496).

    Aujourd´hui, il ne reste du Castrum qu´un fragment d´enceinte et une tour. Il se peut que les remparts comportaient alors plusieurs tours et portes : un décrochement indiquant l´emplacement d´une seconde tour est visible au nord de la porte actuelle. Cette dernière daterait du XIIIe s. (Villebonnet. Manuscrit p. 123). De même, les remparts et la tour auraient été exhaussés soit à la fin du XVe s. soit au début du XVIe s. (ibid), époque à laquelle les villes foréziennes furent fortifiées.

    Enfin, vers 1875, il fut procédé par J.-B. Dulac à une réfection de la tour avec installation de créneaux, d´une couverture et de cadrans horaires.

    Certaines informations fournies par un terrier de la fin du XVIIe s. mentionne dans le castrum une vingtaine de maisons (A Diana, 16 F 11, 1683-1693) dont les explications les plus poussées signalent qu´elles sont hautes et basses, avec grenier, cave, cellier, chambres et cuisine (rez-de-chaussée à vocation professionnelle et étage d´habitation). Ce document nous donne aussi un certain nombre d´indications concernant les rues du village : assez proche des actuelles excepté une modification notoire : la ruelle qui mène aux caves avait une forme hémisphérique et couvrait la partie nord du bourg, allant de la porte jusqu´à l´église Saint-Julien en suivant le rempart. La petite place que l´on peut observer actuellement n´existait pas.

    De nombreuses édifices religieux sont mentionnés dans les textes, qu´ils soient intra muros, comme l´église Saint-Julien, ou extra muros

    Eglise Saint-Julien

    La première mention que nous ayons de cette église est celle du 10 décembre 1096 (F. 1) .(p. 30)

    Eglise Saint-Jean-Baptiste

    La première mention de l´église Saint-Jean-Baptiste est celle du 19 mars 1288 (F. 791). Comme il s´agit d´un acte testamentaire, on peut supposer que l´église existait déjà antérieurement, d´autant plus qu´un document du XIIe s. le laisse entendre (F. 1285).

    Cette église, qui a rang de paroisse et qui es une ancienne église de confrérie, ne semble pas avoir eu un territoire distinct de celui de Saint-Julien : il n´est pas fait mention de plusieurs curés à Moingt.

    La Mure nous dit qu´après la destruction de Saint-Julien en 1562 par les Protestants, on transporte le culte dans l´église voisine : les fonds baptismaux sont alors transférés dans l´église Saint-Jean, déjà en possession de reliques (La Mure, t I, f° 15, bibli de Montbrison). Elle resta plus d´un siècle l´unique église paroissiale et fut détruite vers 1835 pour raison de sécurité publique. Il semble que son clocher était distinct de l´édifice lui-même, formant ainsi un clocher-tour. On pouvait encore, en 1960, observer la bse de ce dernier dans la grange de la maison Roure (Villebonnet..p. 122)

    Prieuré Sainte-Eugénie (p. 32)

    Eglise Saint-Maurice

    V. Durand découvre, dans le clos Robert une plaque de ceinturon mérovingien, des ossements humains et un chrisme. Il semblerait que l´on soit ici en présence d´une nécropole, sans doute le cimetière associé à l´église Saint-Maurice, que des documents médiévaux situent dans le secteur (A. Diana. Terrier du doyenné de Moind, signé de Conchis, copie ancienne...).

    En 1898, lors d´un minage dans le clos, des fondations d´un bâtiment gallo-romain ont été trouvés (une piscine ?) (Villebonnet...p. 116) Sur l´enduit a été observé un graffiti représentant selon les témoins la figure symbolique du poisson.

    Ces éléments ont conduit ces chercheurs à situer l´église Saint-Maurice sur ces fondations : une chapelle paléochrétienne aurait alors été greffée à des substructions gallo-romaines, les habitants éprouvant le besoin de se mettre sous la protection d´un martyr, en l´occurrence lyonnais.

    Même si celle-ci est mentionnée jusqu´au XVe s. nous ne pouvons pas réellement la situer et la dater.

    Eglise Sainte-Anne

    La première mention que nous ayons de cette église est celle de juillet 1253 (F. 1594). L´Hôtel-Dieu de Montbrison, transféré depuis une vingtaine d´années outre Vizézy (sur la paroisse de Moingt), y construisit, presque aussitôt église et cimetière : il se trouvait à l´origine dans le château de Montbrison.

    Le titre de curé est parfois attribué à l´ecclésiastique desservant l´église Sainte-Anne, mais elle n´est en fait qu´une annexe vicariale de Moingt.

    Son territoire était fort étendu et ne dépassait pas au sud les limites actuelles de la commune de Montbrison (Renon. Chronique de Notre-Dame, p. 378)

    Maladrerie

    Cette maladrerie, construite en 1140 par le comte Guy Ier, était située près de la source des Ladres (Villebonnet, p. 27). La première mention que nous ayons la concernant est celle de 1196 (F. 306). Ce texte évoque la construction d´une église associée à la maladrerie, que l´on peut donc dater de la deuxième moitié du XIIe s.

    On en ignore le vocable si ce n´est une simple mention de 1418 (inventaire sommaire, tII, p. 237), saint-Lazare."

  • Sources archivistiques citant le site de Moingt. Dufour, 1946

    Sources archivistiques citant le site de Moingt. Dufour, 1946

    DUFOUR, J.-E. Dictionnaire topographique du Forez et des paroisses du Lyonnais et du Beaujolais formant le département de la Loire. Mâcon : imprimerie Protat frères, 1946.

    Moingt (Col. 575, 576, 577). Ecclesia de Modonio, XIe s., copie du XVIe s. (Cart. De Savigny, t. II, p. 1055). Ecclesia Sancti Juliani Antiocensis in vico qui Modonium dicitur, 1096 (Chart. Du Forez, n°1, p. 1). Ecclesia infirmorum Modonii, 1196 (ibid., n° 306, p. 2). Domus leprosorum de Modonio, 1216 (Cart. Des francs-fiefs, p. 96). Domus de Palatio Modonii, 1233 (Arch. Du Rhône, fonds du chapitre métropolotain, armoire Cham. XXIV, n° 1). Infirmaria Modonii , 1251 (Chart. Du Forez n° 328, p. 1). Domus de Palacio Modinii, 1274 (ibid ., n°342, p. 1). Castrum et mandamentum Modinii, 1276 (ibid., n° 196, p. 1). Leprosi Infirmarie Modinii, 1286 (ibid., n° 515, p. 3). Ecclesia Beati Juliani de Modonio, 1314 (B 1851 bis, f° 30). Ecclesia Sancti Johannis Modonii, 1316 (B 1852, f° 90). Ecclesia Beati Juliani et Beati Johannis dè Modonio, 1360 (B 1864, f° 51 v°). Ecclesia Sancti Mauricii de Modonio, 1369 (Arc. Nat., P 1402(3) cote 1352). Les hommes de Mogn ; 1389 (La Mure-Chantelauze, t. III, 2° partie, p. 173). Item legatpauperibus infirmis Sancti Lazari Modonii, 1418 (Inv. Som. T. II, p. 237). La ville de Moing, 1435 (La Mure-Chanteclauze, t. III, 2° part., p. 53). Vinea sita en Praynier juxta iter vetus tendens de Modonio apud Sanctum Thomam Monialum, 1448 (terr. Crepelli, f° 4 v°). Ecclesia de Modono, XVi s. (Cart. De Savigny, t. II, p. 957). Moing, 1500 (B 2053, f° 110). La paroisse de Moing, 1556 (terr. Paparin, f° 89). Moyng, XVIe s. (Chart. Du Forez, n° 199, p. 2). Moind, XVIIIe s. (Cart. De Savigny, t. II, p. 1031). Moingt, XVIIIe s. (Cassini).

    Le château et mandement de Moingt furent donnés par Guy IV, comte de Forez, au chapitre de l´église Notre-Dame de Montbrison, qu´il avait fondé dans le premier quart du XIIIe siècle. Ce chapitre conserva cette seigneurie jusqu´à la fin de l´ancien régime. Il ne subsiste de cet ancien château que de profonds fossés, une portion de remparts et une porte d´entrée ogivale flanquée d´une haute tour cylindrique.

    En 1225, le prieur de Savigneux, qui dépendait lui-même de l´abbaye de la Chaise-Dieu, était collateur de la cure de Moingt, dont l´église était dédiée à saint Julien d´Antioche.

    Les textes anciens mentionnent à Moingt plusieurs églises. En dehors de celle qui était dédiée à Saint-Julien, citée en 1096, et qui fut sans doute l´édifice paroissial primitif, on trouve une église Saint-Jean en 1316 (qui est dite paroissiale dans la visite pastorale de 1614) et l´église Saint-maurice, 1369, peut-être simple chapelle de la Léproserie ( ?) qui se trouvait près des vignes de Plantiers.

    Il ne reste de ces trois édifices que l´église Saint-Julien avec son clocher Barlong du XIIIe s.

    On voit encore à Moingt l´église et quelques bâtiments du prieuré du Palais, dépendance de l´abbaye de la Chaise-Dieu. A. Bernard assure que l´église de ce prieuré était dédié&e à sainte Eugénie. (A. Bernard, Description du pays des Ségusiaves, p. 88).

    Enfin la maison de Saint-Lazare, citée en 1418, est peut-être l´établissement appelé Infirmerie et Léproserie par d´autres textes.

    La visite pastorale de 1614 signale : « L´église parrochialle Sainct-Jean Baptiste de Moing...l y a trois centz communiantz audit Moing, et en l´église parrochiallle de Saincte Anne, estant dans la ville de Montbrison, annexe de celle de Moingt, il y a environ centz communiantz. Les religieux ou abbé de la Chaize-Dieu présentent ladicte cure. »

    A la fin de l´ancien régime, Moingt était : bourg, paroisse et seigneurie dans le Forez, archiprêtré, élection et baillage de Montbrison. Le prieur de la Chaise-Dieu nommait à la cure et le chapitre de Montbrison était seigneur de la paroisse.

    Le village de Moingt est bâti sur l´emplacement d´une agglomération importante de l´époque gallo-romaine. Des fouilles ont mis au jour des substructions considérables, appartenant à des édifices somptueux, en particulier les ruines d´un théâtre, et des thermes qui justifient les eaux minérales jaillissant dans la commune.

    On a également découvert à Moingt un trésor de plus de 1. 328 deniers d´argent du IIIe siècle, et à Saintignieu, près Moingt, 300 bronzes du même siècle, dans les ruines d´une villa ; on a aussi recueilli, dans le même village même de Moingt, plusieurs inscriptions sur une borne milliaire, et des inscriptions votives.

  • Sondages dans le bourg castral de Moingt, 1990

    Sondages dans le bourg castral de Moingt, 1990

    VOYEZ, Christophe, DUMOULIN, François. Moingt / Bourg castral / Sondages octobre 1990. Service Régional d'Archéologie Rhône-Alpes. Dépôt de fouilles départemental de Roanne. ms., 1990.

    « A l´emplacement des sondages, très peu de témoins d´occupation antique ont été retrouvés. Aucun vestige construit n´a pu être repéré. En effet, il apparaît que les constructions médiévales et modernes (présence systématique de caves) ont totalement éliminé la stratification antérieure.

    Les trois sondages place de l´église ont permis de préciser l´étendue du cimetière jusqu´à l´extrémité ouest de la place. La place a également subi d´importants remaniements lors de la construction de plusieurs bâtiments antérieurs au XIXe siècle puisqu´ils n´apparaissent pas sur les cadastres anciens.

    Les sondages réalisés contre le rempart conduisent aux mêmes conclusions. L´enceinte, comme les bâtiments qui lui sont accolés, reposent directement sur le substrat ou sur des remblais rapportés. Les sondages effectués dans la ruelle nord ont montré l´implantation moderne de cette voirie. Par contre, des niveaux plus anciens sont conservés à proximité de la porte du bourg, et peuvent correspondre aux témoins d´une organisation viaire plus ancienne, et peut-être liée à la butte castrale. Le soubassement d´une tour semi-circulaire a été partiellement dégagée, il devait s´agir d´une tour ouverte intra-muros et située à un point de changement de direction de l´enceinte (au nord de la porte actuelle) ». (p. 4 et 10)

  • Fortifications du bourg castral de Moingt

    Fortifications du bourg castral de Moingt

    LE BARRIER, Christian, MAGDINIER, Alain GILLES. Commune de Montbrison / Étude préalable du bourg de Moingt / Dossier architecture et urbanisme. Décembre 1990.

    « [...) Si le parcellaire est caractérisé par de petites unités, son organisation unitaire est essentiellement fonctionnelle et reflète bien les activités viticoles pratiquées par les habitants de Moingt depuis plusieurs siècles. La coupe pratiquée sur la maison de la parcelle 113, nous donne une évolution stratigraphique intéressante de cet habitat depuis le XVIe siècle. Au cours des états antérieurs au XVIe siècle, a du être annexé le chemin d´armes qui passait à l´intérieur du rempart et que l´on peut reconstituer grâce aux nombreuses reprises dans les parties basses de la maçonnerie des maisons et dans les élévations des caves.[...]

    La tour

    La tour a été construite en trois phases distinctes. Les vestiges de la première phase s´élèvent encore jusqu´à environ 15 m de hauteur et sa hauteur totale sous l´égout de toiture est de 21 m. Elle a un diamètre extérieur d´environ 6m, un diamètre intérieur d´environ 3,20 m, et donc une épaisseur d´environ 1,40m. L´édifice originel était composé de deux voûtes superposées dont il reste encore la trace des arrachements. On retrouve à environ 6m de hauteur, la porte d´accès à la courtine composée d´un arc plein-cintre à l´intérieur, et d´un linteau monolithe en bâtière à l´extérieur. Il semble qu´à l´origine l´accès à la tour ne pouvait se faire que depuis le rempart, la porte actuelle étant un percement récent. La deuxième phase de surélévation qui correspond à 4 m au-dessus de la première, remonterait au XVe siècle. Enfin, la dernière surélévation comprenant le couronnement actuel a été réalisé au XIXe s. Les nombreuses reprises affectant ce bâtiment, ainsi que la suppression des deux voûtes supportant les planchers initiaux, sont la cause de nombreux désordres que l´on peut constater, dont le plus important est l´écartement du sommet de la tour, le faux aplomb étant, par endroit, de plus de 30 cm. Cet écartement est ancien, il est visible sur les relevés du XIXe siècle de la tour, et ne semble pas avoir évolué depuis.

    Pour la tour il serait intéressant de prévoir un cerclage intérieur de confortement avec la mise en place éventuelle de tirants de manière à maintenir sin unité structurelle. Une étude plus précise pour ce travail est à confier à une spécialiste. Un certain nombre d´ouvertures ont été bouchées, et d´autres ont été crées. Il serait intéressant d´envisager la restauration et le percement des ouvertures originelles.

    La porte

    La porte principale en arc brisé, ne date pas, à notre avis du XIIe siècle. Elle serait plutôt XIVe et pourrait correspondre à une reprise ultérieure du rempart. Cette porte à embrasure intérieure et double arcature, et que devait fermer deux battants bloqués par une traverse pivotante en bois, était sans doute équipée d´un pont levis pour le franchissement des douves. En effet, une arche sur laquelle il devait aboutir est encore visible sous la rue, et on peut voir sur une photo du début du siècle, présentant l´élévation complète du rempart, des réservations symétriques dans la maçonnerie au-dessus de la porte, correspondant très probablement au passage des chaînes de ce pont levis. Sa présence, peut être également une autre explication au développement urbain du bourg à l´ouest. En effet, s´il était l´unique accès à l´intérieur des remparts, les constructions se faisaient le plus près possible de lui.

    Les remparts

    Concernant le rempart, son élancement au début du siècle était d´environ 11 m. Il était crénelé en partie haute, sur 1 m de hauteur environ. Les vestiges de courtines en élévation, sont situés de part et d´autre de la tour. Sur chacune d´entre-elles, une archère est encore visible, la maçonnerie de celle du nord étant assez perturbée. La courtine a livré, tant pour les parties en soubassement, que celles en élévation, des appareillages très différents, preuve de remaniements nombreux auxquels il est difficile d´apporter une datation. Compte tenu de la tour demi ronde dans la partie nord-ouest qui a été retrouvée en fondation, grâce aux arrachements visibles, sur la maçonnerie de la parcelle 114, on mesure un éloignement de 26 m vis-à-vis de l´autre tour. En reproduisant cette fréquence d´une tour tous les 28 m à la périphérie du bourg castral, on peut restituer neuf tours, dont une troisième au moins, présente de fortes présomptions (celle située à l´angle de la parcelle 455, rue de la Tour). Le fait que la tour découverte en fondations soit ouverte à la gorge, confirme l´hypothèse d´une seule porte d´accès, dont la tour mitoyenne avait une fonction défensive plus importante, elle était donc fermée, sans doute plus solidement construite et plus haute, ce qui explique sa conservation jusqu´à nos jours.

    Il serait intéressant de pratiquer une remise en état partielle dans la zone au nord de la porte, jusqu´à la parcelle 113, de manière à inclure l´archère de la façade de la parcelle 112. La liaison entre le rempart en pierres apparentes et la façade à bâtir vis-à-vis du rempart est une solution permettant de bien marquer la différence entre les deux. D´autres parties apparentes du rempart, notamment sur les parcelles 116 et 117 pourront être également conservées et éventuellement intégrées dans le futur projet. »

  • Caractéristiques et évolutions de l´urbanisme et du bâti du bourg de Moingt

    Caractéristiques et évolutions de l´urbanisme et du bâti du bourg de Moingt

    LE BARRIER, Christian, MAGDINIER, Alain GILLES. Commune de Montbrison / Étude préalable du bourg de Moingt / Dossier architecture et urbanisme. Décembre 1990.

    « Caractéristiques et évolution de l´urbanisme.

    Le bourg castral est attesté au XIIIe s. et aurait été édifié très probablement au XIIe siècle. Il est caractéristique des villages fortifiés de cette époque. Il se compose d´un habitat sous forme d´îlots assez denses, distribués par des ruelles tortueuses et étroites, le tout protégé par une enceinte circulaire, flanquée de tours. Le bourg fortifié était cerné, à l´extérieur, d´une berme d´escarpe et de douves.

    La date précise d´habitat le plus ancien en élévation remonte au début du 16e siècle (linteau en pierre portant la date 1512). Des traces de constructions antérieures ont été repérées comme la fenêtre à meneau du XVIe siècle qui correspond à un deuxième état de construction d´une maison (parcelle 157). En plan nous retrouvons les traces du parcellaire médiéval au niveau de l´organisation du bâti, mais il est très difficile de proposer une évolution de l´habitat à l´intérieur de l´enceinte. Celui-ci a du évoluer en fonction des variations de population liées à l´histoire.

    Le changement s´opère à partir du développement extra muros d´un habitat mieux adapté, plus fonctionnel et plus confortable. L´abandon du bâti intra muros, contraignent et vieillissant, s´effectue logiquement en faveur d´un développement de l´urbanisation vers l´ouest, allant au contact de la voie de Montbrison à Saint-Anthème, pour des raisons économiques et commerciales. L´implantation successive des mairies en est la preuve.

    Après les maisons en bande caractéristiques jusqu´à la première moitié du XXe siècle, un urbanisme moderne de type pavillonnaire et d´aspect morcelé se développe sur la périphérie non bâtie du bourg castral.

    A l´intérieur du bourg, l´organisation parcellaire, témoigne d´une évolution similaire. Outre le schéma radio concentrique et rayonnant que l´on retrouve dans les zones sud-est et nord-ouest, on remarque dans la partie sud-ouest une réorganisation constituée de petites unités dont le bâti ne respecte pas le parcellaire médiéval et datable du début du XXe siècle. A l´inverse, dans la partie nord-est, ayant fait l´objet d´une récente réhabilitation, on constate une organisation des masses qui n´a plus rien à voir avec l´urbanisme initial, que ce soit par la taille et l´organisation. Les maisons des parcelles 119 et 120 correspondent à la réhabilitation d´un bâtiment agricole de type rural construit au XVIIIe ou XIXe siècle, sans s´adapter à l´urbanisme du bourg, et qu´il a perturbé en imposant, par exemple, un rehaussement de la rue nord-ouest, entraînant une modification des accès aux logements de cette rue.[...]

    Caractéristiques et évolution du bâti

    Si le parcellaire est caractérisé par de petites unités, son organisation unitaire est essentiellement fonctionnelle et reflète bien les activités viticoles pratiquées par les habitants de Moingt depuis plusieurs siècles. La coupe pratiquée sur la maison de la parcelle 113, nous donne une évolution stratigraphique intéressante de cet habitat depuis le XVIe siècle. Au cours des états antérieurs au XVIe siècle, a du être annexé le chemin d´armes qui passait à l´intérieur du rempart et que l´on peut reconstituer grâce aux nombreuses reprises dans les parties basses de la maçonnerie des maisons et dans les élévations des caves.

    Les maisons des bourgs s´organisent traditionnellement sur trois ou quatre niveaux, y compris le comble et la cave. Ces dernières constituent une des caractéristiques dominantes de l´habitat, et on constate qu´elles ont encore une grande importance dans l´esprit des occupants actuels. Elles étaient destinées à stocker le vin et pouvaient recevoir des aménagements. Leur accès se faisait par une trappe aménagée dans le sol du rez-de-chaussée, et placée dans le prolongement de la porte d´entrée. On remarque sur de nombreux seuils de portes, l´anneau associé à deux étriers placés de part et d´autre de la porte et qui permettait de descendre et sortir les tonneaux de la cave, par l´intermédiaire d´une corde et d´une poulie. L´accès à ce local a évolué dans certaines habitations, par une porte spécifique donnant directement sur la rue et donc sans passer dans la pièce du rez-de-chaussée. Il n´est pas possible de dire si l´ensemble du bourg était entièrement percé de caves, dans la mesure ou certaines zones actuellement non bâties ont pu être remblayées ultérieurement (jardin du presbytère, potager au nord-est)

    La pièce en rez-de-chaussée sert également aux activités viticoles et notamment pour le cuvage. On suppose qu´elle pouvait avoir une utilisation mixte de séjour, en étant en fait la principale pièce d´activité. A l´étage se situe le logement et notamment la fonction couchage. Celle-ci pouvait être directement sous le toit ou comporter un plancher supérieur de comble servant de grenier.

    Ces locaux étaient munis de fenêtres relativement modestes, dotées d´encadrements en bois dans les élévations en pisé et qui devaient apporter une faible lumière à l´intérieur des pièces.

    Caractéristiques des ouvrages et des matériaux

    Hormis l´enceinte et les ouvrages liés à celle-ci, qui sont en pierre, l´ensemble des bâtiments du bourg étaient construits en pisé pour les élévations, la pierre étant réservée aux ouvrages en soubassement et au rez-de-chaussée des maisons. Un certain nombre de murs n´incluant pas de cordon de chaux, permettent de dater des murs en pisé antérieurement au XVIIe siècle. [...] Compte tenu de ces techniques de constructions et de la présence d´une nappe phréatique à 2,50m à peine sous le niveau du rez-de-chaussée, la présence d´une cave constitue un élément de drainage pour les remontées d´humidité et assure une fonction de vide sanitaire. On remarque d´ailleurs en partie basse de plusieurs murs, les fentes de tous petits soupiraux de ventilation.

    Le bois était essentiellement utilisé pour les planchers, les ouvrages de franchissement tels qu´escaliers, ainsi que pour les toitures ? Celles-ci étaient excessivement simples. Les bois employés étaient le plus souvent le sapin, et dans une moindre mesure le chêne têtard de pays. Les toitures sont composées de tuiles anal posées sur voliges et chevrons et calées par fragments de tuiles.

    En ce qui concerne les enduits, les mieux conservés sont ceux du XIXe s. ou du début du XXe s. dont certains présentent des badigeons, que ce soit pour les chaînes d´angles ou les encadrements de fenêtres. En rez-de-chaussée les portes d´accès pouvaient être munies d´encadrements en pierre, en arc brisé ou en arc plein-cintre, ou bien des linteaux posés sur des montants en pierre reproduisant l´épaulement réalisé dans les linteaux en bois au niveau des appuis.

    Il semble intéressant de reproduire les volumes suggérés par les façades actuelles, ainsi que les décrochements fréquents dans les toitures. On peut ainsi restituer les façades relativement étroites, mais de largeur et de hauteur diversifiées. »

  • Repérage architectural du Bourg de Moingt

    Repérage architectural du Bourg de Moingt

    Place de l´Église

    AE 124, 125 (place de l´Église)

    Anciens bâtiments ruraux. Ensemble de deux cuvages accolés présents sur le cadastre ancien. La parcelle 124 comporte une entrée en arc plein-cintre sur son mur pignon, la suivante a son entrée sur le mur gouttereau.

    Matériaux : moellons de granite, pisé, enduit, encadrement des baies en pierre de taille et bois, toits à longs pans avec tuiles creuses.

    Niveaux : Cave en sous-sol, rez-de-chaussée, étage carré

    Date (cadastre ancien 1809 254, 255)

    Rue de la Vieille Cité

    AE 148, 149 (rue de la Vieille Cité) (photos)

    Deux cuvages anciens avec cave en sous-sol, dont un est très remanié (AE 149)

    Matériaux : Moellons de granite en soubassement puis pisé. Encadrement pierre de taille, bois à l´étage (AE 148). Porte double en rez-de-chaussée, fenêtre à l´étage (logement ou dépôt)

    Niveaux : caves voûtées en sous-sol accessibles par une trappe donnant accès à un escalier droit, rez-de-chaussée, comble à surcroît.

    Date : (cadastre ancien 1809 A1 129)

    AE 150, 151, 152, 153 (rue de la Vieille Cité) (Photo)

    Petites maisons anciennes d´une ou de deux travées comportant une porte d´entrée et d´une fenêtre au rez-de-chaussée, et d´une ou deux fenêtres à l´étage carré ; les parcelles 150 et 151 ont un comble à surcroît. Décor sur le pourtour des baies et au niveau des chaînes d´angle. De nombreuses baies ont été remaniées.

    Matériaux : moellons de granite, encadrement en pierre de taille, toit à longs pans et tuiles creuses.

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît

    Date : (cadastre ancien 1809 A1 125 à 128)

    AE 172, 454, 455, 169, 147 (rue de la Vieille Cité) (Photos)

    AE 142, 447 (place du Château) (photos)

    AE 446 (7 rue George Guynemer) (photos)

    Ensemble de constructions ayant servi successivement, pour certaines, à la famille Nourrisson (industrie de mèches) puis à la famille Giroud (usines GéGé, fabricant de jouets).

    * Les parcelles 455 et 169 (partie sud) sont des ateliers avec sheds qui ont été en partie reconstruits en moellons de ciment.

    * Les parcelles 172 et 454 étaient à l´origine des cuvages, vraisemblablement transformés ensuite en dépôts ; le premier (AE 172), du milieu du 19e siècle, est en moellons de granite avec pisé (portail refait), le second (AE 454) est plus récent avec ses encadrements en brique (vers 1910).

    * La parcelle 147, aujourd´hui entièrement rénové, servait d´atelier,

    * La parcelle 142, maison du début 20e siècle, a appartenu à un contremaître de l´entreprise Nourrisson.

    Matériaux : moellons de granite. Encadrement ciment, brique à l´étage. Toit à longs pans et croupes. Tuiles creuses. Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît.

    Date : début 20e siècle

    * La parcelle 447. Maison vraisemblablement en lien avec les entreprises.

    Matériaux : Murs enduit avec encadrement au ciment. Toit à croupes et tuiles creuses. Sur l´angle : faux appareil dessiné, plates bandes

    Niveaux : Rez-de-chaussée, étage carré, trois travées, cave ( ?) : jours visibles

    Date : début 20e siècle

    * La parcelle 446. Maison Nourrisson du bourg reconstruite par eux. Arrondie à l´angle vers 1850

    AE 529 (rue de la Vieille Cité) (Photos)

    Bâtiment rural au cadastre ancien. Cuvage avec grand portail aux piédroits à cavets et linteau en bois, petite baie en bois. Cave voûtée à l´intérieur au droit de la double porte, trappe au sol, escalier droit maçonné pour descendre à la cave.

    Matériaux : moellons de granite, pisé ( ?) enduit, encadrement des baies en pierre de taille ou bois. Toit à longs pans, tuiles creuses.

    Niveaux : cave en sous-sol, rez-de-chaussée, étage carré.

    Date : (cadastre ancien 1809 A1 70), 15e siècle ( ?)

    Rue des Vignerons

    AE 453 (2 rue des Vignerons) (Photos)

    Maison ancienne qui appartenait à la famille Nourrisson (usine de mèches) du bourg auparavant, dépôt sur l´arrière.

    Matériaux : moellons de granite, encadrement des baies en pierre de taille, corniche en brique, toit à longs pans avec tuiles creuses. Décor de la façade principale sur rue par des aplats d´enduits autour des baies et des chaînes d´angles.

    Niveaux : cave voûtée sous la cuisine entrée sur cour, avant trappe dans la cuisine, voûte légèrement brisée. Rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît

    Date : (cadastre ancien 1809 A1 134), maison du milieu du 19e siècle.

    AE 155 (2bis rue des Vignerons) (Photo)

    Ancien bâtiment rural dont la grande porte du rez-de-chaussée a été modifiée et transformée en garage.

    Matériaux : construction enduite (moellons de granite et pisé ?), encadrement pierre de taille à l´étage

    Niveaux : rez-de-chaussée, comble à surcroît

    Date (cadastre ancien 1809 A1 133)

    Rue de l´Église

    AE 178 (2 rue de l´Église) (Photo)

    Ancienne ferme. L´entrée des vaches s´effectue sur la rue Georges Guynemer.

    Matériaux : moellons de granite, pisé ( ?) enduit. Toit à longs pans et tuiles creuses. Encadrement en pierre de taille, meneau et croisée refaits (remplois). Encadrement en arc segmentaire

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré

    Date : (cadastre ancien 1809 A1 81)

    AE 166 (6 rue de l´Église) (Photo)

    Ancien bâtiment rural. Cuvage avec cave. Ouverture sur l´extérieur des remparts (aujourd´hui murée avec la date : GF 1886 MB). Porte sur la rue de l´Église refaite (métallique)

    Matériaux : moellons de granite, pisé, toit à longs pans et tuiles creuses

    Niveaux : cave voûtée en sous-sol, rez-de-chaussée, comble à surcroît

    Date (cadastre ancien 1809 A1 77) Modifications et ouverture d´une porte en 1886.

    AE 530 (8 rue de l´Église) (Photos)

    Cuvage avec ouverture piétonne en plein-cintre chanfreiné et ouverture en plein-cintre pour le cuvage. Escalier d´accès à l´étage et au comble. L´étage a servi pour les céréales quand le bâtiment appartenait au fermier de Précieux.

    Matériaux : moellons de granite, pisé ( ?) enduit. Toit à longs pans avec tuiles creuses

    Niveaux : cave en sous-sol ( ?), rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît

    Date : (cadastre ancien 1809 A1 78), cuvage du 16e siècle ?

    AE 163 (10 rue de l´Église) (Photo)

    Ancienne maison, cave dessous, dénaturée (enduit et encadrement des baies refaits) ? D´après les cartes postales anciennes, il y avait deux portails en plein-cintre au rez-de-chaussée (comme la parcelle AE 530) avec deux fenêtres à l´étage (un logement au-dessus d´un cuvage).

    Matériaux : non identifiés, toit à longs pans, croupe ( ?)

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré

    Date : (cadastre ancien 1809 A1 79)

    AE 157 (16 rue de l´Église) (Photos)

    Ancien bâtiment rural en 1809 comportant un grand nombre de baies à encadrement du 15e siècle (remontage), Y avait-il à cet emplacement une maison plus ancienne ? De grands remaniements

    Matériaux : moellons de granite, encadrement en pierre de taille, toit à un pan et tuiles creuses

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré

    Date (cadastre ancien 1809 A1 131), éléments du 15e siècle.

    Rue de la Tour

    AE 168 (rue de la Tour) (Photo)

    Cuvage ou petit logement.

    Matériaux : moellons de granite, encadrement des baies en pierre de taille, toit à longs pans avec tuiles creuses

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré

    Date : milieu 19e siècle.

    Rue Centrale

    AE 794 (14 rue Centrale) (Photos)

    Ancien presbytère. Le propriétaire du bâtiment en 1809 est Chabrier Joseph (horloger à Montbrison). Le portail a été vendu (piliers et grille en fer forgé). Plus tard la maison est agrandie au 19e siècle, la cour est réaménagée et des piliers en pierre de taille encadrent celle-ci, avec des grilles en fer forgé et bronze. Un marchand de charbon est un instant propriétaire des lieux (son dépôt est à droite de la cour).

    Matériaux : moellons de granite, pisé ( ?) enduit, encadrement des baies en pierre de taille et bois, corniche, toit à longs pans avec tuiles creuses.

    Niveaux : rez-de-chaussée, un étage carré, un comble à surcroît.

    Date : (cadastre 1809 A1 288) ; 19e siècle

    AE 814, 815 (16 rue Centrale) (Photos)

    Deux anciennes parcelles mais qui semblaient fonctionner ensemble. Dans la partie de gauche (AE 815) se trouvait le logis avec ses deux travées et ses trois niveaux (la porte piétonne semble avoir été déplacée), la baie du comble à surcroît est en bois, de forme rectangulaire horizontale avec un meneau centrale. La partie de droite (AE 814) était un cuvage avec une double porte, et avec une cave sur l´arrière. La maison a abrité des ouvriers de l´usine Nourrisson. Aujourd´hui les façades ont été recrépies et les baies de la parcelle AE 814 ont été entièrement remaniées et repercées.

    Matériaux : moellons de granite, enduit, encadrement des baies en pierre de taille et bois, toit à longs pans avec tuiles creuses.

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît.

    Date : (cadastre ancien 1809 A1 281, 282), remaniée début 21e siècle.

    AE 103 (18 rue Centrale) (photos)

    Ancien bâtiment rural (1809 A1 283) associé à une maison (1809 A1 280). Maison ferme

    Sortie des vaches côté impasse de la mairie (étable). Cuvages côté rue Centrale

    Matériaux : moellons de granite, encadrement pierre de taille, toit à longs pans et tuiles creuses et plates

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré

    Date : (cadastre ancien 1809 A1 280, 283)

    AE 100, 101 (20 rue Centrale) (4 place de l´Ancienne Mairie) (Photos)

    Ancien presbytère ne faisant à l´origine qu´une parcelle (1809 A1 285, la parcelle A1 284, mitoyenne était au même propriétaire). Aujourd´hui deux parcelles distinctes avec récupération d´une partie (cuvage), pour la parcelle AE 100, du bâtiment ancien mitoyen (1809 A1 284). Parcelle AE 101 (ancienne dépendance de AE 100) considérablement modifiée.

    Matériaux : Moellons de granite, encadrement des baies en pierre de taille

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré et comble à surcroît. Toit longs pans avec croupes et tuiles creuses.

    Date : (cadastre ancien 1809 A1 285)

    AE 102 et AE 101 (partie) (22 ( ?) rue Centrale) (Photos)

    Anciens bâtiments ruraux liés en 1809 aux parcelles AE 100, 101. Cuvages aux ouvertures modifiées

    Matériaux : moellons de granite, encadrement des baies en bois et en pierre de taille

    Niveaux : en rez-de-chaussée

    Date : (cadastre ancien 1809 A1 284)

    AE 50 (24 rue Centrale) (Photos)

    Grange ou dépôt. Large portail à deux battants en bois, piédroits en pierre de taille, linteau e bois et arc de décharge en moellons de granite.

    Matériaux : soubassement en moellons de granite, pisé, toit à longs pans avec tuiles creuses.

    Niveaux : en rez-de-chaussée

    Date : deuxième moitié 19e siècle

    AE 106 (7, 9 rue Centrale) (Photo)

    Ancienne ferme qui comprenait une partie logis (n° 7 et 9 rue Centrale) à la façade aujourd´hui considérablement modifiée et dont il demeure des traces de décor peint, puis sur sa droite un cuvage dont les deux baies de droite (le portail en arc brisé et la fenêtre haute) demeurent en place (ouvertures sur l´arrière sur cour en bois du 18e siècle et baies du rez-de-chaussée avec encadrement bois et pierre de taille) ; et enfin un dernier corps de bâtiment servant de dépôt (porte monumentale aux piédroits en pierre de taille et linteau en bois)

    Matx : moellons de granite, enduit, encadrement des baies en pierre de taille et bois, toit à longs pas avec tuiles creuses

    Niveaux : caves en sous-sol, rez-de-chaussée, étage carré

    Date : (cadastre ancien 1809 A1 275), 18e siècle, 19e siècle, remaniements au 20e siècle.

    AE 108 (11 rue Centrale) (photos)

    Appartenait aux soeurs de Saint-Jean. Ecole de filles (en 1809, une partie (1809 A1 270 appartenait à un boucher). Réunification ensuite des parcelles (1809 A1 270 et 271), création d´une aile le long de la rue de l´Eglise, création de dépôts dans la cour, d´un préau, suppression d´un ancien bâtiment rural (1809 A1 273) pour servir de passage d´accès à la cour. Passage d´accès à la cour autrefois coiffé d´un clocheton.

    Bâtiment du début du 20e siècle, traces d´ouvertures anciennes ( ?). Porte début 19e siècle. Caves achetées par un boucher charcutier. Autrefois un magasin à l´angle. La parcelle AE 106 liée autrefois à cette parcelle. Niche avec statue en plâtre de saint Joseph dans le mur du fond de la parcelle. Cour arrière construite sur les fossés.

    Matériaux : bâtiment construit en moellon de granite, encadrement en pierre de taille, génoise

    Niveaux : caves avec entrées sur la cour. Bâtiment principal comportant un rez-de-chaussée, un étage carré et un comble à surcroît.

    Date : (cadastre ancien 1809 A1 270 à 275) 19e et 20e siècles

    AE 180 (13 rue Centrale) (Photo)

    Maison très dénaturée. Linteau en accolade remployé avec écu daté (en partie haute des inscriptions : 1S0 (ou une clef ?), au centre une pointe de diamant, au-dessous : 1512)

    Dénaturé, linteau en accolade

    Matériaux : moellons de granite, pisé ( ?) enduit, encadrement des baies en pierre de taille.

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré

    Date : (cadastre ancien 1809 A1 65)

    AE 783 (19 rue Centrale) (Photo)

    Deux grandes caves voûtées et un cuvage. Le passage appartient à une voisine qui avait un jardin derrière

    Encadrement en pierre de taille, linteaux des portes doubles en bois, cuvage à l´encadrement chanfreiné.

    Matériaux : moellons de granite, enduit, encadrement bois et pierre de taille

    Niveaux : en rez-de-chaussée

    Date : (cadastre 1809 A1 4)

    AE 784 (21 rue Centrale) (Photo)

    Grand bâtiment présent sur le cadastre de 1809. Aujourd´hui grande ferme regroupant sous un toit identique les parcelles 784 et 429. Le logement principal est situé sur l´angle. La façade sur la rue Centrale comporte deux travées et trois niveaux (porte piétonne sur le côté droit) ; elle comporte également une baie murée sur la partie gauche. La façade sur la rue Centrale comporte une travée et une porte latérale en arc segmentaire (elle est aujourd´hui transformée en fenêtre. Dans le prolongement de la façade sur la rue Centrale, une élévation comporte un ensemble de baies au rez-de-chaussée qui semble un peu hétéroclites (portes piétonnes et fenêtres). Un grand portail déporté sur la gauche de la façade ouvre vraisemblablement sur un cuvage ; au-dessus du portail, une baie à encadrement de bois et avec meneau central en bois.

    Matériaux : cave dans le cuvage ( ?), moellons de granite, encadrement des baies en pierre de taille et bois, Toit à longs pans avec tuiles creuses

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît

    Date : (cadastre ancien 1809 A1 1, 3)

    AE 195 (29 rue Centrale) (Photo)

    Maison comportant quatre travées qui devait avoir des petits communs. Aujourd´hui, une double porte donne accès à un garage, il devait y avoir auparavant une remise.

    Matériaux : moellons de granite, encadrement des baies en pierre de taille, corniche en brique, toit à longs pans avec tuiles creuses.

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît

    Date (cadastre ancien 1809 A1 10), milieu 19e siècle.

    Rue Georges Guynemer

    AE 179 (2 rue Georges Guynemer) (Photo)

    Ancienne boucherie. Logis sur cuvage. Caves semi enterrées

    AE 185 (12 rue George Guynemer) (Photo)

    Ancienne ferme avec un grand portail à gauche de l´entrée refaite ( ?) et petit commerce sur la partie de droite (ancien cordonnier). Logement à l´étage. Encadrement des baies remaniées et enduit récent.

    Matériaux : moellons de granite, pisé ( ?) enduit. Toit à longs pans et tuiles creuses, encadrement des baies en pierre de taille et bois.

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré.

    Date (cadastre ancien 1809 A1 53)

    AE 215 (14 rue Georges Guynemer) (Photo)

    Ancienne boulangerie ( ?) en 1809. Ancienne boulangerie avec traces de panneau au-dessus de la porte.

    Matériaux : moellons de granite, encadrement des baies en pierre de taille toit à deux pans et tuiles creuses

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré

    Date : (cadastre ancien 1809 A1 52)

    AE 216 (16 rue Georges Guynemer) (Photo)

    Petit logis, appartient au même que la boulangerie, ouvertures en arc segmentaire. Entrée de la cave en façade avec anneaux

    Matériaux : moellons de granite, toit à longs pans et tuiles creuses

    Niveaux : cave en sous-sol, rez-de-chaussée, étage carré

    Date (cadastre ancien 1809 A1 50) 18e siècle ?

    AE 217, 693 (18, 20 rue George Guynemer)

    Deux petites maisons accolées dont une existait sur le cadastre ancien (AE 217), très remaniée, l´autre étant plus récente.

    Matériaux : Moellons de granite, encadrement en pierre de taille, brique (217), toit à longs pans avec tuiles creuses

    Niveaux : cave en sous-sol, rez-de-chaussée, étage carré

    Date : (cadastre ancien A1 1809), et milieu 19e siècle/

    AE 228 (22, 24 rue George Guynemer)

    Ancienne ferme qui semble avoir été partagée en deux logis distincts vers la fin du 19e siècle. Le n° 22 de la rue Guynemer possède une porte avec un piédroit ancien (remploi ?). Une partie dépendance est encore existante sur la partie gauche du n° 24 de la rue Guynemer

    Matériaux : moellons de granite, pisé ( ?) enduit. Encadrement pierre de taille, brique. Toit à longs pans, croupe, avec tuiles creuses.

    Niveaux : caves voûtée sur la partie de gauhe, rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît

    Date : (cadastre ancien de 1809 A1 103), remaniements fin 19e siècle

    AE 229, 230 (24, 25, 26 rue George Guynemer) (Photos)

    Bâtiments ruraux anciens au cadastre ancien. Cuvages avec grands portails aux encadrements en bois ou brique ou pierre de taille. Nombreuses ouvertures en bois.

    Matériaux : moellons de granite, pisé ancien, encadrement des bais en pierre de taille, bois, brique, toit à longs pans, tuiles creuses.

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré

    Date (cadastre ancien 1809 A1 105, 106, 107)

    AE 175 (entre n°3 et 5 de le rue George Guynemer) (Photos)

    Ancienne écuries en 1809. Actuellement dépôt du boulanger et du bistrot (AE 215)

    Matériaux : Moellons de granite, pisé ( ?) enduit, encadrement des baies en pierre de taille et bois à l´étage. Toit à longs pans et tuiles creuses.

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré

    Date (cadastre ancien 1809 A1 88, 89)

    AE 208 (9 rue du Surizet)

    Ferme dont il ne reste que le logis

    Matériaux : construction en moellon de granite, encadrement en pierre de taille, corniche en brique.

    Niveaux : cave en sous-sol, rez-de-chaussée, étage carré

    Date : 19e siècle.

    Rue du Château

    AE 215 (partie), 219, 220 (entre le 1 et le 3 rue du Château) (Photo)

    Ensemble de trois anciens bâtiments ruraux an 1809. Aujourd´hui la parcelle 215 conserve encore l´aspect d´un cuvage (portail muré mais linteau bois encore apparent), les parcelles 219 et 220 correspondent à une petite ferme avec sur sa droite la partie habitation (ou commerce ?) et sur sa gauche la remise (ou cuvage ?).

    Matériaux : moellons de granite

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré

    Date : (cadastre ancien 1809 A1 45, 46, 47)

    Rue de l´Ancienne Mairie

    AE 99 (6 rue de l´Ancienne Mairie) (Photo)

    École et ancienne mairie

    Aujourd´hui l´entrée de l´école s´effectue sur le côté. Appendice moderne sur son côté gauche construit après 2009. Baies du rez-de-chaussée modifiées, jardin sur l´arrière. La façade avant comportait au rez-de-chaussée une porte d´entrée à gauche et deux fenêtres latérales

    Matériaux : façade en pierre de taille (?), encadrement des baies en pierre de taille, génoise et toit à longs pans avec tuiles creuses

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré, étage en surcroît

    Date :

    AE 100 (6 rue de l´Ancienne Mairie) (Photos)

    Ancien clocher église Saint-jean ( ?) avec escalier en vis.

    Appartient à M. Michel, ancien boulanger de Montbrison. Mme Blanc y habite

    Matériaux : bâtiment en moellon, angles en pierre de taille. Pisé sous moellon, ancien. Fenêtres à traverse. Toit en pavillon avec tuiles creuses

    Niveaux : 4 niveaux

    Date : 17e siècle ?

    AE 97 (10 rue de l´Ancienne Mairie) (Photo)

    Petite ferme avec une façade sur rue bien modifiée. Elle comportait au rez-de-chaussée, de gauche à droite : une double porte, puis une fenêtre et une porte (murée), à l´étage : deux fenêtre simples (transformées en portes fenêtres), et un comble à surcroît aux deux baies murées.

    Matériaux : moellons de granite, encadrement des baies en pierre de taille, génoise, toit à longs pans avec tuiles creuses.

    Niveaux : cave en sous-sol, rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît

    Date : (cadastre ancien 1809 A1 298), milieu 19e siècle

    AE 64 (11 rue de l´Ancienne Mairie) (Photos : 2)

    Le logis et l´écurie communiquent par la cour, logement indépendant. Cuvage accessible par la rue de plain-pied, logements aménagés dans les communs en retour d´équerre.

    Matériaux : étage de soubassement en moellon de granite, autres niveaux en pisé enduit. Encadrement des baies en pierre de taille. Corniche en brique, toit en pavillon avec tuiles creuses

    Niveaux : soubassement, rez-de-chaussée surélevé, étage carré.

    Date : 19e siècle

    Rue de la Résistance

    AE 336 (8 rue de la Résistance)

    Ancienne maison. Une porte d´accès sur la façade donnant sur la rue des Rochers est murée. La façade sur cour a été considérablement modifiée (enduit ciment et baies modifiées). Parcelle complexe et remaniée

    Matériaux : moellons de granite, encadrement en pierre de taille, toit à longs pans et tuiles creuses.

    Niveaux : cave accès par la rue des Rochers, cave voûtée, rez-de-chaussée surélevé, comble à surcroît.

    Date (cadastre ancien 1809 A1 190), remaniée 20e siècle.

    AE 201 (5 rue de la Résistance) (Photo)

    Ancien cuvage très transformé, situé au revers d´un logis ouvrant sur la rue du Surizet.

    Matériaux : moellons de granite, enduit, encadrement des baies en pierre de taille et bois.

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré.

    Date (cadastre ancien 1809 A1 19 partie)

    AE 318, 593 (9 rue de la Résistance) (Photo)

    Une maison et une petite ferme accolées ; à gauche (AE 593) présence au rez-de-chaussée d´un dépôt, sans cave. La parcelle AE 318, est une petite ferme avec logis, grange étable, et à côté, l´entrée des vaches dans la cour, fermée par un portail. Aujourd´hui les deux parcelles appartiennent à un même propriétaire ( ?) car les façades sont harmonisées. Plusieurs ouvertures semblent avoir été modifiées et certaines ont eu leur encadrement refait.

    Matériaux : moellons de granite, enduit, encadrement des baies en pierre de taille, toit à longs pans avec tuiles creuses.

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît.

    Datation : (cadastre ancien 1809 A1 154), milieu 19e siècle, rénovation au 20e siècle. ROCHET gravé sur le linteau.

    Rue du Surizet

    AE 223 (11 rue du Surizet)

    Grange étable et logis, remanié vers 1950

    Matériaux : Moellons de granite, génoise, toit à longs pans et tuiles creuses

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré

    Rue des Chenevrières

    AE 303 (8 rue des Chenevières)

    Ferme ? Grange étable et logis à droite

    Matériaux : moellon et étage en pisé (?), enduit, encadrement en pierre de taille, avec arcs de décharge en brique

    Niveaux : cave ( ?), rez-de-chaussée, étage carré.

    Date : limite 19e siècle 20e siècle

    Avenue Thermale

    AE 40 (18 avenue Thermale) (Photo)

    Maison avec cave et deux entrées, murs rehaussés, trois travées sur la façade avant, une seule sur la façade latérale droite.

    Matériaux : façade avant : pierre de taille granite ; façades latérales gauche et droite : moellon et pisé. Encadrement en pierre de taille, toiture en pavillon, tuiles plates mécaniques, chaîne d´angle en pierre de taille

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît

    Date : 19e siècle

    AE 41 (20 avenue Thermale)

    Maison avec cave en sous-sol semi enterrée accessible par la façade avant. Trois travées sur l´avenue. Garage accolé sur le côté droit.

    Matériaux : NV, enduit, encadrement en pierre de taille et bois, génoise deux rangs, longs pans et tuile creuse

    Niveaux : rez-de-chaussée surélevé, étage carré, comble à surcroît

    Date : 19e siècle

    AE 70 (15 avenue Thermale) (Photos)

    Ancien presbytère qui comportait une loge sur sa parcelle. Bâtiment qui fut par la suite vendu, et aux mains de la famille Giroud (entreprise GéGé) au début du 20e siècle (monogramme GG sur la ferrure de la porte d´entrée). Le bâtiment principal est accolé sur sa droite à un édifice de moindre hauteur, dont la façade a été considérablement remaniée (peut-être s´agissait-il au départ d´un commun avec un portail d´accès à la cour du presbytère.

    Matériaux : moellons de granite, encadrement des baies en pierre de taille, génoise, toit à longs pans avec tuiles creuses

    Niveaux : caves en sous-sol, rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît

    Date : deuxième moitié du 19e siècle

    AE 68 (17 avenue Thermale) (Photo)

    Maison de trois travées avec, sur l´avenue, une porte (à droite ?) transformée en fenêtre. Dernier niveau surélevé. Accès au bâtiment par la rue de l´Ancienne Mairie. Ancien cabaret ?

    Matériaux : moellons de granite, encadrement des baies en pierre de taille, Toit à longs pans, tuiles creuses

    Niveaux : rez-de-chaussée, deux étages carrés

    Date : deuxième moitié 19e siècle.

    AE 66, 438 (17bis, 19 avenue Thermale) (Photo)

    Ferme ( ?). Il semblerait que la parcelle 438 corresponde au logis et que le n° 66 aux communs de la ferme (aujourd´hui considérablement modifiés). Les deux parcelles ont été construites ensemble pour semble-t-il une même fonction. Ancien cabaret ?

    Matériaux : moellons de granite, encadrement des baies en pierre de taille, génoise, toit à longs pans, tuiles creuses.

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît

    Date : deuxième moitié 19e siècle

    AE 62 (27, 29 avenue Thermale) (Photos)

    Carrosserie (inscription : GOURBEYRE J. / CARROSSERIE / PEINTURE). Inscription gravée dans le chaînage d´angle droit du bâtiment : A. PORTE Fils / ARCHITECTE / St JUST s/r LOIRE. Maison avec cour sur son côté droit encadrée d´un muret. Sur la façade sur cour, un panneau est fixée au mur et comprend l´inscription suivante : POSTE - TELEGRAPHES - TELEPHONES / PLONDEFONTAINES

    Matériaux : enduit masquant les matériaux et les encadrements

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît

    Date : années 1950

    AE 58 (31 avenue Thermale) (Photo)

    Maison sur l´avenue Thermale composée de trois travées et de trois niveaux. Une porte latérale droite a été murée. Cour arrière avec petites dépendances.

    Matériaux : moellons de granite, encadrement des baies en pierre de taille, génoise, toit à longs pans, tuiles creuses

    Niveaux : cave en sous-sol, rez-de-chaussée, étage carré.

    Date : deuxième moitié du 19e siècle

    AE 49, 52 (33, 35 avenue Thermale) (Photo)

    Grand bâtiment construit en une seule fois qui sera par la suite (ou dès l´origine ( ?)) séparé entre deux propriétaires différents. Haut sur trois niveaux il a huit travées. Plusieurs portes piétonnes permettent d´y accéder. Les quatre travées de droite sont occupées par une pharmacie, avec une porte piétonne aménagée à l´extrême droite de la façade

    Matériaux : moellons de granite, encadrement des baies en pierre de taille, joints, génoise, toit à longs pans, croupes avec tuiles creuses.

    Date : deuxième moitié du 19e siècle

    AE 48 (37 avenue Thermale) (Photo)

    Maison étroite composée de deux travées et deux niveaux. Cour intérieure.

    Matériaux : moellons de granite, encadrement des baies en pierre de taille, génoise, toit à longs pans avec tuiles creuses.

    Niveaux : caves en sous-sol, rez-de-chaussée, étage carré

    Date : deuxième moitié 19e siècle.

    AE 47 (39, 43, 45 avenue Thermale) (Photos)

    Ferme occupant l´angle de l´avenue Thermale et la rue du Centre. La ferme est composée d´un large corps de logis de cinq travées et quatre niveaux : un sous-sol occupé par des caves voûtées accessible par des portes aménagées aux extrémités de la façade sur cour ; un rez-de-chaussée comportant un balcon sur cour, et de plain-pied sur l´avenue Thermale ; un étage carré et un comble à surcroît. La façade sur l´avenue Thermale est symétrique avec une porte piétonne au centre de celle-ci (un commerce (une boulangerie) est installée sur les deux travées de gauche). La façade sur cour comporte de nombreuses ouvertures dont un certain nombre a été modifié et transformé. De part et d´autre de la façade sur cour, deux ailes encadrent la cour de plan triangulaire et accessible à l´est par la rue Centrale par un large portail. Le portail comporte deux piédroits en pierre de taille et un linteau en bois surmonté d´un chaperon avec génoise. Les deux ailes abritent divers espaces liés à la ferme (porcherie, étable, écurie, grange ?) ; les ouvertures sur cour ont leur encadrement en pierre de taille, en bois et en brique. Ces deux ailes, plus basses que le logis, ont leur propre façade sur l´avenue Thermale : l´aile gauche comporte un large portail en bois, dont l´encadrement est en pierre de taille, encadré de deux portes palières repercées ( ?), et de deux fenêtres à l´étage des années 1950. L´aile droite comporte également un large portail en son centre (accès aux communs) et d´une porte sur sa gauche et de deux baies hautes et étroites à l´étage.

    La cour est empierrée, avec deux rigoles pour l´évacuation de l´eau.

    Matériaux : moellons de granite, encadrement des baies en pierre de taille (bois et brique également pour les communs) ; génoise, toit à longs pans et croupe avec tuiles creuses.

    Niveaux : caves en sous-sol, rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît

    Date : deuxième moitié du 19e siècle.

    Rue Saint-Anthème

    AE 296, 316 (11 ( ?) rue de Saint-Anthème) (Photos)

    296 : cuvage, 316 : grange étable. Arrière de la parcelle NV, alors que la parcelle est profonde et le terrain avec un dénivelé. Logis sur l´arrière ? Cave en étage de soubassement ?

    Matériaux : moellons à assises gravées, encadrement en pierre de taille, linteau bois, toit longs pans et tuiles creuses.

    Date : bâtiment du 19e siècle, marques lapidaires (un ovale)

    AE 340 (15 rue de Saint-Anthème) (Photo)

    Bar snak « le Plus » bar des années 1950 + dépôt de matériaux de construction du 19e siècle

    AE 706 (19 rue de Saint-Anthème) (Photo)

    Ferme d´origine (début 19e siècle ?) comprenant à droite un logis en profondeur dont la façade latérale gauche donne sur une cour fermée par un passage couvert et accessible par un large portail en arc surbaissé. Baie au-dessus de la porte cochère : ancienne habitation

    Matériaux : moellons de granite proche de la pierre de taille, encadrement en pierre de taille, corniche en brique. Toit longs pans et tuiles creuses

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît.

    Date : (cadastre ancien A1809 A1 183)

    AE 345, 346 (23, 25 rue de Saint-Anthème)

    Anciennement une seule maison (en angle de parcelle), divisée par la suite en plusieurs parcelles dont trois ensembles distincts : ensemble AE 345, 346, parcelle 344 et parcelle 706.

    Matériaux : pierre de taille pour les encadrements, génoise deux rangs, moellon crépis pour les murs. Toit avec croupe, tuiles creuses. Balcon en fonte sur le pan coupé. Baies et façades bien remaniées

    Niveaux : cave en sous-sol (accès arrière de plain-pied (rue de la résistance)), rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît.

    Date : (Parcelle globale sur cadastre ancien 1809 A1 183), maisons de la seconde moitié du 19e siècle.

    AE 291, 779 (31 rue de Saint-Anthème) (Photo)

    Ancien cuvage. Famille Laurent, négociant en pierre de taille, plusieurs immeubles sur cette route. Sur l´arrière, un clos de vigne

    Matériaux : façade en moellons avec assises, encadrement en pierre de taille, corniche unitaire avec les parcelles n° 33 et 35.

    Niveaux : cave voûtée dessous (accès par l´arrière), rez-de-chaussée (cuvage, étage carré. Habitation à l´étage, qui comprend le dessus du bâtiment d´à côté

    Date : inscription : MD 1879 sur claveau d´entrée du cuvage, marques tâcherons (un 8 horizontal).

    AE 288 et 780 (33, 35 rue de Saint-Anthème) (Photos)

    Maison anciennement unique puis divisée en deux parcelles.

    Matériaux : façade proche de la pierre de taille, encadrement en pierre de taille, encadrement en pierre de taille, corniche en brique, toit à longs pans avec tuiles creuses.

    Niveaux : certainement une cave (accès sur l´arrière plus bas du fait du dénivelé), rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît. Corniche en brique unitaire. N° 35 : 2 travées dont une entrée de boutique, n° 33 : 3 travées. Portes d´entrée bâtardes

    Date : seconde moitié 19e siècle (marques de tâcherons : deux points, triangle et rond, carré).

    AE 286, 287 (37, 39 rue de Saint-Anthème) (Photos)

    Maison, anciennement unique puis divisée par la suite en deux. Certaines baies ont été transformées au rez-de-chaussée : 3 anciennes baies à gauche (aujourd´hui l´une d´elles est transformée en porte), la porte est une ancienne porte cochère. Crépis avec bandeau sur la partie droite.

    Matériaux : moellons de granite, encadrement en pierre de taille, génoise deux rangs, toit longs pans, tuiles creuses.

    Niveaux : cave en sous-sol (accès extérieur par le jardin, de plain-pied). Cave voûtée sur toute la profondeur

    Rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît.

    Date : 1799 / GG (remploi sur piédroit de la baie du rez-de-chaussée, bâtiment non existant en 1809), seconde moitié 19e siècle (marques lapidaires sur l´encadrement des baies (carrés)). Coiffeur vers les années 60 ? Tonnelier à l´origine ( ?)

    AE 531, 532 (4, 6 rue de Saint-Anthème) (Photos)

    Maison avec, accolé sur sa droite, une dépendance dont plusieurs baies ont été repercées et dont le portail central a été modifié et transformer en grande fenêtre. Les deux bâtiments sont de niveaux différents (trois pour l´habitation, deux pour la dépendance)

    Matériaux : moellon de grand module à assises régulières, corniche brique, toit longs pans et croupe, tuiles plates mécaniques, encadrement des angles en pierre de taille, avec marques lapidaires (deux ronds accolés, L, I, carré, égal, s)

    Niveaux : cave en sous-sol, étage de soubassement sur rue, rez-de-chaussée surélevé sur cour, comble à surcroît

    Date : linteau porte : 1888 dans un cartouche

    AE 372 (12 rue de Saint-Anthème)

    Maison, semblable aux parcelles 368, 369, 370 : trois niveaux et deux travées. Génoise commune avec la parcelle mitoyenne n° 372. Murs enduits

    Matériaux : moellons de granite, enduit, encadrement des fenêtres refait, génoise, toit longs pans et tuiles creuses

    Niveaux : rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît.

    Date : première moitié 19e siècle.

    AE 371 (14 rue de Saint-Anthème)

    Garage ?

    Date : années 1950

    AE 368, 369, 370 (16, 18, 20 rue de Saint-Anthème) (Photos)

    Ancienne maison unique au cadastre ancien de 1809. Aujourd´hui ensemble de trois maisons de configuration assez identiques : trois niveaux et deux travées. La génoise à deux rangs est commune, la hauteur des niveaux est quasiment semblable. Les trois maisons ont des enduits récents. La parcelle 368 héberge une boucherie, la parcelle 370, une boulangerie

    Matériaux : moellons de granite, encadrement des baies en pierre de taille (bois pour le comble de la parcelle 370), toit à longs pans avec tuiles creuses

    Niveaux : cave en sous-sol, rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît

    Date : (cadastre ancien 1809 A1 621) ; première moitié 19e siècle

    AE 347 (24, 26, 28 rue de Saint-Anthème) (Photos)

    Ancienne maison présente sur le cadastre ancien, aujourd´hui constituée d´une maison formant l´angle entre la rue de Saint-Anthème et la rue des Carrières. Maison haute et comprenant cinq travées sur le rue de Saint-Anthème et trois sur le rue des Carrières. Dans son prolongement une autre construction plus basse et très remaniée ; elle abritait un garage puis une cave, « cave Saint-Michel » ; il y aurait une cave sous le cuvage et un logement au-dessus. Deux entrées permettent d´accéder à la maison sur l´angle : une sur la rue Saint-Anthème, une seconde sur l´angle.

    Matériaux : moellon de granite, partiellement enduit, encadrement pierre de taille, génoise, toi à longs pans et croupe avec tuiles creuses.

    Niveaux : rez-de-chaussée, deux étages, escalier pierre avec dessous un accès à la cave (escalier pierre)

    Date : (cadastre ancien 1809 A2 628), maison de la seconde moitié du 19e siècle, et garage des années 1950.

    AE 685, 689 (32, 32 bis rue de Saint-Anthème) (Photo)

    Maison, négociant de pierre de taille, partagé en plusieurs ménages, agrandi et surélevé, dépôt en face (AE 282). Sur la partie de droite : partie plus basse : ancienne remise ? Actuellement logis

    Matériaux : moellon, encadrement pierre de taille, longs pans et tuiles creuses, génoise

    Niveaux : deux caves en étage de soubassement (accès par le revers), rez-de-chaussée surélevé, étage carré et comble à surcroît

    Date : deuxième moitié 19e siècle. Propriétaire Laurent (carrier)

    Rue de la Bonne Vierge

    AE 39 (rue de la Bonne Vierge)

    Maison construite en deux fois et petites dépendances en fond de parcelle et entrée de cave sur rue murée ?Matériaux : moellon de granite, encadrement pierre de taille (bât de droite), brique (bât de gauche). Toit longs pans et tuile creuse

    Niveaux : étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, comble à surcroît

    Date : 19e siècle

    Rue des Carrières

    AE 357 (3 rue des Carrières) (Photo)

    Maison avec cuvage ou remise. La parcelle 357 comporte deux caves accolées et parallèles à la rue. La partie de gauche comporte une double porte en façade et une porte latérale sur la façade sur rue, une double porte sur cour. Celles-ci ouvrent sur le cuvage où se trouve le pressoir (au-dessus du cuvage se trouvent les chambre et cuisine). Depuis le cuvage, un escalier droit situé au centre du mur de refend permet d´accéder au logis mitoyen, et deux autres escaliers encadrant le précédent, permettent de communiquer avec les deux caves voûtées situées sous le logis. Ce logis comporte trois travées dont une porte centrale ouvrant sur un couloir traversant et au fond duquel, une porte donne accès à la grange située au revers du logis. A gauche du couloir se trouve la cuisine, à droite une grande salle. Au-dessus se trouvent les chambres.

    Matériaux : Moellon, encadrement en pierre de taille, génoise, toit à longs pans avec tuiles creuses.

    Niveaux : deux caves voûtées, rez-de-chaussée, étage carré, comble à surcroît sur la partie gauche de la maison.

    Date : seconde moitié 19e siècle.

Références documentaires

Documents d'archives
  • DUMOULIN, François. Rapport de fouilles. Bourg médiéval de Moingt. Commune de Montbrison (Loire). Rapport relatif à la surveillance des travaux et aux sondages exécutés en septembre 1993. SRA Rhône-Alpes. Dactyl., ill., 29 cm.

  • VOYEZ, Christophe , DUMOULIN, François. Moingt / Bourg castral / Sondages octobre 1990. Service Régional d'Archéologie Rhône-Alpes. Dépôt de fouilles départemental de Roanne. ms., 1990.

  • AC Moingt. Matrices cadastrales, 1808-1809. Section A du bourg. Maisons : parcelles 1, 3, 6, 7, 10, 12, 13, 15, 19, 21, 22, 23, 26, 27, 30, 32, 34, 35, 36, 37, 37 bis (maison en ruine de 1ère classe), 39, 44, 48, 49, 50, 52, 53, 56, 58, 59, 61, 63, 64, 65, 66, 71, 78, 79, 81, 83, 85, 87, 89, 91, 92, 100, 103, 108, 111, 113 (maison commencée), 114, 115, 116, 118, 119, 121, 125, 126, 127, 128, 129 bis, 132, 134, 138, 139, 143, 146, 148, 154, 155, 157, 158, 161, 161 bis, 168, 171, 173, 177, 178, 183, 190, 192, 194, 195, 195 bis 195 ter, 196, 201, 203, 204, 206, 209, 213, 218, 222, 223, 224, 225, 228, 230, 238, 253, 254, 259, 260, 264, 265, 270, 271, 273, 275, 280, 281, 282, 285, 288, 290, 296, 297 (maison commencée), 298, 300, 316, 427, 430 bis, 433, 450, 513, 514, 609, 615, 619, 621, 623, 626, 627, 628, 629, 651, 728, 957 Bâtiments ruraux : 4, 29, 34, 45, 46, 47, 67, 70, 75, 76, 77, 80, 96, 97, 102, 105, 106, 107, 110, 123, 129, 130, 131, 133, 135, 137 bis, 141, 146, 149, 150, 151, 152, 165, 193, 211, 236, 237, 239 à 250, 252, 255, 256, 258, 266, 278, 283, 284, 304, 515, 576, 591, 628. Jardins : 5, 7, 9, 11, 14, 16, 18, 20, 24, 28, 31, 33, 38, 40, 42, 43, 51, 54, 57, 60, 62, 72, 73, 74, 82, 84, 86, 90, 93, 99, 101, 104, 109, 112, 117, 120, 122, 124, 136, 137, 140, 142, 144, 145, 156, 160, 162, 169, 172, 174, 175, 176, 179, 181, 184, 188, 197, 198, 199, 200, 202, 205, 207, 208, 210, 212, 214, 215, 216, 217, 218 bis, 227, 229, 231, 234, 251, 257, 267, 269, 272, 274, 276, 277, 289, 292, 293, 294, 301, 305, 317, 334, 429, 430, 506 bis, 506 ter, 600 bis, 608, 614, 629, 635, 652, 672 Cours : 2, 166, 167, 185, 189 Ecuries : 88, 94, 167 bis, 186 Vignes : 95, 226, 268, 297, 307 Péchoires : 98, 306 Carrières : 187, 623, 661 (Antoine Guyot) Eglise : 153, 286, 431 Cimetière : 287 Cure : 316

  • AC Moingt. 1W17. 1817-1831. Délibérations concernant l'octroi (L´octroi est une contribution indirecte perçue autrefois par les municipalités à l'importation de marchandises sur leur territoire. Cette taxe frappait les marchandises les plus importantes et les plus rentables telles que le vin, l'huile, le sucre, le café, etc) 1817. Supplique du conseil municipal de Moingt au préfet. Le territoire de la commune a été réuni au rayon de l´octroi de Montbrison comme la perception... demande à ce que l´octroi s´applique qu´aux dépôts de vin et bouchers (pas vu in extenso) 31 décembre 1822. Octroi perçu et administré par Moingt 9 avril 1817. Ordonnance royale. Réunion de Moingt et de Savigneux au rayon de l´octroi de Montbrison. 8 juillet 1829. Délibération, octroi établi dans la commune. Fixation du territoire : « le bourg de Moingt ne présente aucun commerce de débit ou d´industrie différent de l´industrie générale de la commune qui n´est autre que l´exploitation de carrières de pierre ou les travaux de l´agriculture, par conséquent extension de l´octroi au territoire entier de la commune. * Perception : le conseil municipal propose un abonnement volontaire (peu de production et d´échange) * Tarif : détail débit de boissons alcoolisées, quelques bestiaux, quelques denrées agricoles (foin, bois de chauffe) et matériaux 1821 ( ?). Arrêté pris en séance du conseil municipal. Sans la réunion de Moingt à Montbrison (moins de 1500 habitants). Communauté de Clarisses à Moingt. Habitants : agriculture ou carrière de pierres « dont le produit est tellement dur et opiniâtre qu´il est impossible d´en obtenir des pièces d´art ou d´agrément ». demande d´aménagement (suppression de l´octroi ou perception par Moingt ou baisse des taxes). 30 janvier 1831. Ordonnance royale. L´octroi établi dans la commune de Moingt demeure supprimé.

  • AC Moingt. 2W17. Urbanisme - Alignement et élargissement Plan parcellaire pour alignements du 15 novembre 1860 : Service des chemins vicinaux / Chemin vicinal ordinaire n°5 tendant / des carrières de Moingt à Prétieux / Plan parcellaire / pour les alignements du chemin / dans la partie comprise entre la route départementale / n°5 et le hameau de Surizet / sur la longueur de .../ Echelles de 1 à 500 ou de 0,002 par mètre/ dressé par l´agent voyer du canton / Imbert sous la direction de l´agent voyer d´arrondissement / A Montbrison le 15 novembre 1860 / Dulac. 2 juin 1880. Rapport de l´Agent-Voyer cantonnal / Infraction à un alignement fixé par M. le Maire de Moingt. Infraction de M. Fougerouse Jean au lieu-dit de Saillant. Plan masse Plan parcellaire N°4 pour alignements du 28 juillet 1927 : Service Vicinal / Chemin vicinal ordinaire n°5 / des carrières de Moingt à Précieux / Projet de fixation des alignements de la partie comprise / dans la traversée du hameau / du Surizet, sur une longueur de 500 mètres. / Plan parcellaire / Dressé par l´Agent-voyer cantonal soussigné / Montbrison, le 28 juillet 1927 / Péricard Plan parcellaire N°2 pour alignements du 28 juillet 1927 : Service Vicinal / Chemin vicinal ordinaire N°3 / de Moingt à Cremérieux / Projet de fixation des alignements de la partie comprise entre / le chemin vicinal ordinaire n°4 / et le chemin de grande communication n°2bis / sur une longueur de 405 mètres. / Plan parcellaire / Dressé par l´Agent-voyer cantonal soussigné / Montbrison, le 28 juillet 1927 / Péricard Plan parcellaire N°2 et 4 pour alignements du 27 janvier 1928 : Département de la Loire / Commune de Moingt / Voirie urbaine / Projet de modification des alignements / de la rue et de la place de l´église / Plan parcellaire / indiquant par un trait bleu les alignements / à fixer en remplacement des alignements indiqués en / rouge et approuvés par la commission départementale / Le 27 janvier 1928 / Echelle : 5m/m par mètre (1/200°) / Dressé par l´ingénieur soussigné / Péricard Plan parcellaire N°3 pour alignements du 27 janvier 1928 : Département de la Loire / Commune de Moingt / Voirie vicinale / Projet de modification des alignements / du chemin vicinal ordinaire N°3 et V.O. N°4 / entre la rue de l´Eglise et la rue du Jeu de Boules / Plan parcellaire / indiquant par un trait bleu les alignements / à fixer en remplacement des alignements indiqués en / rouge et approuvés par la commission départementale / Le 27 janvier 1928 / Echelle : 5m/m par mètre (1/200°) / Dressé par l´ingénieur soussigné / Péricard Plan parcellaire N°6 pour alignements du 27 janvier 1928 : Département de la Loire / Commune de Moingt / Chemin vivinal ordinaire N°4 / Projet de modification des alignements / dans la partie comprise entre le chemin / vicinal ordinaire N°3 et le chemin / vicinal ordinaire N°8 / Plan parcellaire / Dressé par l´ingénieur soussigné / Péricard / Echelle : 0m.005 m/m par mètre (1/200°) Plan du 22 mars 1935 : Alimentation en eau potable du quartier des Purelles-nord / traversée du chemin de fer / Plan et profils - Moingt le 22 mars 1935 / Le maire / Echelle 0,05 / 0,01 * Tirage papier et rehaut rose et brun ? * Dim. : h = 31 ; la = 41,6 6 juillet 1949. Immeubles menaçant ruine / Commune de Moingt - Loire- / Bâtiment de madame Veuve Brunel, épouse Olivier / Rapport d´expertise. Bâtiment sis à Rigaud, photos, plans des étages, et relevé des élévations. 20 mars 1953. Promesse de vente par acte administratif de la maison Faverjon, située chemin de l´Eglise. Plan masse. Plan du 6 août 1958 : Commune de Moingt / Plan général des bâtiments et terrains compris entre la mairie et le chemin vicinal ordinaire n°3 / Echelle 0,05 p.m. / dressé par l´ingénieur soussigné / J. Péricard - 6 août 1958 * Tirage papier avec rehaut bleu, orange et rose. * Dim. h= 71,7 ; la = 60,2 Plan du 15 juillet 1960 : Voierie Communale / Projet d´ouverture d´une rue entre la rue de la résistance et la RN 496 / Plan des alignements / éch. 0,005/m / Dressé par l´ingénieur soussigné / Montbrison - 15 juillet 1960 / J. Péricard ingénieur expert de Montbrison. * Tirage papier et rehaut jaune et encre rouge * Dim. : h = 54 ; la = 40 Plan parcellaire pour alignements du 15 juillet 1960 : Département de la Loire / Arrondissement de Montbrison / Commune de Moingt / Rue Neuve / Projet modificatif des alignements / 1° Entre la Route Nationale N° 496 et la rue des Purelles / 2° Des carrefours avec les rues de l´Ancienne Mairie / du repos et des Purelles / Plan parcellaire / Indiquant : / en rouge : les alignements approuvés par la commission / départementale le 27 janvier 1928 / en vert : les alignements modificatifs proposés / dressé par l´ingénieur soussigné / Montbrison 15 juillet 1960 / Péricard / Echelle : 0 m. 005 m/m par mètre (1/200°)

    AC Moingt : 2W17
  • AC Moingt. 2W18. Urbanisme (archives conservées aux AC de Montbrison). [1956 ?] Document annexé à l´avant-projet d´aménagement des communes de Moingt, Montbrison et Savigneux. Rapport historique. Situation géographique. La ville de Montbrison. Dans une cuvette en léger surplomb par rapport à la plaine (alt. Moyenne 385 m). Autour : au nord, colline de Beauregard, butte témoin du Clavaire ; au sud, colline de Rigaud ; plus loin, les monts du Forez. Au pied de la butte témoin vers la plaine, zone plate marécageuse de jardins potagers. Les premières implantations. Traces d´installations préhistoriques (...). Epoque gallo-romaine, latifundia à Montbrison dont le propriétaire légendaire était saint Aubrin. Au Moyen Age : installation des comtes de Forez. Domaine au sud du Vizézy. Installation de marchands au pied de la butte le long de la rue Martin-Bernard (axe commercial). Les propriétaires fonciers demandent comme loyers d´envoyer à leur place des hommes pour la garde de la ville : or le service armé était proportionnel à la largeur des façades d´où les façades très étroites. Savigneux : installation conventuelle au 11esiècle, détruite après la Révolution. Quelques éléments subsistent, transformés en asile d´aliénés (le Bicêtre) puis abandonnés. Le bourg actuel est une tête de pont de la campagne agricole sur la ligne de chemin de fer. Moingt : bourg médiéval puis développement le long de la route d´Ambert. L´évolution spontanée de l´habitat au 20e s. 1900-1931 : peu de constructions intra-muros (d´après les recensements) 1931-1945 : ralentissement de l´accroissement dans le quartier des Purelles arrêt des la zone nord-est Accroissement dans le quartier de Beauregard, sur la route de Champdieu 1945-1956 ( ?) lotissements : à l´ouest : colline de Beauregard ; au pied de la colline de Rigaud. Opérations isolées : surtout le long du tracé de la route de Lyon. En effet, à l´ouest : collines bien exposées, terrains vastes, donc aménagement de lotissements ; à l´est, terrains morcelées et voisinage industriel : peu propice au développement de l´habitat. Dans le centre-ville : toujours parcellaire médiéval. Assainissement vétuste : les anciens ruisseaux couverts sont devenus des collecteurs de diamètre insuffisant. Il n´y a pas encore l´eau courante chez tous les particuliers (qui utilisent encore des bornes fontaines). En parallèle, forte augmentation de la population (natalité et exode rural). L´évolution spontanée de l´industrie au 20e s. Les implantations actuelles sont désordonnées, sur toutes les zones de terrain plat. Axes principaux : * Voie ferrée : au nord, Chavanne-Brun (métallurgie lourde ; 400 ouvriers) ; autour de la gare de marchandises, usines métallurgiques, industrie agricole (minoteries) * Route de Lyon : grand nombre de petites entreprises clairsemées, très diverses (bois, fer, alimentaire, jouets) * A l´ouest au bord du Vizézy (peu de terrain plat) : forge des Ateliers de Meudon (industrie mécanique ; 250 ouvriers) ; diverses industries qui ont succédé à de petites minoteries établies sur le « bief des meuniers ». * Au bourg de Moingt : nombreux petits ateliers de jouets et industries annexes liées à Gégé (à la sortie du bourg sur la RN en direction de Montbrison ; emploie de 4 à 600 ouvriers en saison) * Entre Moingt et Montbrison : plusieurs petites et moyennes entreprises de limes et mèches, petits ateliers textiles. Total global : 2000 ouvriers. Mais instable : beaucoup d´occupations saisonnières, donc chômage saisonnier, surtout des femmes. L´évolution spontanée du commerce au 20e s. Moingt. 2 groupes de commerces complets : sur le RN et à l´entrée du vieux bourg. Savigneux : 1 groupe complet sur le RN, entouré de 2 groupes supplémentaires à l´est et à l´ouest. Montbrison : 10 groupes complets, dont un dans un quartier satellite au nord (la Madeleine), en voie de création. 6 groupes supplémentaires dans la banlieue et les quartiers pauvres (faubourg de la Croix). Equipement commercial très développé : autrefois, marché quotidien, clientèle des paysans qui descendaient chaque jour de la montage pour vendre leurs produits ; aujourd´hui : seulement marché le samedi, ramassage des produits fermiers dans la montagne, vers de centres de commerce plus grands : crise. Ministère de la reconstruction et du logement. Loire. Montbrison. Plan topographique expédié (...). Mars 1956 par Charles Gay géomètre cartographe (à Paris). Echelle 1/5000e. Tirage de plan. H=74, L=108,5.

  • AC Moingt. 2 W18. Urbanisme (en plus du projet d´aménagement de 1956). Création d´une nouvelle voie de circulation entre le CD 8 et la RN 496 22 décembre 1964. Lettre du maire au directeur de l´Urbanisme à Saint-Etienne. Création d´une nouvelle voie de circulation entre le CD 8 et la RN 496 pour faciliter l´accès du bourg de Moingt en auto. Pour cela les fossés sont en cours de comblement ; ils sont larges d´environ 30 m. on y établira un boulevard et un parking. Plan joint. Commune de Moingt. Plan de situation. Echelle : 1/5000e. Extrait des plans d´urbanismes de Moingt-Montbrison-Savigneux. Tirage de plan. H=27, L=21. 1956. Document relatif à une demande d´implantation d´un bâtiment industriel (?) par M. Crozet.

Documents figurés
  • Relevés de portes. Magdinier Alain Gilles, architecte ; 1990 [dossier architecture et urbanisme, DRAC Rhône-Alpes] In LE BARRIER, Christian, MAGDINIER, Alain Gilles. Commune de Montbrison / Etude préalable du bourg de Moingt / Dossier architecture et urbanisme. Décembre 1990.

  • Eléments du rempart. Magdinier Alain Gilles, architecte ; 1990 [dossier architecture et urbanisme, DRAC Rhône-Alpes]. In LE BARRIER, Christian, MAGDINIER, Alain Gilles. Commune de Montbrison / Etude préalable du bourg de Moingt / Dossier architecture et urbanisme. Décembre 1990.

  • Relevés de fenêtres. Magdinier Alain Gilles, architecte ; 1990 [dossier architecture et urbanisme, DRAC Rhône-Alpes] In LE BARRIER, Christian, MAGDINIER, Alain Gilles. Commune de Montbrison / Etude préalable du bourg de Moingt / Dossier architecture et urbanisme. Décembre 1990.

  • Relevés d'encadrements de façades. Magdinier Alain Gilles, architecte ; 1990 [dossier architecture et urbanisme, DRAC Rhône-Alpes] In LE BARRIER, Christian, MAGDINIER, Alain Gilles. Commune de Montbrison / Etude préalable du bourg de Moingt / Dossier architecture et urbanisme. Décembre 1990.

  • Relevés de niches de caves et coupes sur une cache dans un mur. Magdinier Alain Gilles, architecte ; 1990 [dossier architecture et urbanisme, DRAC Rhône-Alpes] In LE BARRIER, Christian, MAGDINIER, Alain Gilles. Commune de Montbrison / Etude préalable du bourg de Moingt / Dossier architecture et urbanisme. Décembre 1990.

  • Tracé du rempart, échelle 1 : 500e. Le Barrier Christian ; 1990 [dossier architecture et urbanisme, DRAC Rhône-Alpes] . LE BARRIER, Christian, MAGDINIER, Alain Gilles. Commune de Montbrison / Etude préalable du bourg de Moingt / Dossier architecture et urbanisme. Décembre 1990.

  • [Vue cavalière simplifiée réalisée à l'occasion d'un procès soutenu par le chapitre de Montbrison. Plan de Montbrison et de Moingt]. Anonyme, 1732. Papier, encre sépia, lavis jaune, rouge, bleu. Ss éch., 60,5 x 101 cm. Ss éch., 60,5 x 101 cm. Lég., tampon. Texte en marge. (A. Diana, Montbrison)

    B Diana Montbrison
  • [Plan de localisation des différents presbytères et cabarets de Moingt en 1827]. AD Loire, série O : 1060 (Moingt), Document du 3 novembre 1827. Plan sur calque à l'encre noire et brune / lavis jaune, rouge et vert / découpe irrégulière du calque / Dim : h = 24 ; la = 40,5. Indication des cabarets Marie / Thomas / Siome / Ponsonat / Foret / Bertet / Durelle / Gincene / Demasi. Indication du Presbytère actuel et du nouveau presbytère.

  • Plan parcellaire N°2 et 4 pour alignements du 27 janvier 1928 : Département de la Loire / Commune de Moingt / Voirie urbaine / Projet de modification des alignements / de la rue et de la place de l´église / Plan parcellaire / indiquant par un trait bleu les alignements / à fixer en remplacement des alignements indiqués en / rouge et approuvés par la commission départementale / Le 27 janvier 1928 Echelle : 5m/m par mètre (1/200°). Dressé par l´ingénieur soussigné / Péricard

  • CIM. [verso] 180 - 85 A - Vue générale aérienne / COMBIER IMP. MACON (71. S.- et - L. ) CIM. 26 / Photographie Véritable - Reproduction Interdite.. COMBIER : éditeur, 1 impr. Photographie. (carte postale) : N&B. milieu 20e siècle [vers 1950]. [Coll. Part. L. Tissier)

  • [recto] LA PIE (dessin de l'une pie) / SERVICE AERIEN. (verso] EN AVION AU-DESSUS DE ... / 2. MOINGT (Loire) / Vue générale au fond Montbrison/ Edition LAPIE - St-Maur - 125, rue Garibaldi. / Véritable photo au bromure - Reprod. Interdite.. LAPIE : éditeur, Photographie au bromure. (carte postale) : N&B. Milieu 20e siècle [vers 1950]. [Coll. Part. L. Tissier)

  • [recto] LA PIE (dessin de l'une pie) / SERVICE AERIEN. (verso] EN AVION AU-DESSUS DE ... / 1. MOINGT (Loire) / Vue générale / Edition LAPIE - St-Maur - 125, rue Garibaldi. / Véritable photo au bromure - Reprod. Interdite.. LAPIE : éditeur, Photographie au bromure. (carte postale) : N&B. Milieu 20e siècle [vers 1950]. [Coll. Part. L. Tissier)

  • MOINGT - Etablissement du Printemps et Café des Touristes Edition Peyronnet, Cliché Teissaire / Peyronnet (éditeur) ; Teissaire (photographe). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle [1914, tampon de la poste] (Coll. Part. L. Tissier).

    Collection particulière
  • [Vue de la rue Centrale depuis l'ouest]. / Félix Thiollier (photographe). 1 photogr. pos. : tirage argentique moderne d'après un négatif sur plaque de verre. [s.d.], 4e quart 19e siècle (?). Coll. Part. Thiollier-Sénéclauze, n° 41-27.

  • Localisation des sondages et de l'église d'après le cadastre de 1808 (localisation approximative).(Plan masse de l'église et de l'école, rue de l'Ancienne Mairie] Relevé topographique : V. Vachon. In BOUVIER, SAVINO 2003 : BOUVIER (A.), SAVINO (V.).- Montbrison-Moingt (Loire), 6 rue de l'Ancienne Mairie, rapport sauvetage urgent. Lyon : SRA Rhône-Alpes, 2003, 39 p.

Bibliographie
  • BOUVIER, SAVINO 2003 : BOUVIER (A.), SAVINO (V.).- Montbrison-Moingt (Loire), 6 rue de l'Ancienne Mairie, rapport sauvetage urgent. Lyon : SRA Rhône-Alpes, 2003, 39 p.

  • FERRY, Francisque. Antoine Chavassieu (1734-1794). La fortune et la vie quotidienne d´un notable de Montbrison sous l´ancien régime. In Bulletin de la Diana, t. LXV, 2006, p. 53, 54, 65 Présence de cuvages et caves à Moingt, exemple de M. Antoine Chavassieu (1734-1794) 1788. Inventaire mobilier de Chavassieu « [...] 3 - On quitte cette ville pour se rendre à Rigaud, alors commune de Moingt, sur les hauteurs de la ville où Chavassieu, en montbrisonnais respectable, avait sa vigne et une loge où seules quelques bennes sont remisées, valant 3 L. 4 - Avec cette vigne, un cuvage dans le bourg où il en existe encore de nombreux. Il était « près de l´église » et sans doute important. On y trouve en effet une cuve et pressoir à roue évalués 36 L et 20 tonneaux pour le salpêtre évalués à 60 L [...]. Sont entassés de nombreux tonneaux valant avec leur « marchoir » 150 L. Il existe un autre cuvage sur cave contenant aussi des tonneaux et « marchoirs » et au-dessus deux chambres avec un lit de 30 L.[...] » « [...] Il faut encore aller à Moingt voir les propriétés de Chavassieu au bourg et à Rigaud, déjà inventoriés. Il y a deux cuvages au bourg, se joignant et des travaux sur les deux portails vermoulus à refaire, les portes ainsi que les planchers des deux chambres au-dessus du cuvage et la toiture.[...] De là à Rigaud dans la clôture de vigne où de multiples travaux sont aussi nécessaires. [...] La loge nécessite divers travaux de plancher, portes, fenêtres et toit pour le pigeonnier lézardé pour 11 000 L.[...] »

  • FUNDAKOWSKA, Olivier. Recherche d´archives / sur le vieux bourg de Moingt. Service Régional d'Archéologie Rhône-Alpes. ms., Saint-Étienne, novembre 1990.

  • LAVENDHOMME, Marie-Odile. Carte archéologique de la Gaule 42 - La Loire Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1997

    p. 133 - 140
  • LE BARRIER, Christian, MAGDINIER, Alain GILLES. Commune de Montbrison / Etude préalable du bourg de Moingt / Dossier architecture et urbanisme. Décembre 1990.

  • VACHET, Adolphe (abbé). Les paroisses du diocèse de Lyon : archives et antiquités. Abbaye de Lérins ; Imprimerie M. Bernard,1899. 752 p. ; 27,5 cm.

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Conseil général de la Loire © Conseil général de la Loire - Guibaud Caroline - Monnet Thierry